‹ La théorie platonicienne des sciencesChapitre 59 sur 276 · BRAS JU IE · texte numérisé non relu

BRAS JU IE

… suppose done, comme principe spécifique, non pas seulement l'existence d’une multiplicité de parties, … mais la distinction, entre ces parties, de degrés - d'infériorité et de supériorité. D'où, par analogie, nous pouvons induire qu'il existe, dans l'âme, du meilleur et du pire, du supérieur et de l'inférieur, et que l'harmonie de l’un avec l’autre constitue le caractère modéré et réfléchi. — Reste une vertu générale, qui commande à toutes les autres, qui prescrit à | chaque classe dans l'état, et par suite à chaque partie de l'âme, de remplir la fonction qui lui est propre : à la classe savante et à la partie intelligente, de régner et de gouverner; à la classe militaire et à la partie énergique et courageuse, de braver le danger quand il le faut, et d’obéir aux ordres de la raison; enfin à la classe industrielle et au désir (τὸ ἐπιθυμητικόν), d'obéir et de se soumettre : car la passion n’a d'autre vertu propre que cette vertu toute négative . de se soumettre à l’ordre. Or cette vertu générale, … dans l'état et chez l'individu, c’est la justice. — Ainsi se constitue, pour ainsi dire, à côté de ἴὰ psychologie physiologique ébauchée dans le chapitre précédent, une sorte de psychologie sociale. Parfois même, comme dans le Timée, les deux | expressions symboliques, l'une physiologique, l’autre sociologique, se mêlent et se fondent : la tête est l'acropole où réside la raison, et de là les ordres sont transmis à l'énergie volontaire, dans la poitrine,

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caserne et corps de garde (τὴν δορυφορικὴν οἴχησιν) où elle ἃ son siège.

Mais alors, à vrai dire, la distinction qui était entre la justice des tribunaux (assé), méthode de répression par la peine (χολαστιχή), et l’enseignement, l'éducation intérieure (ἡ διδασχαλιχκή), s’évanouit?. Puisque le contenu de l'État, c’est la vertu, la vraie méthode politique τὸς εΝΝ non pas ἃ réprimer le vice par la peine, mais à produire la vertu par l’éducation. Il en est, ici encore, du corps comme de l’âme. Il faudrait, pour le bien du corps, que la médecine disparût, car son objet est de lutter contre les maladies accidentelles, anormales, auxquelles notre organisme est exposé. Mais la gymnastique est la vraie science de l’amélioration du corps humain, parce qu’elle veille sur le développement normal de l'organisme : son utihté est non

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