III. Au point de vue histologique
Nous avons pu contrôler les parathyroïdes de nos ani-
maux sauf chez le chien n° 1 où il a été impossible de les trouver. Les deux prélèvements qu’on aurait pu croire macroscopiquement être constitués par des parathyroïdes, étaient, le premier un fragment de tissu lymphoïde, le second un fragment de tissu thyroïdien tout à fait banal ; chez le chien n° 3, nous n’avons trouvé qu'une parathyroïde.
Chez les 4 autres chiens l’aspect des parathyroïdes était très comparable à celui des mêmes glandules prélevées chez 2 chiens témoins ayant à peu près le même âge. |
Peut-être les parathyroïdes restantes sont-elles légèrement augmentées de volume chez les chiens privés des parathyroïdes internes par la parathyroïdectomie.
Mais surtout, bien que chez les chiens témoins euxmêmes les parathyroïdes aient toujours une structure compacte, il existe chez les animaux privés de leurs parathyroïdes internes une tendance hyperplasique. En effet, chez ceux-ci la grande majorité des cellules sont des éléments chromophobes, à noyaux très basophiles, souvent ovoïdes.
Ces cellules sont abondantes à la périphérie de la glande. Au centre, elles ont souvent un protoplasme granuleux, du type dit de transition. Les cellules chez les témoins sont davantage oxyphiles. Pour cela il semble que les deux parathyroïdes restantes des chiens opérés présentent une certaine hyperplasie, sans doute compensatrice.
Encore faudrait-il pour que cette hypothèse ait quelque valeur, que les mêmes constatations fussent répétées.
Les formations Kkystiques que nous avons rencontrées aussi bien chez certains animaux en expérience que chez l’un des témoins, représentent vraisemblablement des débris embryonnaires et ne peuvent en aucune façon être homologués à une métaplasie thyroïdienne.