‹ La thérapeutique physique d'autrefoisChapitre 26 sur 87 · LES BAINS DE SABLE < J · texte numérisé non relu

LES BAINS DE SABLE < J

affectés d'asthme, de fluxion sur la poitrine, de maladie céliaque, de goutte, de paralysies qui s'étendent de proche en proche, à ceux qui ont une mauvaise apparence, ainsi qu'aux hydropiques et à tous les individus qui ont quelque douleur chronique ; presque tous les malades se soumettent volontiers à ce traitement, excepté les petits enfants ; la saison qui s'y prête le mieux est l'été, pourvu qu'on choisisse les jours les plus brûlants.

« Vers le matin, on préparera sur le rivage, dans du sable épais, deux ou trois fosses de la même grandeur que le malade qui y doit entrer, et on laissera pénétrer ce sable par la chaleur du soleil. Il faut que chez le malade les aliments se soient bien distribués, et qu'il ait recours auparavant à une promenade, ou à quelque mouvement passif. Quand la chaleur de l'air est assez forte et que le sable est suffisamment échauffé, on couchera le malade dans une fosse et on le chargera de sable, autant qu'il en peut supporter sans souffrances. Il doit se couvrir la tête et éviter les rayons du soleil, en se plaçant toujours devant les yeux quelque objet qui les protège ; on utilisera aussi dans ce but la position dans laquelle le malade est couché ; on le tournera donc, par exemple, vers le Midi, pendant la première partie du jour, et vers le Nord pendant son milieu. On lui essuiera la figure avec une éponge trempée dans l'eau froide, et s'il souffre beaucoup on lui donnera de quoi se rincer la bouche. Si le malade s'aperçoit que son corps ne se réchauffe pas du tout, ou se refroidit même par suite de l'excrétion des sueurs, il devra le dire ; alors les assistants ôteront le sable qui le recouvre ; ils l'enlèveront lui-même de la fosse et ils l'enseveliront de la manière décrite plus haut dans la fosse placée à côté ; si cela est nécessaire, on agira de même une troisième fois, en se guidant d'après les diverses maladies et d'après les forces. La prolongation du temps que les malades resteront dans la fosse, se réglera d'après ce que nous avons dit plus haut.

tutions hydropiques, si la personne en demeure couverte jusqu'au cou. On le fait chauffer et on l'applique quelquefois en fomentation sèche au lieu de millet ou de sel )) {Dictionnaire de James. Op. cit.).

Nous ensevelirons dans la position déclive les malades affectés d'asthme, de fluxion sur la poitrine ou sur les côtés, de maladie de l'orifice de l'estomac, ceux qui ont une mauvaise apparence, ou qui ont une hydropisie anasarque, et dans la position assise, les hydropiques qui ont une ascite, et, s'il est nécessaire, ceux qui ont une tympanite, et, pour les autres malades, ceux qui souffrent du côlon, du foie, de la rate, de la hanche, qui ont la goutte, ou une paralysie des pieds ou des jambes. Vers la fin nous ensevelirons complètement les malades, car il est bon que le relâchement s'étende sur tout le corps et que l'effet utile de ce traitement se fasse sentir aussi à travers les parties non malades surtout chez ceux qui veulent prendre ensuite un bain froid.

On devra tenir prêts, dans le voisinage des fosses, des cabanes de corne transparente (?), des seaux d'eau douce et aussi des baignoires d'eau de mer, dans lesquelles on fera entrer les malades quand ils auront cessé de transpirer; après la sortie du bain, on leur fera des affusions et des frictions avec de l'huile.

Si la journée est calme et si les malades sont robustes, ils devront recourir aussi à la natation, après laquelle ils se reposeront pendant assez longtemps; mais les hydropiques devront indispensablement se décharger l'estomac, après avoir bu préalablement cinq ou six cyathes d'eau chaude, tandis que les autres malades suivront leurs habitudes.

On doit permettre aux malades d'augmenter la quantité de leurs boissons à cause des souffrances que leur cause le soleil.

Dans les maladies intermittentes, le nombre de jours que' devra durer le traitement ne doit pas rester en deçà de quatorze, ni dépasser vingt et un; mais chez les hydropiques, on réglera le nombre des jours d'après la diminution du volume du corps. Si, après le 21 jour, il survient un point d'arrêt dans l'efficacité du traitement, on intercalera un repos de deux ou trois jours; ensuite on y aura de nouveau recours.

Si, en hiver, nous avons à traiter une hydropisie, contre laquelle les autres ressources de la médecine ne produisent aucun effet, et si le malade ne peut pas attendre jusqu'à ce qu'on lui administre le bain de sable en temps opportun, il

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