BAINS ET ÉTVVES EN ITALIE ET EN ALLEMAGNE
ment. Pendant tout le moyen âge, les barbiers-ètuviers allemands étaient l'objet d'une sorte de réprobation. Aucun artisan ne prenait nu apprenti sans une attestation portant qu'il était issu d'une famille dans laquelle il ne se trouvait ni barbiers, nibai-
FiG. 19. — Bains d'Aii-la-Chapelle au xvn" siècle les douches. Extrait de Blondel . Thermarura aquisgranensium et porcetanoruin elucidatio, etc. Aquisgrani, 1G88.
gneurs. Et cependant, si l'on en croit Moehsen (1), ces mêmes baigneurs furent, jusqu'au milieu du xv° siècle, les seuls médecins dans la plupart des villes d'Allemagne. Un souverain, aussi décrié qu'eux, l'empereur Yenceslas, sauvé lors de sa captivité par la fille d'un baigneur, leur accorda des privilèges
(1) Histoire des sciences dans la Marche de Brandebourg.
BALNÉOTHÉRAPIE
qui ne furent jamais reconnus. C'est seulement sous Léopold I e (fin du xvn e siècle) qu'ils furent un peu réhabilités (i).
"Fig. 20. — Bains d'Aix-la-Chapelle au ivii" siècle : la piscine. D'après l'ouvrage de Blonde!.
Vers le milieu du xvn e siècle, les eaux d'Aixda-Chapelle, très
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Fig. 21. — Bains d'Ais-la-Chapelle au xvn c siècle : le bain de vapeur. D'après l'ouvrage de Blondel.
réputées, possédaient, ainsi qu'on peut le voir (fig. 19, 20
(1) Dictionnaire Decliambre. Art. Bains