Théétète, 195 d, sqq
que l'intelligence distingue ce qui dans le sensible " est confondu. « La vue voyait le grand et le petit, … mais elle les voyait comme confondus, non comme distincts (οὐ χεχωρισμίένον ἀλλὰ συγχεχυμιένον τι) », c’està-dire comme attributs contradictoires d’une même substance. Au contraire « afin de les connaître clairement (διὰ ... τὴν τούτου σαφήνειαν), l'intelligence ἃ été amenée à définir le grand et le petit au lieu de les confondre » (ἰδεῖν où συγχεχυμένα, ἀλλὰ διωρισμένα), c’est-à-dire à considérer non la substance hypothétique qui unirait les attributs de la grandeur et de la petitesse, mais la relation même de la grandeur à la petitesse, l'opposition définie et la distinction de ces deux termes'. La sensation c’est la connaissance confuse; sitôt analysée, elle s’évanouit et se
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résout en science, ou connaissance distincte. La sensation est donc définie comme l'erreur, qui est aussi connaissance confuse; et l’erreur, comme la sensation, dès qu'elle est définie, s’évanouit; réduite à l’absurde, elle se résout en science. La vraie définition de l'erreur c’est la vérité.
Il en est donc finalement du jugement sensible
comme de la sensation : l’erreur n’est pas une qua-