B. L'ANFSTHESIE LOCALE. SES AVANTAGES
Pour nous, la thyroïdectomie implique — commé conditions de facilité et de succès opératoires — J’anesthésie locale au chlorhydrate de cocaïne et à l’adrénaline. On trouve dans le commerce des ampoules titrées de chlorhydrate de cocaïne et d’adrénaline (1 ou 2 centigrammes de cocaïne par centimètre cube, et I ou IIT gouttes d’adrénaline au millième par ampoule). Leur emploi est courant, il en est de même des ampoules de syncaïne, novocaïne où allocaïne. Peu importe le choix des variétés anesthésiques, leur emploi est sans danger. Nous utilisons régulièrement le chlorhydrate de cocaïne qui n’a jamais donné d’accident dans plus de trois cents cas de chirurgie du cou (thyroïdectomies ou trachéotomies, etc.) opérés par
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M. Srraup. Il se produit quelquefois, chez certains malades offrant une susceptibilité particulière, de la céphalée, du vertige. Il est facile d'y remédier, sort par une injection hypodermique immédiate de caféine, soit par l’absorption préventive d’une tasse de café.
L’anesthésie locale ainsi obtenue est suffisante pour mener à bon terme l’opération sans que le malade ressente de douleurs vives. Il suffit que l’anesthésie par la cocaïne et l’adrénaline, dont nous exposons plus loin la technique sommaire et simple, soit faite par plans ou par étages (cutané, musculaire, glandulaire).
L'opération pourra être menée à bien sans causer de souffrances au malade, la tolérance sera certaine.
Donc, les avantages de l’anesthésie locale sont démonstratifs.
Ce sont ces considérations qui nous ont conduit à préférer, dans l’extirpation sous-capsulaire du goitre exophtalmique, l’anesthésie locale.