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Pendant les premiers mois de la grossesse les propriétés moices du muscle utérin sont relativement faibles. KNAUS pouvait montrer que le ramollissement de l’utérus est en rapport avec une diminution du tonus. L’imbibition séreuse conditionne l’extensibilité élastique. De part sa souplesse l’utérus se déprime devant l’attaque. « Moins un pneu est gonîlé, dit METZGER, plus facilement il boit l'obstacle. Ce modelage est le meilleur moyen de protection que j’appellerai « passive ».
Mais dans d’autres cas apparemment plus fréquents, la protection est « active ». L’utérus est alors sensible à l'excitation — l'irritabilité entre en jeu — il se contracte autour de l’œuî sans pouvoir le décoller dans des conditions normales.
L'irritabilité utérine est fonction de la rétractibilité et de la tonicité du muscle, liées à des facteurs vitaux nutritifs, circulatoires et nerveux. Cette tendance à la rétraction est entretenue en dehors de l’élasticité des fibres par des excitations continues (circulatoires utérines) ou intermittentes (alimentaires, médicamenteux, mécaniques, fœtales).
La tonicité s’oppose à l’allongement du muscle. Son plus haut degré est la contraction. L'extension du muscle, la tension sanguine intrapariétale, l'intensité des excitations nerveuses l’augmentent, elle est abaissée au contraire dans des conditions opposées: diminution de la tension intraovulaire, diminution de la tension vasculaire, réduction des excitations nerveuses, perte de l’érectilité du muscle (en cas de déchirure).
Les contractions utérines deviennent plus fréquentes vers la fin de la grossesse. Alors que dans les premiers mois, le phénomène de la contraction se produit lentement et sous forme d’une onde péristaltique, l'utérus près du terme est pris d’un seul bloc. Ces phénomènes sont en relation — semble-t-il — avec la maturation des fibres utérines, l’excitabilité progressive du système nerveux autonome et sous la dépendance des glandes endocrines que nous étudierons à part.
L’excitation mécanique joue le plus grand rôle pour le muscle lisse. II est à retenir que le muscle flaccide y répond par une contraction, tandis que le mulcle à l’état de contraction tonique au contraire réagit par un relâchemint.
Les excitations thermiques agissent de deux façons: tout chan-
Mine
&ement brusque de température devient une excitation contractive, le réchauffement progressif par contre diminue le tonus utérin (d’où certaines précautions lorsqu'on doit extérioriser l'utérus gravide).
Dans les dernières années, on a insisté sur l’antagonisme des segments. (DÉMELIN, TARLO et STIÈVE).
Les segments supérieur et moyen luttent contre le segment inférieur, où la coaptation des membranes avec la paroi utérine est faible. Pendant la grossesse la tonicité du sphincter interne du col l’emporte sur celle du corps. Certains auteurs admettent aussi une innervation différente des segments antagonistes.
Dans cette étude assez succincte de la physiologie du muscle utérin, nous trouvons un certain nombre de facteurs qui S’oppoz sent à l’expulsion prématurée de l’œuf et expliquent en partie la tolérance de l’utérus gravide.
Adressons-nous maintenant au système nerveux qui joue un si grand rôle dans les comportements de l’organe gestateur.
ÉEDUDEADEELANNERVATION, DEXxL'UTERUSIGRAVMIDE ETeDUNSYSTEME'NERVEUX PENDANT LA GROSSESSE
On connaît encore assez mal l’innervation des organes génitaux. La plupart des nerfs de l’utérus proviennent du plexus utéro-vaginal, dit plexus de Frankenhäuser, situé au niveau du col utérin. Le plexus constitue des mailles inextricables : des fibres du nerf pelvien ou érecteur, partant des branches parasympathiques, des 3° et 4° nerfs sacrés, se perdent dans les ramifications des plexus sympathiques. Le sympathique sacral représente l’innervation essentielle de l’utérus. De chaque côté se trouvent 4 à 5 ganglions symétriques d’où partent des fibres vers le plexus hypogastrique, et de là vers le plexus de Lee-Frankenhäuser. De plus, il y a des fibres nerveuses qui relient directement avec les autres organes pelviens, notamment avec le gros intestin. Aussi les contractions intestinales peuvent-elles inciter l'utérus à se contracter à son tour. On se demande si l’effet calmant du lavement laudanisé n’agit pas par cette voie.