‹ La théorie platonicienne des sciencesChapitre 94 sur 276 · République, VII, 526 c, sqq · texte numérisé non relu

République, VII, 526 c, sqq

3. République, VII, 527 © : καὶ γὰρ τὰ πάρεργα αὐτοῦ οὐ σμιχρά.

science appliquée; elle est par et pour la science théorique. L'essence de la science, c’est le savoir. - L'opposition de la science pure et de la science appliquée est plus frappante encore si l'on considère . non plus l'arithmétique et la géométrie, mais les deux sciences sœurs du mouvement : l'astronomie * et la musique *. Il y ἃ une astronomie vulgaire, - qui fait consister la vérité de ses propositions dans - l'accord de la pensée du savant avec l'observation des phénomènes sensibles que présente le ciel étoilé; mais il y ἃ une astronomie vraie, qui ne considère les mouvements célestes que comme autant d’applications de certaines lois du mouvement, et le ciel sensible comme le produit d’un art divin, analogue … aux figures sur lesquelles opère le géomètre, produits 4 de l’art humain ; elle se sert du sensible en vue de … l'intelligible, elle est, à proprement parler, une 2 mécanique rationnelle, qui étudie les relations méca- … niques, les rapports de vitesse, le rapport de « la vitesse en soi » à la « lenteur en soi ». — Enfin il y ἃ une musique sensible, qui est un empirisme et une routine, et réside pour ainsi dire tout entière dans l'oreille et dans le doigté du musicien; mais il y ἃ une musique théorique, qui est une science pure, comme elle est aussi une science détachée de pratique, et qui, sur un domaine spécial, dans

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