‹ La théorie platonicienne des sciencesChapitre 77 sur 276 · Théétèle, 167 b c · texte numérisé non relu

Théétèle, 167 b c

3. Gorgias, 464 c: ἢ χολαχευτιχὺ αἰσθομένη, οὐ γνοῦσα ἀλ)ὰ στοχα-

à ce ναι". ἐμπειρία et la τέχνη sont si étroitement

confondues en nous que le sophiste, qui fait la théorie de Ἰ᾿ἐμπειρίχ, peut être alternativement défini comme un ennemi, et comme un ami de la technique (φιλότεχνος) ὅ.

Pour faire comprendre cette contradiction interne de l'expérience sensible, nul exemple n’est plus frappant que celui de la rhétorique, de l’art de l’éloquence, sur lequel Platon revient sans cesse *. La rhétorique s’enseigne, et cependant, ni par sa fin, ni par sa méthode, elle n’est une science. L'avocat se propose non de démontrer et de semer la vérité dans les âmes, mais de persuader et de plaire : 1] a beau traiter de la justice et de l’injustice, 1] n’a pas besoin de connaitre la justice et l'injustice, le bien et le mal, par leurs définitions, mais seulement de savoir ce qui, à ses auditeurs, au peuple, apparaît comme juste et injuste, comme bon et mauvais. Si Socrate veut persuader à Phèdre qu'il lui est utile d'acheter un cheval avant de partir pour la guerre, et si Phèdre ni Socrate ne savent ce que signifie le mot : cheval, il suffit que Socrate sache ce que Phèdre entend par ce mot, et que, pour Phèdre, le mot de cheval désigne celui des animaux domestiques qui possède les plus longues oreilles :

1. Gorgias, 502 e : τούτου στοχαζόμενοι ὅπως οἱ πολῖται ὡς βέλτιστοι » S.: Α ee 7 ἔσονται: διὰ τοὺς αὐτῶν λόγους.

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