‹ La thérapeutique des vieux maîtresChapitre 14 sur 52 · FÉLIX PLATER · texte numérisé non relu

FÉLIX PLATER

La prudence est une qualité indispensable au médecin. Félix Plater en était convaincu. Aussi redoutait-il l’esprit malin. Un jour on l’appela auprès d’un malade qui refusait le boire et le manger,, et cependant, comprend-on cela, ce malade entendait et voyait comme vous et moi. « C’est un possédé du diable, » affirma Plater et il ne formula pas de traitement. Quand Satan s’en mêle, le médecin se retire.

Plater était de ces superstitieux intelligents que la conscience de leurs connaissances imparfaites porte à admettre une intervention occulte comme raison aux phénomènes qui leur échappent. Déplorer la petitesse de l’enclos qu’on habite, par dessus le mur qui en limite les contours, risquer un coup-d’œil au dehors et déchiffrer l’énigme ouverte sur l’horizon, c’est là curiosité qui grandit celui qui s’y livre, quel que soit le résultat de ses investigations et si nuageuses qu’apparaissent les conceptions qu’il retire d’elles.

Tout le XVI« siècle scientifique a vécu sous la

Fiessingcr. — 7.

croyance de forces invisibles que la religion personnifiait sous les noms de Dieu et de Satan. Les idées que le vulgaire acceptait par docilité d’esprit, les médecins les partageaient par l’impatience où les laissaient leurs démonstrations bornées.

Accuser le démon de toutes sortes de maléfices n’empêcha pas Plater d’être un médecin fort remarquable.

Professeur de médecine pratique à Bâle, il fit son cours pendant plus de cinquante ans et publia des observations curieuses : un cas d’asthme produit par des pierres dans le poumon ; l’histoire d’une léthargie qui reconnaissait pour cause une tumeur squirrheuse du cerveau ; une autopsie d’hydropique qui étala sur la table de l’amphithéâtre un foie rempli d’hydatides et des reins criblés de trous. Une femme souffrait d’un prolapsus utérin : la tumeur qui faisait hernie se sphacéla. Plater en pratiqua l’extirpation. Résultat : guérison, mais rétablissement de l’écoulement menstruel par l’anus.

Ce fut Plater qui organisa les premières dissections de cadavres humains dans les pays de langue allemande. Il s’occupait entre temps de physiologie. Pas toujours très puissants les problèmes qu’il soulevait ! Pourquoi l’homme porte une barbe ? Parce que la décence lui interdisant de marcher tout nu, il laisse paraître les attributs de son sexe dans la luxuriance non impudique de son système pileux facial. A le croiser dans la rue les femmes reconnaissent sans rougir un mâle apte à la procréation. Et que de choses admirables à côté de celle-là ! En vérité la sagesse du Créateur est infinie. Sur ses pieds trop petits, l’homme se tient en équilibre et ne tombe pas ; une parole sort de sa bouche, elle suffît à emplir mille oreilles. Il écrit et les quelques lettres de l’alphabet se diversifient en une ipfinité de mots ; il chante et les complications de l’harmonie ne dépendent que d’un nombre restreint de sons ; il peint et toute une gamme de nuances resplendit entre les couleurs.

Plater, ces réflexions s’en portent garant, avait le don de s’étonner : ses sensations ne s’émoussaient pas avec

l’âge. Jeune il était resté par la faculté de vibrer. Si tout lui devenait matière à surprise, c’est que sa spontanéité intellectuelle à l’affût des occasions de penser se refusait aux explications immédiates dont s’accommodent les esprits béats. En dernier ressort, il aboutissait comme ceux-ci, à l’acceptation du merveilleux, mais non sans avoir raisonné de son mieux. Les faits très simples lui apparaissaient complexes ; il en poursuivait avec opiniâtreté la cause première qui se perdait dans la nuit.

Ce n’est qu’après s’être inutilement adressé à la science qu’il cherchait asile dans le temple religieux.

