‹ La Thyroïdectomie TotaleChapitre 43 sur 63 · STD · texte numérisé non relu

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cours de l'opération, avec cocaïnisation préalable (Freedman). Ils disent en effet :

« La qualité de la voix parlée ne donne aucune indi- « cation quant à l’existence d’une paralysie récurrentielle « unilatérale ». L'examen est fait en particulier après l’ablation d’un lobe S'il décèle une paralysie récurrentielle, l’ablation du deuxième lobe est différée. Si, entretemps, la paralyie régresse, on complète l'opération sans quoi le risque devient énorme. Nous en avons déjà discuté l'importance à propos de l'anatomie.

Cette technique pourrait s’appliquer à toute la chirurgie du goitre, lorsque le récurrent paraît en danger. Elle semble cependant compliquée dans les détails de son application pratique, et désagréable pour le malade non endormi.

La plupart des chirurgiens n’ont pas adopté cette méthode et se basent simplement sur l’état de la voix qu'ils jugent un test suffisamment approché.

Nous conclurons

Si le récurrent est blessé, S'il est dénudé sur une étendue trop grande, si l’on a des doutes sur son intégrité ou s’il existe des troubles de la voix après ablation d’un lobe, il faut remettre à plus tard l'exérèse du côté opposé.

IT. Lésion des parathyroïdes :

En principe il ne faut pas chercher à les voir.

Si on blesse ces glandes d’un côté, ou bien si on les reconnaît à la surface du lobe enlevé, on peut faire malgré tout l’ablation du côté opposé. Mais il faut. apporter à ce deuxième temps une attention particulière. En effet, si les parathyroïdes ont été vulnérables d’un côté, il faut s’attendre à des difficultés semblables du côté opposé, étant donnée la symétrie fréquemment observée dans la disposition générale de ces organes.

Si même les rapports ont paru spécialement dangereux

d’un côté, il nous semble préférable de renoncer à une opération radicale qui comporterait un risque trop grand.

Nous avons vu qu'il fallait, immédiatement après la lobectomie, examiner le lobe et greffer sans perte de temps une parathyroïde accidentellement enlevée, même si les autres glandes ont été respectées.

Quels résultats faut-il attendre de cette greffe ? Si nous consultons les traités de physiologie, et les récentes études d'ensemble dont nous avons parlé plus haut, il faut conclure : cette autogreffe est celle qui présente les plus grandes chances de réussite. Elle est infiniment préférable à une homo ou hétérogreffe pratiquée au moment de l’apparition des accidents cliniques.

Cependant, les expérimentateurs n’ont apporté aucun argument formel « la preuve histologique n’est démonstrative dans aucune des expériences », d’après Welti. Tout au plus présente-t-elle peut-être un rôle passager en tant que «réservoir temporaire d’endocrine » (Leriche). En somme, nous trouvons là des notions concernant les greffes en général.

Il nous a été donné d’observer des résultats comparables, et également temporaires pour les autogreffes d’ovaires dans la grande lèvre après hystérectomie, après avoir suivi une soixantaine de malades dans les services de notre maître le Professeur agrégé P. Moure. Et encore peut-on a priori considérer les greffes de parathyroïdes comme plus précaires que les greffes ovariennes. La greffe des parathyroïdes enlevées est un « geste à faire », dans l'incertitude actuelle, on ne doit pas refuser au malade le bénéfice d’une greffe » (Charbonnel). Mais nous ajoutons : il est impossible de compter sur le fonclionnement de celle-ci.

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