‹ La thérapeutique physique d'autrefoisChapitre 46 sur 87 · MÉDECINE · texte numérisé non relu

MÉDECINE

« L'abus qu'on fait quelquefois de l'usage des bains froids nous a engagés à enrichir notre journal de l'article suivant,

(1) Lausanne, 1761.

(3) Voir : Léon Mac-Auliffe. Des premières déterminations cliniques du sclérème des nouveau-nés (xvm E siècle), dans France médicale, année 1901, p. 229 et 2^9.

MÉDECINS DU XVIII' SIÈCLE ET LA B A LNÊOTHÉRA PI E jo»

tiré de la Gazette de santé, et où la question nous a paru traitée d'une manière aussi solide qu'intéressante.

L'usage des bains froids est-il en général utile à l'enfance durant toutes les saisons de l'année ?

Deux ouvrages, qui sont entre les mains de tout le monde, V Avis au peuple, par M. Tissot, et YÉmile de Rousseau, font un précepte général des bains froids pour l'enfance. « 11 faut laver les enfans, dit M. Tissot, peu de jours après leur naissance, avec de l'eau froide, telle qu'on l'apporte de la fontaine. Les enfants foibles sont ceux qui ont le plus besoin d'être lavés, les très robustes peuvent s'en passer. Il faut les laver très régulièrement tous les jours, quelque saison qu'ilfasse. » Rousseau conseille de les laver d'abord avec de l'eau tiède et de diminuer par degrés la tiédeur de l'eau, jusqu'à ce qu'enfin on les lave été et hiver à l'eau froide et même glacée. 11 ajoute que cet usage du bain, une fois établi, ne doit plus être interrompu, et qu'il importe de le garder toute la vie. Deux autorités si imposantes n'ont pas manqué de faire une impression générale, d'introduire l'usage des bains froids pour l'enfance, parmi les gens éclairés, et de faire regarder cette omission comme un reste des préjugés populaires. Mais quand on ne veut se rendre qu'au résultat des faits, il s'en faut bien que cette question soit résolue d'une manière satisfaisante et complète.

M. le Febvre de Villebrune, traducteur du Traité anglais des maladies des enfans, par M. Underwood, se déclare contre l'usage des bains froids dans l'enfance, après en avoir observé souvent des effets nuisible-s. Il se confirme dans son opinion par le témoignage des auteurs de l'antiquité, bien propre à balancer l'autorité des auteurs modernes relativement aux connoissances sur l'économie animale. Ilippocrate, de liquid. usu, est très peu favorable aux bains froids en général. Il avoit observé qu'ils produisoient une impression nuisible sur la région précordiale, qui est le centre des forces, ainsi que sur les lombes et les reins. 11 regardoit le trémoussement qu'ils excitent, comme propre à produire, par leur fréquente répétition, .cJ es convulsions, des spasmes et des rigueurs fébriles. Plutarque trouve plus d'ostentation que d'utilité dans

-aoa BALKÉOTIIËRAPIE

l'usage des bains froids. Galien, après avoir parlé de la pratique des anciens Germains, qui plongoient les nouveaux-nés dans l'eau froide, croit nuisible la fréquence d'une pareille immersion, et il rapporte à cette cause la trop grande densité de la peau, qui devient ensuite moins propre à la transpiration. Il ajoute expressément que, dans les premières années de l'âge, il faut se borner à l'usage du bain tiède ou d'une eau légèrement échauffée, du moins durant l'hiver, pour conserver la souplesse au corps de l'enfant et favoriser ainsi le développement de ses membres. Le précepte de Galien est à cet égard plein de sagesse ; il recommande d'éviter les deux excès opposés, c'est-à-dire de ne rendre point la peau trop dense et peu propre à la transpiration et de ne pas la réduire non plus à un état de relâchement et de mollesse qui rende l'enfant foible et sujet à contracter des maladies.

