‹ La thérapeutique antiseptiqueChapitre 25 sur 57 · TRAITEMENT · texte numérisé non relu

TRAITEMENT

qui nous occupent ici, et dans l'antisepsie intestinale, que l'on se gardera bien de négliger, surtout en vue des complications qui peuvent se produire du côté de l'émonctoire rénal.

Les antiseptiques solubles, absorbables par la voie gastrique, tels que le salicylate de soude, trouvent leur emploi notamment dans le traitement de l'endocardite rhumatismale. Les sels de quinine, qui rentrent dans la même catégorie, seront indiqués dans les afîections cardiaques consécutives à la pyohémie et même dans le rhumatisme (Bugquoy).

Pour l'antisepsie à la fois intestinale et générale, on donnera la préférence au benzonaphtol en raison de son action favorable sur le fonctionnement du rein, et on l'administrera concurremment avec les diurétiques et la diète lactée.

Parmi les médicaments encore usités dans le traitement de la péricardite et de l'endocardite et qui se rattachent de près ou de loin à la classe des antiseptiques, il convient de signaler le tartre stibié donné à hautes doses (Jaccoud) et les iodures. Ces derniers sont indiqués dans la plupart des maladies de cœur (G. Sée), ainsi que les bromures. Les premiers agissent en même temps comme toniques, les seconds comme hypnotiques.

Dans l'endocardite, M. Jaccoud prescrit une potion contenant 48 centigrammes de tartre stibié pour un adulte (36 centigrammes seulement chez les femmes), à prendre par cuillerées à bouche toutes les heures pendant deux heures environ,plus ou moins, suivant la tolérance. Au besoin on renouvellera cette potion après un repos de vingt-quatre heures. Ce traitement est toujours bien supporté chez les sujets vigoureux dans l'endocardite rhumatismale, et amène une amélioration rapide des symptômes stéthoscopiques.

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