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tiques déchiquetés, à vitalité réduite, les hématomes, forment le terrain de culture de l'infection sans qu'il soit besoin d'envisager l’action de présence d’un C. E. qui n’a, du reste, pas eu le temps encore de se manifester.
Il n’en est plus de même les premiers Jours passés.
Nous venons de rappeler qu'une plaie opératoire devait être souvent considérée comme subinfectée. A l’occasion du foyer réactionnel qui l'entoure et qui s'organise autour de lui, le C. E. semble entretenir à son contact une infection légère alors que celle-e1 disparaît du reste des tissus qui se cicatnisent. Il-se passe la même chose au niveau de petits hématomes.
Deux éventualités sont alors possibles : l'infection reste latente ou s’extériorise avec ou sans suppuration. Quels sont les facteurs qui favorisent cette aggravation de l'infection ?
— La virulence des germes joue certainement un rôle, mais, Lésné et Phocas l'ont fait remarquer : «muerobisme latent » n’était pas synonyme de « virulence microbienne atténuée ».
— L'état de la plaie joue comme dans les premières heures un rôle, semble-t-il, capital en permettant dans les tissus mortifiés la pullulation microbienne. L’épluchage de la plaie opératoire, en conséquence, est une règle en matière d’ostéo-synthèse.
— Les traumatismes que peut exercer le C. E. sur les tissus voisins rendent ceux-ci plus sensibles à l'infection. Nous reviendrons sur ce point.
— Enfin et surtout, la réaction chimique de diffu-
sion qui entoure certains C. E. nous paraît jouer un rôle primordial : quand un C. E. aseptique conditionne déjà par sa nature même ou par sa surface une réaction importante des tissus voisins, il est à prévoir qu'en cas d'infection celle-ci trouvera là, le terrain favorable à un développement rapide.
En résumé, 1l existe après toute intervention abandonnant dans les tissus un C. E. aseptique, une phase critique pendant laquelle ce C. E. peut s’infecter par des mécanismes divers. L'’extériorisation immédiate de cette infection dépendant, d’une part, du caractère irritatif du C. E. et, d'autre part, du traumatisme opératoire.
Il semble que ce soit la notion de cette phase eritique qui ait conduit à mélanger un antiseptique à une substance étrangère que l’on veut abandonner dans les tissus. Les masses de plombage pour apicolyse ou pour cavités osseuses contiennent du vioforme, de l’iodoforme, etc. On a employé des catguts 1odés ou collargolés. [Il est curieux de noter
ce retour vers l’antisepsie.
B. Les suppurations tardives
En présence d’une réaction infectieuse tardive au niveau d’un C. E. inclus, trois hypothèses seules se trouvent en présence. Il peut s’agir :
a) D'un réveil de microbisme latent ;
b) D'une métastase au niveau du C. E. d’une infec-
tion éloignée ;
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c) D’une infection ayant gagné de proche en proche. Nous discuterons la valeur de chacune de ces hypothèses.