‹ La théorie platonicienne des sciencesChapitre 74 sur 276 · République, IX, 409 b c · texte numérisé non relu

République, IX, 409 b c

2. République, VI, 493 ὃ : ξυνουσία τε καὶ χρόνου τριθῇ. “ --

3. Par exemple Lois, VIII, 839 c: τὴν τοῦ χειρονομεῖν μελέτην.

LA PRATIQUE ET LA THÉORIE. τῷ

élément de connaissance réfléchie, il est mêlé αἰγὶ et de science. Il n'y a pas, dit-on, science du plaisir et de la douleur, parce que l'affection sensible, la donnée de fait immédiate! est un absolu, qui est ce qu’il est parce qu'il est, sans distinction de la vérité et de l'apparence. Il y a des jugements vrais et des jugements faux; mais il n’y a pas de plaisirs faux, parce que ce qui fait la vérité d’un plaisir, c'est sa réalité mème. Et cependant il est impossible de s’en lenir à cette opposition pure et simple du plaisir et du jugement ; dans tout état de conscience, il y a à la fois affection immédiate et jugement : les deux points de vue sont étroitement confondus. Dans tout plaisir, se trouve impliqué un jugement sur l'objet ou la cause de ce plaisir ἢ. Une espérance est en même lemps un plaisir, et un jugement par lequel

il est affirmé que dans l'avenir un certain plaisir

sera éprouvé. Une crainte est une douleur, et en même temps la prévision d’une douleur à venir. Si donc les jugements contenus dans l'espérance ou la crainte sont des jugements faux, les plaisirs dont ils sont accompagnés sont également faux; et c'est ainsi que, dans l'affection immédiate elle-mème, naît l'opposition du présent et de l'avenir, du fait et du devoir-être, par suite de l'apparence et de la vérité.

1. Théélète, 178 b: οἷα πάσχει, — 179 δ: τὸ παρὸν ἐχάστῳ πάθος, — 186 ο ἀ: παθήματα, παθήμασι.

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