‹ La Thyroidectomie Sous-Capsulaire Dans Le Goitre ExophtalmiqueChapitre 17 sur 22 · B. SUITES OPÉRATOIRES. RÉSULTATS · texte numérisé non relu

B. SUITES OPÉRATOIRES. RÉSULTATS

En somme, le procédé opératoire, tel que nous venons de le décrire est simple, à la portée de tout chirurgien, et enfin nous le déclarons absolument inoffensif, puisque dans plus de cinquante cas de goitres exophthalmiques ainsi opérés, nous n’avons eu aucune complication; c’est-à-dire : pas d’accidents d'intoxication thyroïdienne, pas de complications cardio-pulmonaires, pas de réaction fébrile, pas d'accidents locaux inquiétants.

Les malades sont généralement debout dans les quarante-huit heures qui suivent l’opération. A noter que, pendant les trois ou quatre premiers jours, ils (ou elles) accusent de la dysphagie, mais jamais assez prononcée pour empêcher la déglutition d’un peu de liquide. Il se produit aussi des douleurs cervicales, irradiées jusqu’à la nuque, et des douleurs dentaires localisées au maxillaire mférieur.

L’examen des cas, l’analyse des observations font voir que, très rapidement, se produisent des amélio— rations, Imégalement réparties, mais progressives chez les malades.

Les symptômes nerveux généraux: agitation, céphalée, mstabilité, irritabilité, angoisses, modifications du teint, de la face. disparaissent en premier

Sy

lieu. Telle malade vouée à l’insomnie récupère rapidement le sommeil, et le calme moral apparait au bout de huit à dix jours. Puis, progressivement et par ordre, s’atténuent et s’effacent l’exophtalmie, la tachycardie et le tremblement des extrémités.

Ces deux derniers symptômes exigent pour disparaitre souvent deux, trois, quatre, cinq ou six semaines, mais leur atténuation s’exquisse dès les premiers jours post-opératoires, et l’opéré accuse un bien-être rapide. — Nous avons pu suivre des malades qui, après quelques mois, étaient complètement guéries. — Chez d’autres, peuvent persister des symptômes atténués d'intoxication thyroïdienne. Il est logique d’admettre dans de tels cas, que certaines portions de la glande continuent à être malades ; nous les avons observés surtout dans les formes diffuses du goitre exophtalmique, non encapsulées, et pour lesquelles l’énucléation sous-capsulaire à dû être pratiquée.

En fait, que valent, en présence de tels résultats opératoires, les craintes injustifiées de certains médecins ou chirurgiens qui redoutent de s'attaquer au goitre exophtalmique ? Ces craintes sont vaines, nos observations le démontrent, et nous conciuons formellement: le goitre exophtalmique doit être opéré, l'intervention est bénigne, l’abstention opératoire est une faiblesse.

OBsERvVATION I

M'° R.., propriétaire à G... (Isère), soixante-sept ans, Mariée. Trois enfants vivants.

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