‹ La thérapeutique antiseptiqueChapitre 27 sur 57 · INJECTION AUX TROIS SULFATES · texte numérisé non relu

INJECTION AUX TROIS SULFATES

Sulfate de zinc. .

— de cuivre

— de fer. .

Eau distillée . .

Mucilage ....

1 gr.

120 gr.

1 gr.

250 gr.

10 gr.

TRAITEMENT ANTISEPTIQUE

M. Dreyfous prescrit le salol à l'intérieur comme le meilleur antiseptique des organes urinaires, parce qu'il porte toute son action sur ces organes. Le salol se dédouble dans rintestin en acide phénique et acide salicyhque, qui sont tous deux éliminés par l'urine, le premier à l'état de phényl-sulfate, le second en nature; le salol aurait ici une action analgésiante analogue à celle du salicylate dans le rliuraatisme.

On prescrit le salol à la dose de 5 cà 8 grammes par jour seul ou associé aux balsamiques. Ce médicament serait contre-indiqué s'il y avait une néphrite albumineuse aigue ou chronique. ^

Récemment M. Vigier a préconisé le rétinol, qui est d un emploi facile. Dans la blennorragie, il agit sur l'écoulement plus rapidement que les autres antiseptiques et amène une prompte amélioration. Il agit à la fois comme antiseptique et comme isolant, sans causer de douleur et paraît toujours bien supporté.

La blennorragie chez la femme se traite de la même manière que chez l'homme. L'affection est moins rebelle et cède plus facilement aux injections faites avec le sulfate de zinc, le sulfate de cuivre, le sublimé, etc. On devra surtout veiller à prévenir les complications du côté de l'utérus et de ses annexes parles injections au sublimé, les onctions mercurielles belladonées, etc. Lorsque ces complications existent, le traitement se confond avec celui de la péritonite. Quant au traitement antiseptique local de la leucorrhée, il ne diffère pas de celui de la blennorrhée.

Le traitement de la blennorragie chronique est analogue à celui de la cystite et basé sur l'emploi du nitrate d'argent (Guyon). Le mode opératoire est ici d'une grande importance : aussi croyons-nous devoir y revenir, malgré ce que nous en avons dit au traitement de la cystite.

On introduit un explorateur en gomme flexible, à bout olivaire, creux dans toute sa longueur et portant au sommet de l'olive un trou filiforme. Une seringue de Pravaz d'une contenance de 3 centimètres cubes et à canule co-

182 LA THÉRAPEUTIQUE A N T I S E l' T I Q U K.

nique, est adaptée à cette sonde. Il faut amorcer avant de s'en servir. Pour cela, la seringue étant chargée et fixée à la sonde, on tourne le piston jusqu'à ce qu'une goutte apparaisse par le trou de l'olive.

Pourl'urôLhre postérieur, il faut, après avoir franchi le sphincter membraneux, tourner le piston de manière à faire sortir de 10 à 20 gouttes.

Pour l'urèthre antérieur, après avoir buté contre l'entrée du sphincter membraneux, on retire de 2 à 3 centimètres l'olive et l'on instille seulement 3 à 6 gouttes, en laissant l'instrument en place quelques minutes. On a eu soin de faire uriner le malade avant l'opération. On répèle les instillations tous les deux jours. La solution dont on se sert est à 1 p. '60, rarement à 1 p. 2o ou 30.

"Vaginite.

Contre cette affection, qui s'accompagne souvent de vagimsme,lesantiseptiqueslocauxsontindiqués. On les applique généralement à l'aide d'un tampon imbibé du médicament et que l'on laisse en place douze ou vingt-quatre heures.

M. DuJARDiN-BiîAUMETz prescdt :

Baume de gurjun i partie.

Eau de chaux 2 parties.

(Imbiber un tampon de ouate ;ï laisser en place 24 heures.)

On fera des injections avec :

Chloral 20 gr.

Eau 200 gr.

OU bien :

Permanganate de potasse 0 gi"- 13

Eau distillée 500 gr.

ou bien

Teinture d'iode 20 à 40 gr

lodure de potassium q. s.

Eau distillée 1000 gr.

TRAITEMENT ANTISEPTIQUE

OU bien i

Acide salicyliquc , î

Alcool à noo /Ogr.

Eau disLilléc SI'-

Une cuiUoroo à l.oucho dnns un litre d'eau IVoidc pour injections. - On peut encore se servir de sulfate de fer (10 gramnics pour un dcmi-litrc d'caii).

Le rétinol, dont on imbibe un tampon à laisser en place douze ou vingt-quatre beures, réussit très bien et ne cause aucune douleur (B.\lzer).

Balanite.

Si les lotions émollientes et à Veau borirjuée ne suffisent pas dans cette affection, on fera un pansement avec la poudre d'oxzjde de zinc à sec ou en suspension dans le rétinol. On peut également se servir de poudre de calomel ou d'une solution d'acëtate de plomb dont on imbibe le linge de pansement.

Dans les cas plus graves, les attoucbements au nitrate d'argent (solution au bO") sont quelquefois nécessaires. — La plupart des antiseptiques ont d'ailleurs été employés dans ce cas.

Le traitement général et local de la ftyphilis sera indiqué au chapitre des Maladies générales.

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