République, VII, 523 a
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de la sensation. L'objet du jugement sensible, ce west pas le non-être : un jugement n'est pas igno- rance, simple privation de connaissance. Ce n'est . pas non plus l'être, si, comme l'exige le principe β mème de la dialectique, l'intelligibilité est la mesure de l'être, et si l'objet du jugement, tel que nous l'avons jusqu'ici défini, c'est le sensible. L'objet du “ jugement sensible, c'est le contradictoire, ce qui à la
fois est et n'est pas, ce à quoi des attributs convien-
- nent qui sont la négation l’un de l’autre: le jugement prend donc pour l'être ce qui participe seulement de l'être, pour l'intelligible ce à quoi les
attributs intelligibles conviennent seulement, la repré-
À sentation pour le représenté‘, Le jugement sensible
᾿ς c’est l'erreur. Ou encore le jugement a été envisagé
comme consistant dans l'application des idées à une matière sensible. Mais il n'y a rien de plus dans la
sensation que dans l'idée: celle-là ne diffère de
celle-ci que comme le confus du distinct. Comment . alors appliquer le clair et le distinct (εἰλιχρινές, 22002, ἄμιχτον ᾽) à l'obscur et au confus? Cela est absurde, dès que l'on a cessé d'attribuer au sensible un mode d'existence inintelligible. Le jugement sensible, c’est la science appliquée, mais la science appliquée, c’est la science faussée.
Ainsi la science (si tant est que le mot de science
M4. République, V, 416 c d.
F 2. Banquet, 21 ε.
x 21 , D CN TR TS PC CES
soit encore admissible ici), dans la mesure où elle s'applique au monde de la pratique, est une science confuse, fausse et déformée. Hors le domaine de la science pure, et purement théorique, tout est apparence. Platon distingue sans doute, dans le Sophiste, entre deux modes de la représentation, dont l’un serait illusoire, et l’autre vrai. Il y ἃ εἰχών, où représentation vraie, lorsque l'imitateur reproduit exactement les proportions et la grandeur, ainsi que les autres propriétés du modèle. Il y ἃ φάντασμα, Où représentation illusoire, lorsque limitateur manque à la vérité afin de produire lapparence de la vérité, et déforme les proportions vraies de son modèle, afin, par exemple, que les parties supérieures ne paraissent pas plus petites, les parties inférieures plus grandes que nature !. Mais que vaut cette distinction, appliquée aux formes de la connaissance? Elle s’évanouit avec la distinction même de la sensation et de l'erreur, de l'illusion des sens et de la sensation bien fondée; puisque l'existence distincte de la sensation elle-même repose sur l'apparence de la substance sensible, les deux
termes de φαντασία ? Ou d’eixacia 3 peuvent être em-