On doit convenir que les bains froids sont un excellent remède dans certaines infirmités des enfans et qu'ils sont salutaires à certaines constitutions qu'il s'agit de fortifier; mais ils sont très souvent superflus à l'égard des enfans sains et robustes. Il y a des enfans qui se portent si bien, qu'il est absurde de vouloir faire qu'ils se portent mieux. Il s'agit alors seulement, pour les maintenir en santé, de les endurcir à toutes les impressions de l'air et de la lumière, qui sont leurs élémens naturels. D'autres, enfans d'une constitution très irritable et qu'on s'opiniàtre à plonger dans le bain malgré leur répugnance, loin de tirer quelque avantage de cette pratique, en reçoivent un dommage manifeste. Leur accroissement est troublé et interrompu et, comme l'a souvent observé M. Le Febvre, il leur survient une espèce de pâleur et de jaunisse qui tient, soit à la répercussion de la matière de la transpiration, soit à l'irritation du système nerveux. Aussi donnet-il le précepte sage de se conduire, dans l'administration des bains froids, d'après les bons ou les mauvais effets qui en résultent, de les continuer quand ils sont agréables et de les proscrire quand ils répugnent ou quand ils nuisent manifestement à l'enfant. Le bain froid continué, comme le veut Rousseau, durant la jeunesse et la suite de l'âge, rend les fièvres exanthématiques difficiles et dangereuses, comme on peut le voir dans

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le Irai té de Morb. cutan. par M. Lorry. M. Le Febvre conjecture que l'usage qu'en font les Anglois, contribue à l'hypocrondriasie et à la consomption, maladies qui leur sont si ordinaires.

Il ne faut pas se laisser séduire par l'exemple des anciens Germains, dont la manière de vivre étoit si éloignée de la nôtre, puisque ces peuples étoient dans l'usage de se baigner entouttempsdansles fleuves, de rester comme dans une espèce de nudité, ou du moins de couvrir de peaux seulement une petite partie de leur corps et de vivre dans l'exercice continuel et pénible de la chasse et de la guerre. Dans l'état actuel de la société le précepte général des bains froids doit souffrir beaucoup de restrictions. M. de Fourcroi dit n'avoir pas vu un seul enfant qui s'en soit mal trouvé, et qu'il a vu, au contraire, qu'en le suivant, les enfants les plus faibles sont devenus robustes. Il ajoute que M. Tissot lui a écrit, dans une lettre particulière, que depuis i3 ans une multitude d'exemples lui avoient montré la salubrité de cette méthode ; mais tout cela fait soupçonner un peu de partialité.

Ilparoitque, quand on veut écarter tout enthousiasme, la pratique des bains durant l'enfance doit se réduire à des lotions faites une ou deux fois la semaine avec l'eau légèrement chauffée durant l'hiver, et avec l'eau à la température ordinaire durant les saisons tempérées et qu'il ne faut employer en tout temps le bain froid qu'à titre de remède ; et à cet égard il faut encore beaucoup d'intelligence pour l'administrer à propos. Mais quant à l'air de l'atmosphère et à la lumière du soleil, on ne sauroit trop accoutumer les enfans à en supporter toutes les impressions, puisque ce sont là nos élémens naturels, et qu'on ne peut, sans nuire à sa santé ou à sa vigueur, se priver de leur heureuse influence (i). »

Nous arrêtons ici cette étude, pour ne pas écrire à nouveau un historique déjà tracé et pour être fidèle au programme que nous avons exposé dans notre introduction.

Le lecteur trouvera l'historique de la balnéothérapie au

(i) Journal de Paris, lundi a3 juillet 1787, n° 2oi.

soi BALNÉOTHÉBAPJE

xix" siècle dans le Dictionnaire encyclopédique des sciences médicales (i) et dans quelques thèses du siècle dernier (2).

g 8. RÉGLEMENTATION MODERNE DES BAINS.

Depuis 180Ô (3), on exige en France pour les bains chauds : que les sexes soient constamment et convenablement séparés; que les cabinets de bains soient pourvus de thermomètres ; que les garçons et femmes de service s'assurent pendant la durée des bains que les baigneurs n'éprouvent aucune défaillance et ne se laissent point aller au sommeil.