On doit à Plater une classification des maladies. Il commence par les troubles des fonctions : ceux de l’intelligence ouvrent le volume. Viennent ensuite les troubles des sens : tact, goût, odorat, vue, ouïe. Les altérations du mouvement de la respiration, de la miction, etc., précèdent la monographie des douleurs, des évacuations et des rétentions ; un plan de pathologie générale appliqué à un traité de médecine pratique. Combien diffuses certaines parties du livre, l’énumération des diverses douleurs dont la cause et le traitement sont assignés suffit à l’établir ; douleurs de la tête, de la bouche, des dents, de la gorge, des narines, des oreilles, des yeux, de la poitrine, du cœur, de l’hypocondre, du ventre, des organes génitaux, de l’anus, chacune d’elles emplit un chapitre. Les répétitions devenaient inévitables.

Pas toujours, cependant ! Quand Plater tenait une médication originale, il ne la prodiguait pas. Telle la castration contre la salacité : c’est la ressource suprême. Libre d’enlever les testicules ou la verge : le chirurgien saura toutefois que l’amputation de la verge est moins grave et d’effet mieux assuré ; mais combien préférable à ces mutilations le remède que dans sa prévoyance miséricordieuse le bon Dieu a dispensé aux hommës : l’union avec une

femme légitime. Dépenser sa salacité en procréant selon les vœux du Seigneur vaut mieux que couper verges et testicules, assurât-on le succès opératoire par les commandements du régime le plus contraire à l’appétit vénérien ; eau comme boisson, camphre comme médicament.

La maladie inverse de la salacité, l’impuissance, ne bénéficie pas d’une médication divine aussi alléchante de pratique. Le poivre, le pyrèthre, le gingembre, les cantharides, seront tirés des bocaux de l’apothicaire et servis sous forme de pilules, sirops, électuaires ; encore ne réaliseront-ils l’érection implorée qu’à une condition : que le malade n’ait pas été préalablement privé de son membre viril ; car c’est là l’accident qui menace communément les ^ intendants superbes commis par le mari à la garde d’une épouse dont les prunelles étincellent avec trop d’éloquence.

Aussi brillants que les yeux de la femme sensuelle, les

métaux sont comme elle, ennemis de la santé de l’homme. L’antimoine a beau emprunter sa splendeur aux pierres précieuses ; même calciné, il ne perd pas ses propriétés pernicieuses.

L’or, les perles, le corail, le lapis-lazuli ne produisent, au contraire, aucun accident ; ils sont trop purs pour ça. Leur poudre réussit en applications externes ; ulcères fétides, vices des yeux, taches de la peau, caries dentaires sont améliorés par elle. A l’intérieur même du corps les effets se poursuivent. Ainsi que l’enseigne Dioscoride, l'absorption de ces poudres guérit les plaies profondes, pompe les sanies humides, corrige la dysenterie, chasse la phtisie, dessèche les ulcères de la vessie et de l’utérus. L efficacité de ces médicaments est approuvée par la raison et contrôlée par l’expérience, en sorte qu’il n’est pas possible de la révoquer en doute. Par contre, leur demander plus que cette action cicatrisante et topique est se préparer des mécomptes. Des charlatans promettent santé et forces à qui avale des pierres précieuses. Méfiezvous de ces gens, une seule puissance leur est reconnue : vider vos coffres.

La guérison des maladies vulgaires ne nécessite pas heureusement un traitement aussi dispendieux. De bons remèdes existent, spécifiques pour les divers organes et de prix modique. Ainsi la bétoine et la sauge qui conviennent à la tête, l’euphraise aux yeux, le pourpier aux dents, la capillaire au poumon, la buglosse au cœur, l’endive au foie, la scolopendre à la rate, la menthe à l’estomac, la muscade aux articulations. Les injections de suc d’ortie mêlé avec l’urine d’un enfant guérissent admirablement les ulcères de la matrice.

