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Importance relative des artères thyroïdiennes. — L'une d'elles peut manquer. I s’agit en général dans ces cas presque toujours de l’artère thyroïdienne inférieure et c’est logique, car elle est embryologiquement un vaisseau secondaire par rapport à la thyroïdienne supérieure.
elti et Evrard, sur 50 sujets, l’ont trouvée absente une fois des deux côtés. C’est là une éventualité exceptionnelle, mais nous n’avons aucun renseignement sur les artères des parathyroïdes en pareil cas. Sûrement irriguées alors par la thyroïdienne supérieure ou une thyroïdienne moyenne « de suppléance », elles courraient peut-être un danger plus grand au cours de la thyroïidectomie.
Les anastomoses des artères thyroïdiennes.
a. avec les vaisseaux de voisinage, elles se font par les artères laryngées, pharyngées, trachéales ou œsophagiennes. Elles peuvent constituer une voie de suppléance après thyroïdectomie ;
b. entre les artères thyroïdiennes. Comme l’ont montré de façon très nette les radiographies présentées par notre Maître le Professeur Grégoire, à la Société de chirurgie, ces anastomoses sont extrêmement riches. Delore et Alamartine les ont décrit en détail. Nous retiendrons surtout :
— l’anastomose longitudinale postérieure; elle peut donner naissance à l’artère de la parathyroïde. Cette anastomose, en rapport étroit avec la capsule du corps thyroïde, est difficilement ménagée dans la thyroïdienne.
Cependant nous avons trouvé deux fois cette anastomose hors de la capsule, à quelques millimètres de celle-c1.