Vers 1860, le Comité d'hygiène et de salubrité a prescrit (4) : i u de donner aux cabinets pour dimensions : i m ,5o en largeur, 2 mètres en profondeur et en hauteur; 2 de construire le robinet à eau chaude en ivoire, bois ou corne, de manière à ne jamais brûler la main, à pouvoir s'ouvrir et se fermer avec la grande plus facilité ; 3° de placer la sonnette d'appel à la portée de la main ; k" de donner aux portes la facilité de s'ouvrir dehors et dedans; 5° d'établir un vasistas ou ventilateur à la partie supérieure du cabinet ; G de frapper de temps en temps à la porte des baigneurs jusqu'à ce qu'ils répondent.

Les étuves ne doivent pas être en bois, doivent avoir au moins 10 mètres cubes d'air, être très éclairées et prendre jour par en haut afin que l'on puisse surveiller les malades. Leur voûte doit posséder un vasistas de l\o centimètres de diamètre et dans l'intérieur de l'étuve doit être placé un robinet d'eau froide. La machine à vapeur qui chauffe l'étuve est uni-

(1) Art. Bains.

(2) Azémar. Essais sur l'histoire, la nature et l'usage des bains. Thhse, Montpellier, 1823, n° 72.

E.-O. Henry. Essais surl'emploi médical et hygiénique desbains. Thèse, Paris, i855. Baumann. Thèse citée, Paris, i8g2.

(3) Eloin, Trébuchet et Labat. Nouveau dictionnaire de police. Paris, i835, t. 1, p. 92.

(4) Tardiev. Dictionnaire d'hygiène publique, art. Bains, t. I, p. 193. Paris, 1862, in-8°.

Voir aussi : Dictionnaire encyclopédique des sciences médicales, art. Bains publics, p. 211. Paris, 1868.

REGLEMENTATION MODERNE DES BAINS ao5

quement destinée au service des bains. Enfin un thermomètre centigrade doit être placé dans l'étuve dans un endroit très apparent. Le liquide coloré ne doit jamais marquer plus de 5o°

Des ordonnances de police rappellent fréquemment, à propos des bains froids sur rivière, qu'il est défendu au public de se baigner dans certains endroits déterminés. Depuis 1 835 (i), les bains ou écoles de natation autorisés, doivent être entourés de planches et fermés depuis le fond de la rivière jusqu'à son niveau par des perches en forme de grille, pour empêcher les baigneurs de passer dehors ou sous les bateaux. Autour des écoles de natation, et à l'intérieur, doit être placé un filet très résistant qui doit toujours être tendu, etc. Un bachot muni de ses agrès est continuellement attaché à chaque bain pour porter des secours en cas de besoin. Enfin, les bains ne sont ouverts au public qu'après qu'ils aient été visités par l'inspecteur général de la navigation et des ports, assisté d'un charpentier de bateaux.

(i) Eloin, Trkbuchet, etc. Ouvrage cité.

THALASSOTHÉRAPIE

Dans les ouvrages d'Hippocrate, l'eau de mer est prescrite à l'intérieur et comme purgatif.

Dans le traité peut-être hippocratique, De l'usage des liquides, nous relevons les lignes suivantes, qui, quelle que soit leur origine, offrent un réel intérêt :

Des usages de l'eau de mer.

« L'eau de la mer est bonne prise en bain, dans les cas de démangeaison et d'ardeurs à la peau. Elle est bonne aussi en fumigations ; mais ceux qui n'y sont pas habitués en éprouvent quelque incommodité.

Elle est contraire quand il y a des excoriations, des brûlures, des érosions, ou autres espèces de solutions de continuité. Son utilité est pour le cas où il n'y a point de plaie. L'eau de la mer est bonne cependant contre les vieux ulcères des pêcheurs, qui ne suppurent point, si on ne les reverdit. On s'en sert aussi quand on applique des bandages. Elle arrête les ulcères rongeants, de même que le sel, la saumure, lenitre. Ces stimulants sont d'un bon usage, pourvu qu'on en use en quantité suffisante. Sinon, ils ne font qu'irriter. Le mieux est, en général, de les employer chauds (i). »

Celse recommande l'eau de mer administrée en affusions sur la tète, dans quelques maladies (2). Enfin Pline le Natura-

(1) Encyclopédie des sciences médicales. Hippocrate. Tome II, p. 98. Paris, 1837, in-8°.