Et les purgatifs, quel soulagement à bon marché ils représentent! Un hypocondriaque multipliera les suppositoires, les potions. Il ne se ruinera pas.

Il fera préparer les suppositoires suivants : miel, une once ; suc de mercuriale, une demi-once ; fiel de bœuf, une demi-once ; faire cuire, ajouter : racine d’ellébore blanc et de pyrèthre, de chaque une demi-drachme ; coloquinte, une obole ; sel gemme, une demi-drachme, pour un suppositoire.

Il avalera en potion : agaric infusé dans l’oxÿmel et les eaux de sauge et de romarin, une drachme et demi ; gingembre infusé de même, un scrupule. Exprimer, ajouter ensuite ; diaphœnix, diacarthame, de chaque une drachme et demi.

L’hypocondriaque sera prévenu que ces médicaments ne le soulageront qu’autant que sa maladie ne soit pas due à une possession par le démon. Si tel est son cas et que l’esprit malin ne harcèle pas son âme, il pourra entrer chez l’apothicaire en toute confiance et satisfaire sa curiosité sur les remèdes ordonnés.

Il apprendra que le diacarthame et le diaphœnix sont deux électuaires ; le premier renferme de la manne et du carthame, qui est une composée dont on utilise la graine purgative ; le diaphœnix fait partie du lavement purgatif des peintres ; on incorpore à cet électuaire des dattes, du turbith végétal, de la scammonée.

Hypnotisés qu’ils étaient par l’érudition de leurs formules surchargées de remèdes, les anciens demeuraient encore très empêchés dans l’appréciation exacte des effets médicamenteux.

La percussion et l’auscultation inconnues ne leur permettaient pas de poursuivre par l’oreille les modifications physiques imprimées aux maladies des organes accessibles. Les caractères du pouls dont ils possédaient une expérience minutieuse recevaient leur mot d’ordre bien plus de l’état général que de l’état morbide local. Si subordonnés que soient en réalité ces états l’un à l’autre, quand même arrive-t-il qu’ils rompent le lien qui les attache ; l’état général peut s’améliorer nonobstant l’état morbide local et celui-ci n’entame pas toujours, dès son apparition, une santé qui reste florissante malgré lui.

Les anciens guidaient leur pronostic sur l’état général ; en quoi ils avaient raison. Seulement ils avaient tort d’escompter leurs succès thérapeutiques exclusivement sur cet aspect général. Sous l’influence de la suggestion médicamenteuse, un malade se sentait mieux : la buglosse et la scolopendre le soulageaient : c’est donc que la buglosse et la scolopendre étaient des remèdes actifs. L’état du cœur ou de la rate contre lequel étaient dirigés ces remèdes n’avait pas varié ; mais comment le reconnaître ? On était acculé à la nécessité de s’en référer aux sensations accusées par le malade.

Depuis Galien, on vivait dans cette illusion ; chercher la vérité en interrogeant le sentiment. On tenait à son opinion parce qu’une connaissance incomplète en empêchait la réfutation rigoureuse et on s’y accrochait avec l’énergie qu’on apporte à soutenir une cause dont 1 évidence vacille. Plater faisait de la thérapeutique comme nos contemporains de la politique. Encore avaitil un avantage sur eux; il était convaincu et sa conviction était désintéressée.

DE

JODOCUS VAN LOMM

Une fois entré dans le XVR siècle, on n’en sort plus. Tant de jeunesse et d’enthousiasme illuminent les efforts que c’est plaisir à respirer cette atmosphère passionnée. Les sensations y retentissent au moins en actes d’une originalité vibrante. Jodocus van Lomm est encore un de ces médecins qui aidèrent à renverser les autels de Galien et des Arabes. Au lieu d’adorer, il observa et c’était une audace cela. En regard d’elle, il n’est pas jusqu’aux découvertes admirables de la microbiologie moderne qui ne perdent quelque peu de leur éclat, car ces découvertes étaient pressenties depuis longtemps. Vieille de trois cents ans, la théorie des germes infectieux flottait dans l’air lorsque Pasteur la capta d’un élan génial pour la condenser en formules saisissantes.

