II. L’allure de l'asystolie nous donne un deuxième
élément d'appréciation.
— Il ne faut évidemment pas opérer les malades arrivés à un stade terminal, en état de « cachexie cardiaque ».
— De même, si une altération rénale importante coexiste avec l’asystolie, il faut s’abstenir.
— En dehors de ces cas extrêmes, il faut encore écarter une asystolie rapidement progressive, quelle qu’en soit l’étiologie.
— Au contraire, une évolution aggravée par périodes, à l’occasion de fatigues, présentant une amélioration nette au repos dans l'intervalle montre un myocarde susceptible d’être à la hauteur d’un travail modeste. Nous y trouverons une des meilleures indications.
D'où à ce propos encore, l’intérêt d’une étude prolongée de l’évolution de la maladie.
— Notons que l’existence d’arythmie complète n’est pas une contre-indication.