IV. Les lobes aberrants et leur topographie
On donne en général le nom de thyroïdes accessoires ou aberrantes à des «lobules glandulaires de dimensions « souvent peu considérables, de structure identique à « celle de la glande thyroïde, reliés à celle-ci par un court « pédicule ou plus souvent entièrement libres et dissé- « minés à distance plus ou moins grande de l’organe « principal » (Charles Simon).
De ce groupe nous avons isolé les « lobules adjacents ». Cette différenciation est nécessaire du point de vue de la thyroïdectomie totale. En effet, le pédicule qui relie le lobule adjacent à la glande thyroïde conduit le chirurgien sur la petite masse de parenchyme qui le soutient.
Il suffit donc d’une grande minutie et d’une attention soutenue pour ne laisser échapper aucune de ces parcelles de parenchyme.
Au contraire les thyroïdes aberrantes nécessiteraient une recherche spéciale.
Pour juger de celle-ci, il faut mettre en balance deux considérations :
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1° L'étude topographique nous renseignera sur leur siège et nous montrera la facilité ou la difficulté de leur abord au cours de la thyroïdectomie totale. Ceci sera utilement étayé par l’embryologie qui permet de systématiser dans la mesure où c’est possible leur localisation assez variable.
20 La fréquence des lobes aberrants : elle est relativement minime.
La question qui se pose est alors la suivante : doit-on rechercher coûte que coûte les lobules thyroïdiens aber- : rants, ce qui, étant donné l’aire considérable qu'ils peuvent occuper conduirait à des manœuvres difficiles et même dangereuses ? Doit-on au contraire, se basant sur leur rareté, en négliger la recherche ?