‹ La thérapeutique physique d'autrefoisChapitre 35 sur 87 · LV · texte numérisé non relu

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BALSËOTHÉRAPIE

(v.olu\j.6rfipx, colimbus, ealida piscina). Mais du temps des empereurs romains, un bain complet ne se composait pas d'une simple immersion dans l'eau.

Fig. 12. — Schéma d'un bain romain particulier.

(Inspiré de la maison de Pompéi découverte en 1769. Mazois. Ruines de Pompéi.

T. II, pi. XXXII-XXXIV.)

A. Frigidarium (étuve froide). — B. ïepidarium (étuve tempérée). — C. Caldarium (étuvc

chaude). — Les flèches indiquent le trajet du baigneur à travers les différentes salles de bains.

« Le bain complet, dit Galien, se compose de quatre parties différentes par leurs propriétés : en entrant dans les thermes, on se soumet à l'influence de l'air chaud; ensuite on se met dans l'eau chaude, puis, en en sortant, on se jette dans l'eau froide ; enfin on se fait essuyer la sueur (i). »

Dans les maisons particulières, au inoins dans celles qui nous sont connues, et nous prendrons comme exemple la maison découverte devant Joseph II à Pompéi, l'étuve sèche ou bain de vapeur actuel (laconicum) n'existait pas. Les baigneurs pénétraient d'abord (voir fig. 12, B) dans une salle appelée tepidarium ou cella tepidaria, dont la chaleur était tempérée. Cette chaleur était obtenue par le chauffage du sous-sol et des murs, au moyen de conduits où passait de l'air

(1) Œuvres d'Oribase. Traduction Busscmaker et Daremberg. Paris, Imprimerie impériale, i854, tome 2, p. 370 (Bibl. Nat. : T 23 ioo).

DESCRIPTION D'UN BAIN ROMAIN i46

surchauffé. Quelquefois aussi, dans les établissements de moindre importance, la température élevée de cette salle était entretenue par un grand brasero brûlant à l'air libre (anciens bains de Pompéi). Le tepidarium ne renfermait, en général, aucune baignoire, ni aucun réservoir d'eau, et permettait d'amener graduellement le corps à supporter la température plus élevée de la pièce suivante. Cette salle intermédiaire pouvait servir aussi pour se déshabiller.

La seconde pièce appelée caldarium ou cella caldaria renfermait le bain chaud (voir fig. 12, C). Elle était enveloppée d'air chaud de toutes parts, au moyen d'une disposition savante sur laquelle nous reviendrons, et comprenait un bain de petite dimension.

Avant de passer dans la troisième pièce pour le bain froid, le baigneur revenait dans le tepidarium pour ménager la transition, puis pénétrait dans le frïgidarium ou cella frigidaria qui contenait un bassin d'eau froide (voir fig. 12, A).

Lorsqu'il n'existait pas un local distinct pour les onctions après le bain, c'était encore dans le tepidarium que le baigneur était massé et essuyé.

Reprenons avec quelques détails la description de chacune des parties du bain.

Le tepidarium, étuve tempérée, où les baigneurs restaient assez longtemps, était souvent décoré avec la plus grande richesse. Dans le tepidarium des anciens bains à Pompéi, la corniche est une œuvre d'art merveilleuse, supportée par des atlantes admirablement sculptés. Des bancs (scamna) se trouvaient dans cette salle dont le chauffage était assuré, comme nous l'avons dit, au moyen d'un grand brasier en bronze.

Le caldarium, étuve chaude, était une salle de grande dimension, peu décorée à cause de l'humidité et des détériorations qu'elle entraine. Dans le caldarium se trouvait le labrum (Xcircifa, des Grecs), bassin plat en contre-haut qui servait sans doute aux douches froides (1).

Le labrum (voir fig. i3) occupait une niche semi-circulaire (schola); on y avait ménagé un pourtour où prenaient place

(1) Celse, I, 4'.

Mac-Auliffe.

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tant les gens qui se baignaient que ceux qui attendaient leur

Fia. 10. — Scène de bains romains, d'après Mercurialis.

tour (i). Dans les bains de Ponipéi l'eau s'élevait en jet au milieu du labrum.

(i) Voir : Marquardt (traduction Henry). La vie privée des Romains. Paris, Thorin, 1892, to*me I.

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