VAT INTRODUCTION
ce principe, précisément parce qu'il n’impose pas au dialogue de démontrer une thèse, d'organiser une donnée extérieure, mais purement et simplement de se conformer à sa loi interne, de ne pas impliquer contradiction, fonde plus particulièrement ceux des dialogues platoniciens dont la forme est critique, et la conclusion négative. On demande : qu'est-ce que le courage ? ou : qu'est-ce que la science? Le dialogue s'empare de la question et, de difficulté logique en difficulté logique, on en vient à conclure qu'il est impossible de répondre à la question. Est-ce à dire que le dialogue soit une déception, la dialectique un effort stérile de l'esprit? Non pas, précisément parce que le fondement logique de toute pensée, le critérium de la vérité demeure sauf : par la dialectique, la pensée s’est affranchie de toute contradiction, elle a acquis, avec la conscience de son ignorance, la conscience de son principe et de sa vérité.
Mais tous les dialogues platoniciens ne sont pas négalifs et critiques; et le premier principe de la dialectique, le principe de non-contradietion, n’en est pas non plus l’unique principe. Le dialogue a toujours besoin de prendre pour point de départ use notion, et, s’il ne produit pas cette notion, il semble malaisé de comprendre comment il aurait le pouvoir de la détruire : la dialectique suppose un contenu et une matière. Après avoir établi que
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