(2) CiiLSE, li\re IV, § 2.

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liste prescrit les bains de mer froids, pour les maladies des nerfs, « pour les plaies qu'il s'agit de réunir, pour les contusions des os. » Il fait entrer l'eau de mer dans la composition des emplâtres blancs et des cataplasmes, et s'en sert pour les douches.

Tiède, il l'administre en clystères contre la constipation.

« C'est, dit-il, de toutes les fomentations, la meilleure pour l'enflure des testicules, pour les engelures sans crevasses, les démangeaisons et les dartres ; on tue aussi, par son emploi, les lentes et toute la vermine de la tète. L'eau de la mer rend aux parties livides de la peau leur couleur primitive. Dans tous ces cas, après la lotion, on fait bien de se bassiner avec du vinaigre chaud. L'eau de mer est probablement salutaire pour les picjûres venimeuses, comme celles des phalanges et des scorpions, et contre le venin de l'aspic ptyade. Dans ces cas, on doit l'employer chaude. En fumigations avec du vinaigre, elle chasse les maux de tête ; chaude, elle forme des lavements qui dissipent les tranchées et les coliques bilieuses.

On est plus de temps à se refroidir après un bain de mer chaud, qu'après tout autre bain à la même température. Les gonflements du sein, les maux d'entrailles, le marasme cèdent à l'emploi de ces bains; la surdité, les maux de tête, à la vapeur de cette même eau, bouillie avec du vinaigre (i). »

La littérature médicale ancienne n'est pas très riche sur les applications thérapeutiques des bains de mer. Les ouvrages qui en traitaient, en particulier ceux d'Hérodote, sont irrémédiablement perdus; nous n'en possédons que des coupures faites par les compilateurs, telles que celle-ci, conservée par Oribase (2) et où il est question de bains de mer pris en baignoire :

« La suite de notre sujet nous amène à parler des bains

(1) Pline. Histoire naturelle, livre XXXI, § 33.

(2) Des bains d'eau de mer. Tire d'Hérodote, du livre Des agents de traitement oui agissent à l'extérieur.

Oribase, II, 466 (traduction citée de Bussemakcr et Darcmberg).

•d'eau de mer : en effet, ces bains sont doués de propriétés médicamenteuses, et ils sont utiles dans plusieurs maladies, car les malades y éprouvent des picotements dans la chair, et leur peau y est en même temps irritée et resserrée, attendu que la sécheresse radicale de cette eau absorbe l'humidité superflue qui se forme dans le corps; c'est pourquoi ils conviennent aussi contre les fluxions des articulations. Ces bains ■doivent être fortement attiédis, afin que les malades puissent y séjourner longtemps, car une température qui dépasse le degré convenable est prompte à abattre les forces. On aura recours à la natation dans cette eau pour obtenir les effets utiles dont nous avons parlé plus haut.

Ces bains, qui sont utiles en cas de fluxion aux articulations, ou d'affection du tissu nerveux, ne conviennent pas dans les affections ou les ulcères de la vessie, ni en cas d'efflorescences qui se forment à la peau. Ce qu'il y a de mieux c'est de prendre un bain ordinaire après celui d'eau de mer, et, si cela ne se peut pas, on fera, du moins, pour le remplacer, des affusions d'eau douce, car l'eau de mer qui reste sur la peau s'épaissit et s'oppose, en causant du malaise, à la transpiration qui se développerait. Ceux qui prennent les bains d'eau de mer à froid, aussi bien que ceux qui les prennent à chaud, doivent nager dans cette eau, après quoi on leur fait des onctions avec de l'huile et on leur gratte la peau avec des grattoirs pour enlever complètement l'humidité qui s'y est appliquée.

Comme les maladies exigent souvent l'emploi successif de l'eau à plusieurs températures différentes, le mieux est, dans le cas oii nous nous proposons d'employer l'une après l'autre de l'eau chaude et de l'eau froide, de commencer par l'eau chaude; les bains d'eau de mer doivent également être précédés de bains d'eau chaude. »

Ainsi que nous l'avons déjà dit, pendant le moyen âge et sur les conseils des anciens, les médecins prescrivaient la navigation. Par contre les bains de mer n'étaient guère utilisés que par les populations voisines des côtes.

