INTRODUCTION. IX
l'on ne peut rien placer au-dessus de la faculté dialectique elle-même, Platon définit la dialectique comme « la connaissance de toutes les sciences auparavant énumérées ! », qui sont toutes les sciences sans exception, pratiques et théoriques, empiriques et exactes. La science cesse donc, à ce nouveau point de vue, d'être purement et simplement le principe formel du dialogue, l'accord de la pensée abstraite avec elle-même ; la science devient une somme de connaissances définies, données hors de la dialectique, et que la dialectique a pour mission de conserver (τώζειν) ?, c'est-à-dire de justifier et d’organiser. « Ce qui semble, écrit Platon dans le Politique, m'être ici d’un secours considérable, c'est cetargument qu’il faut poser toutes les sciences comme également existantes » (ὡς ἄρ᾿ ἡγητέον ὁμοίως τὰς τέχνας πάσας εἶναι): et le contexte prouve que par τέχναι il faut entendre ici la science théorique aussi bien que la science pratique. Plus loin encore, dans le même dialogue, si telle proposition élait accordée, nous dit-on, « il est clair que toutes les sciences (πᾶσαι αἱ τέχνα!) seraient détruiles...…, de sorte que la vie, difficile à présent, deviendrait dès lors absolument impossible à vivre ‘ » : donc, conclut Platon, la