MAD
sion. Elle semble au voisinage du terme. Poche des eaux rompue, liquide amniotique fétide. Naissance d’un garçon chétif. Au bout de dix minutes, la délivrance se fait naturellement, le placenta présente sa face fœtale, les membranes forment une coupe dans laquelle on reconnaît l’existence du placenta ci-dessus décrit. Quant au placenta frais, il est de forme régulière, d'aspect normal. Les membranes dilacérées se sont ouvertes à dix centimètres environ du bord placentaire.
Après avoir exclu une grossesse gémellaire dont l’un des œuîs se serait arrêté dans son aeveloppement, les auteurs admettent comme non invraisemblable une deuxième hypothèse suivant laquelle il s’agit d’un reliquat d’une première gestation dont le produit de conception seul avait été expulsé, bien que la femme, très réticente, nie une grossesse antérieure.
Obs. 63. (SCHOCKAERT, Bruxelles Médical, 24 déc. 1935, p. 427-328.)
Il s’agit d’une femme à laquelle on avait pratiqué, en 1930, une césarienne basse à cause d’un rétrécissement du détroit supérieur. Un an après, la patiente rentre à la Maternité, étant à terme et en travail. La césarienne est pratiquée sous anesthésie rachidienne. Le chirurgien ne trouve rien d’anormal, extraction d’un enfant vivant. Décollement facile du placenta inséré sur le fond utérin.
En examinant la face maternelle du délivre, on constate vers le centre du gâteau placentaire une espèce de vésicule légèrement saillante, du volume d’un petit œuf de poule et recouverte d’une membrane luisante semblable à la sérotine qui recouvre le reste de la face maternelle du pacenta. On ouvre la vésicule et il en sort un peu de liquide séro-sanguinolent, ainsi qu’un petit tampon de gaze, tout à fait semblable à ceux dont nous nous servons lors de nos opérations à la maternité.
Ce tampon de gaze ne pouvait venir que d’un oubli lors de la première césarienne, la femme n’a subi aucun traitement intra-utérin dans le post-partum.
Le tampon a été refoulé par les villosités choriales contre la caduque sérotine et a constitué une lacune à la surface maternelle du placenta, à la façon d’un infarctus consécutif à une hémorragie rétro-placentaire.
Obs. 64. (SIEBER in Halbon-Seitz, Handbuch der Biologie des Weibes.)
Une sage-femme de 22 ans s’introduit, par le désir de s’instruire, dit-elle, une épingle à cheveu dans l’orifice interne du col. L’épingle lui échappa et ne fut retrouvée. Depuis cet accident, la femme eut quatre grossesses et accouchements sans aucun trouble. Seulement, quarante ans plus tard, elle se plaignit de pertes fétides. Deux curetages sans succès. On fit une laparotomie et trouva dans la paroi postérieure de l'utérus une branche de l’épingle, recouverte d’épiploon. Dans la cavité
utérine, on trouvait le reste de l’éplingle entièrement incrustée et cassable.