Au xvm c siècle, si l'on en croit la plupart des historiens, l'Anglais Richard Russel aurait écrit le premier livre sur la tha- '

THALASSOTHERAPIE 209

lassothérapie (i). En France, Maret est incontestablement le premier auteur (2) qui se soit occupé de la question, avant Lefrançois de Dieppe, auquel Dutroulau attribue cet honneur.

Nous lisons, en effet, dans le mémoire que nous avons cité t>. déjà : « La profondeur de la mer ne se présente à l'imagination qu'accompagnée de l'horreur qu'inspire la crainte d'être englouti. La vue de la mer affecte cependant faiblement les hommes quand ils ne croyent pas avoir à craindre d'y être jetés; mais si on les y précipite, sans qu'ils aient pu prévoir ni empêcher leur immersion, il se fait, dans tout le corps, un bouleversement prodigieux ; l'âme surprise par un événement aussi inattendu, effrayée par la crainte de la désunion qui lui paraît prochaine, laisse pour ainsi dire échapper les rênes du gouvernement du corps auquel elle préside : delà des irradiations irrégulières du fluide nerveux et une modification nouvelle des organes de la pensée et de tout le genre nerveux ; désordre d'autant plus grand, modification d'autant plus variée, que l'homme qui aura été plongé dans la mer sera plus pusillanime ou plus persuadé qu'on en veut à sa vie.

Une immersion subite dans une rivière profonde peut causer la même surprise, inspirer la même crainte, je le sais ; mais l'immensité de la mer et sa profondeur frappent bien plus vivement l'imagination, et doivent conséquemment produire de plus grands effets (3). »

Maret estime donc que le bain de mer agit sur le moral par l'immensité des eaux où se plonge le baigneur ; puis, secondairement comme bain frais ; enfin par la salure de l'eau qui le compose.

Le bain de mer est :

Délayant, Détersif (4),

(1) R. Russel. On the uscof Sea-Water. London, 1760. Ce livre très rare n'existe ni à la Bibliothèque Nationale, ni à la Bibliothèque de Washington.

(2) Maret. Mémoire sur la manière d'agir des bains, etc. Paris, 1760.

(3) Maret. Ouvrage cité, p. q4-

(4) Détersif, se dit d'un topique stimulant qui ravive les surfaces suppurantes blafardes, favorise la séparation des matières qui les recouvrent et y détermine une excitation circulatoire favorable à la cicatrisation.

Mac-Auliffe. i4

a,o LA THÉRAPEUTIQUE PAR L'EAU

Rafraîchissant, Apéritif, Diurétique, Diaphorétique,

Tonique,

Antispasmodique.

Par ses qualités, il convient dans tousles cas où s'emploiele bain tiède; mais il lui est préférable « quand on a lieu de craindre trop de relâchement. »

AprèsMaret, des études sur le même sujet ont été faites en Angleterre par Reid(i), en Allemagne par Vogel(2); troisthèses de médecine ont été soutenues à Paris sur les bains de mer en i83o par Dumesnil, en 1.833 par Brochot, en i83/j par Couppey. Ces travaux furent bientôt suivis de l'ouvrage de Gaudet intitulé : Recherches sur l'usage et les effets des bains demer(3), que tout le monde s'accorde à considérer comme un livre remarquable et qui a fait époque.

(i) Reid (T.). Directions for warm and cold seabathing ; with observations on their application and effecls in différent diseases. In-8°, London, 1795.

(2) Vogel (S. -G.). ..Ueber den Nutzen und Gebrauch der Seebader. Nebst der Ankùndigung einer ôffentlichen Seebadeanstalt, welche and der Ostsee in Mecklenburg angelegt wird. In-8°, Stendal, 1794.

(3) Gaudet. Recherches sur l'usage et les effets des bains de mer. Paris, Locquin. iS35, in-8». Bibl. Nat. . Te 1 ? 1 .

Nous décrirons avec Tartivel trois périodes dans l'histoire de l'hydrothérapie :

i° Epoque ancienne ; 2° Époque de Priessnitz ; 3° Époque de Louis Fleury.

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