‹ La théorie platonicienne des sciencesChapitre 96 sur 276 · Phédon, 99 d, sqq · texte numérisé non relu

Phédon, 99 d, sqq

2. République, V, 412 e, 413 a. — Cf. le Polilique, 271 c : γραφῆς δὲ

ἰς ἔργοις)». Et de même;

τως ἧττον ἀληθείας ἐφάπτεσθαι) ? Or, puisque

ence, il doit aimer chaque science dans la mesure ἃ elle est science, il doit donc, en tant que philohe, aimer la science pure, qui est à la fois la ience vraie et la science inutile. Il s'attache aux quatre sciences fondamentales qui viennent d'être énu- . mérées, sciences qui sont plus que des arts (τέχναι), que à peut-être l'on peut qualifier du nom de sciences pro- 4 prement dites (ἐπιστῆμαι), mais auxquelles M propose d'appliquer la dénomination de 2x ‘. Penser (Bramatshx:), c'est poursuivre, par la réflexion, l'accord interne de la pensée avec elle-même ; la pensée, telle qu'elle est définie par le terme de διάνοιχ, c'est un discours que l'âme parcourt en elle-même (λέ ον ὃν αὐτὴ πρὸς αὑτὴν ἡ ψυχή ξιεξέρχεται) *, un dialogue dans lequel l'âme interroge et répond, aflirme et nie. ‘dk la méthode dianoétique, qu'exprime l'emploi du dialogue, chez Platon, comme méthode d'exposition, 8 ton peut dégager, dans la méthode « dialectique », deux idées maîtresses. D'abord le dialogue est une mé- Hhode critique : 1l vise à la forme systématique par discussion critique. La philosophie, l'amour de la science, dès qu'elle se développe sous la forme réfléchie du dialogue, n'est plus un amour aveugle

1. fépublique, VI, 533 d. — 11 n'y a d'ailleurs pas encore, au point

de la νόησις, C'est ainsi qu'au livre VII de la République, les

SIONS : παραχλητιχὰ τῆς διανοίας (République, VII, 594 ἃ) et

σεως παραχλητιχὸν (République, VII, 523 d), sont synonyines. Théétète, 189 e/

apparaît comme science; elle vise à la science, par « la position de cette question préalable : qu'est-ce que la science? elle définit la science vraie par l'exclusion 1 de toutes les définitions fausses de la science; l'amour qui implique à la fois présence et absence, possession et manque, allie dans ses démarches à l'affirmation la négation, à la tendance active l’esprit critique ; la dialectique tend vers le supérieur, par l’exclusion et 4 l'interprétation, par la critique de l’inférieur. — Et, Ξ d'autre part, le dialogue exprime un développement Η spontané, interne de la pensée. La science, telle 1 que la concoivent les sophistes, est un encyclopé + disme, une science qui passe du savant à lignorant comme le vin passe du tonneau plein au tonneau" 4 vide !, une somme de faits, plus la connaissance de * # certains procédés (τεχνήματα) mnémoniques?. Mais la ; sophistique est la philosophie de la pratique, et on x sait que, d'autre part, le savoir pratique est, en È même temps, le faux savoir. La science vraie est inté- rieure à l'âme, elle est un développement spontané, ἢ que l’enseignement extérieur peut susciter, suggérer, mais non créer ; le maître interroge, mais il apparlient à l'élève de répondre, d'affirmer et de nier *.

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