Théélèle, 191 c, sqq
Eh
mer l'erreur, il faut toujours dire que l'erreur con- - siste à prendre un nombre, considéré en lant que nombre, pour un autre nombre, considéré aussi en “ {ant que nombre, le nombre 11, par exemple, pour la somme de 7 et de 5, ou pour le nombre 12". L'erreur, dès qu'elle est exprimée, doit être exprimée en termes purement idéaux ; et, dès qu'elle est exprimée en termes idéaux, elle devient une impossibilité.
Alors dire que l'erreur, sitôt exprimée, s'exprime en termes idéaux, c'est dire que l'erreur ne peut pas se définir par l'application de l'idée au sensible sinon d'une manière provisoire, et que la sensation elle-même, dès qu'elle est exprimée, ne peut être … définie que par des attributs intelligibles, que la sensation est une idée confuse. Placons-nous, en
effet, dans l'hypothèse où la connaissance sensible
aurait un principe distinct du principe de la con- naissance interne et idéale. Il faudrait done que la ν᾿ connaissance sensible eût un objet distinct; οἱ … cet objet serait la substance matérielle dont on sait Η. que l'essence est contradictoire et l'existence instable. Ἢ L'objet sensible ne souffre pas de détermination - absolue: il est à la fois grand et petit, un et mul- » tiple, lourd et léger, et le sensible, c'est le lieu de la contradiction et de la confusion. Quelle difiérence donc entre l'intelligence et la sensation? C'est