Mais l’observation, qui se doutait jadis que cela eût droit d’exister? A l’aube de la Renaissance, la tradition trônait hiératique, infaillible. La regarder en face, la soumettre à l’analyse, démontrer qu’elle n’échappait pas

à Terreur devenait un crime. Une foi de vingt siècles se dressait contre la consommation de ce sacrilège. Furieuses d’être humiliées dans l’objet de leur adoration, les habitudes de discipline, de docilité, de prosternement se révoltèrent. Une lutte divisa les médecins : le camp des anciens et celui des modernes.

Les premiers, têtus, sectaires, glorieux, les seconds hardis, irrespectueux, agressifs, novateurs; des professeurs parmi les uns et les autres, parfois aussi de simples praticiens.

Ce fut le cas de Lomm- Médecin à Tournai, puis à Bruxelles, où il se rendit en i56o, le malheureux ne nous a guère laissé de renseignements sur la date de sa naissance ou sur celle de sa mort : toutes deux nous sont inconnues. 11 devint Tami et le disciple de Fernel : hors cette particularité, nous ne savons pas grand chose. Son œuvre nous est mieux parvenue que sa vie et elle est, cette œuvre, d’un esprit supérieur.

Sans doute les observations de Lomm n’ont pas la valeur de celles de Sydenham, cet autre praticien; mais cette infériorité, elles ne la doivent pas à une faculté moindre d’être impressionné par les faits. 11 faut se placer à la lumière plus avare de l’époque; une nuée trouble planait encore; le soleil de la Renaissance ne l’avait pas dissipée totalement. Des paquets de brume erraient, obscurcissaient la pathologie à leur passage.

Lomm néanmoins vit clair, aussi clair que Baillou ennuyeux dans sa prolixité incomplète, aussi clair que Fernel et le grand Houllier, si injustement oublié.

Des commentaires sur Celse, un recueil d’observations sur la séméiotique, un livre sur le traitement des fièvres continues représentent le bagage scientifique de ce praticien.

Il croit la saignée surtout utile au début des fièvres

continues, la recommande avec circonspection chez les femmes enceintes, les enfants, les vieillards, lui préfère les purgatifs à la période d’état. L’usage de l’eau froide est minutieusement réglementé. C’est à tort qu’Avicenne l’autorise pendant toute la durée du mal. Lors de la crudité des humeurs, l’eau froide est dangereuse, car elle augmente cette crudité. 11 faut retarder son administration jusqu’à l’heure de la coction ; c’est à ce moment que les symptômes sont les plus alarmants : douleurs de tête, soif, insomnie, délire, agitation. Cette gravité a sa signification, elle témoigne que les humeurs sont arrivées à la coction et préparées pour leur sortie. L’eau froide favorise dès lors l’élimination des déchets morbides ; elle sera donnée à dose copieuse et à la volonté du malade. Beaucoup de liquide est nécessaire; plus la fièvre est vive, mieux il est toléré; on risquerait, en modérant son emploi, de ne pas obtenir l’action expulsive qui est recherchée ; la chaleur fébrile absorberait l’eau froide comme la pluie est pompée par un sol desséché ; pour que le corps se nettoie, il convient de l’arroser abondamment.

Il semble toutefois que la fièvre intermittente ne retire pas de l’emploi de l’eau froide les mêmes bénéfices que la fièvre continue : sans doute, dans la première, la matière est-elle trop épaisse et d’élimination trop ardue ; de même les tumeurs ne se félicitent guère de cette médication; elle leur fait plus de mal que de bien ; à peine si le phlegmon s’en accommode avec quelque avantage.

