‹ La théorie platonicienne des sciencesChapitre 76 sur 276 · Gorgias, 1θ4. d, sqq · texte numérisé non relu

Gorgias, 1θ4. d, sqq

4, Théélèle, 118 d.

de distinguer entre le savant et le non-savant : la cuisine est une science, et le cuisinier peut être comparé au « mécanicien », au μηχανοποῖος |, qui,

* par des moyens scientifiques, sait produire l'erreur

- et l'illusion. Et, d'ailleurs, du moment où le plaisir

qui est la fin de l'activité humaine n’est pas un

plaisir immédiat, mais un plaisir qui recule dans

l'avenir, il est nécessaire qu'à la passion irréfléchie de la jouissance succède, chez l'homme, le désir réfléchi et la poursuite méthodique de Putile, la prudence ; alors le plaisir, ainsi médiatisé par la réflexion, se confond avec le bien, et il devient diflicile de distinguer entre l'iyraptx et la τέχνη : Prota- = goras, dans le discours du Théélète, compare le sage, ou le savant (3 στφές), selon l'idéal proposé par la 3 sophistique, non pas au cuisinier, mais au médecin, … qui sait « à des sensations mauvaises, faire succéder ὃ des sensations utiles et saines ?. » On comprend donc Ἢ

que, dans un mème dialogue, le Gorgias, le mème |

. πιοῖ : στοχάζεσθα! signifie successivement : procéder 2 par conjecture * et par instinct dans la direction de | la vie, — et tendre vers un but avec la connaissance __ distincte et méthodique des moyens qui conduisent

1. Gorgias, 512 ὃ. — Cf. Sophiste, 235 ὃ, et République, VI, 514 b : θαυματόποιος.

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