‹ La théorie platonicienne des sciencesChapitre 78 sur 276 · Voir particulièrement Phèdre, 259 e, sqq · texte numérisé non relu

Voir particulièrement Phèdre, 259 e, sqq

alors Socrate, pour persuader Phèdre, fera non pas l'éloge du cheval, ce qui serait conforme à la vérilé, mais l'éloge de l'âne, ce qui est conforme à 1 l'opinion de Phèdre et à l'intérêt de la cause plaidée par Socrate. La rhétorique n'est pas une science. — Mais, d'autre part, si l'objet de la rhélorique c'est la distinction du juste et de l'injuste, le rhéteur qui procède avec méthode (τέχνη 2:@v)! sera celui qui saura faire en sorte que le mème fait apparaisse tour à tour comme juste et comme injuste, comme semblable et comme dissemblable. Mais cet art de l'illusion suppose la connaissance scientifique des ressemblances et des dissemblances vraies qui sont entre les êtres, et, par suite, la connaissance vraie des êtres, eten particulier de la justice et de l'injustice. L'objet de la rhétorique, c’est le vraisemblable, non le vrai; mais, pour faire la théorie du vraisemblable (τὸ <15:), pour connaître le vraisemblable en tant que vraisemblable, il faut connaître par où il est semblable au vrai, il faut connaître le vrai. La rhétorique est une science.

L'expérience présente donc un caractère double et contradictoire. A la fois et sous le même rapport, clle est méthodique et dépourvue de tout caractère méthodique (ἔντεχνος — ἄτεχνος 5), science et nonscience. De mème la sensation n’est pas identique à

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