Et quelle prudence dans les prescriptions diététiques des fièvres continues ! Les statistiques de mortalité devaient se montrer aussi satisfaisantes que celles qu’on relevait avant le traitement de la fièvre typhoïde par les bains froids. Il y a dix ans à peine de cela; au XVB siècle, on en savait autant qu’il y a dix ans.

Pendant la fièvre, les décoctions d’orge étaient la boisson préférée ; au-dessous d’elle prenaient place les

tisanes de laitue, chicorée, endive, buglosse, à la fantaisie du malade. On tolérait parfois du jus de viande additionné d’eau vineuse ou d’eau de rose, de l’eau pannée relevée d’un peu de jus de poulet.

Lès médicaments devaient répondre à une triple indication : tempérer l’ardeur fébrile, corriger la sécheresse, refréner l’impétuosité de la matière en ébullition. La petite bière très légère, les boissons aqueuses remplissaient les conditions requises. A moins de faiblesse extrême, le vin était défendu.

Naturellement aucun aliment solide : Il faut évacuer les humeurs ; or, seules, elles sont expulsées avec plus de facilité qu’épaissies par des corps solides. On commençait l’alimentation de la convalescence par des bouillons de poulet, de chevreau, de veau ; les consommés légers ramenaient les forces sans danger, refaisaient le sang. Une grande modération réglait la distribution des aliments : repas fréquents, peu abondants, recommandation de ne pas satisfaire son appétit, trop manger exposant à une rechute de la fièvre.

Quant à l’air de la chambre, ni trop chaud, ni trop froid : tel est le degré convenable. La chaleur augmente la fièvre, le froid engourdit des organes déjà fatigués. Mieux vaut toutefois le froid si la fièvre est tenace.

Nourri avec réserve, respirant un air tempéré, le convalescent sentira ses forces renaître chaque jour. Le sommeil calme et réparateur achèvera la résurrection ; encore ne faut-il dormir qu’après avoir pris quelque aliment; dormir l’estomac vide, épuise, dessèche le corps.

Un exercice lent par la chambre, des frictions, sur ' les membres rappelleront la chaleur. On évitera toutes causes d’épuisement; les purgatifs seront prohibés; tout au plus de la casse, du catholicum, du séné et n’administrés qu’une seule foi^ Des lavements de casse et d huile de violettes rendront service, n’affaibliront pas.

Laxatifs et lavements ne sont un plaisir pour personne; les rapports vénériens en sont un. Bien que la joie soit l’état d’esprit congruent au convalescent, il se garera de celle que provoque la conversation intime avec une belle personne. Le coït est un exercice dont l’agrément est payé par la tristesse consécutive; or la tristesse est dangereuse. Elle dessèche.

Le bagage scientifique de Lomm tient en un volume assez mince : le texte concis et net rappelle la manière de Celse. C’est court, qualité entre toutes, la plus appréciée du lecteur. Rien de fastidieux comme de faire la part du bon grain dans les énormes volumes où l’ivraie de l’érudition a jeté ses racines filandreuses et envahissantes.

Si les oeuvres de Galien ne nous avaient pas renseigné sur les pratiques médicales usitées avant lui et qu’elles nous révèlent, elles n’eussent peut-être pas, ces oeuvres touffues, connu la vogue qui les a accueillies. Tant original soit-il, le médecin de Pergame s’abandonne à une prolixité désespérante ; son originalité se noie dans le verbiage. Nous serions rebutés par cette accumulation de citations, n’était l’impossibilité où nous sommes de trouver ces citations ailleurs. L’érudition de Galien nous aide à reconstruire l’histoire, c’est à ce titre que nous en acceptons la charge.

Lomm s’est montré personnel : de là son laconisme. Une expérience originale, sur quelque étendue qu’elle se réalise, ne remplit jamais une large surface. Au surplus, le sentiment d’esthétique parfait au XVR siècle se révèle dans les pages de notre auteur dont l’exposition sobre apparaît dégagée des accessoires qui en eussent faussé l’harmonie.

DE

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