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I. Lésion du récurrent

Elle est spécialement à craindre au cours de la thyroïdectomie totale. Nous pouvons même dire que c’est là Le plus gros danger opératoire. Berlin dit : « la lésion « bilatérale est un danger — imminent — au cours de « la thyroïdectomie totale ».

Cette question a beaucoup préoccupé les chirurgiens de Boston. De nombreux articles sont parus sur ce sujet.

Le nerf peut être Jése.:

a. En cours d'intervention. — Le nerf peut être lésé directement. Il peut être pincé, sectionné ou englobé dans une ligature. Dans ces circonstances le trouble vocal apparaît immédiatement dans la majorité des cas, d’où l'intérêt des interventions sous anesthésie locale.

Cependant pour certains auteurs, le nerf peut être traumatisé sans qu'il se produise un trouble vocal immédiat.

Dans certains cas, le simple tiraillement peut amener des troubles. Il faut donc éviter à tout prix les manœuvres de luxation brutale et opérer avec une très grande douceur.

Le nerf d’ailleurs, semble présenter une sensibilité particulière et une paralysie peut survenir après simple dénudation en cours d'intervention, nous l’avons vu.

D'où la nécessité, non seulement de ne pas le traumatiser mais encore de ménager au maximum et de respecter tous les plans qui le recouvrent.

S'il apparaissait en cours d’intervention, l'opérateur

tout en repérant sa position exacte, poursuivrait sa dissection dans un plan plus proche du parenchyme, afin d'éviter une dénudation trop importante.

Ainsi, alors que l’idée logique semblerait être de repérer le récurrent de bout en bout, en pratique il sera infiniment préférable d'éviter une telle manœuvre et de diminuer les risques de dénudation en suivant de très près le parenchyme.

Welti dans un cas de thyroïdectomie totale pour thyroïdite chronique, note après simple dénudation du nerf un trouble passager de l’abduction de la corde vocale.

Non seulement le récurrent doit être ménagé, mais encore ses branches trachéales, œsophagiennes et pharyngées. En effet, la section de ces filets aurait pour conséquence le trouble de la déglutition propice à l’éclosion de complications pulmonaires, d’autant que la lésion simultanée des rameaux trachéaux aurait pour cause une diminution de la sensibilité trachéale, véritable « gardien » des voies respiratoires.

L’affection des rameaux trachéaux serait par ailleurs la cause, pour de nombreux auteurs, de sécrétion muqueuse excessive, et ces mucosités, encombrant trachée et larynx, sont la cause habituelle des complications pulmonaires.

b. Après l'intervention. — Le nerf peut être pris dans la cicatrice, d’où, répétons-le, la nécessité de ménager les tissus qui l'entourent.

« La paralysie peut être dans ce cas aussi grave qu’une « section » (Lemaître).

L'examen pré-opératoire du larynx sera systématiquement fait, bien que d'importance infiniment moindre que dans la chirurgie du goître.

Pour éviter une lésion nerveuse, Berlin et Riseman font systématiquement l'examen laryngoscopique au

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