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pellerons les exemples classiques de tétanos ou d'infections graves survenus après ablation chirurgicale d’un éclat d’obus pourtant toléré.
Certains états d’anergie : fatigue générale, dépression physique ou morale.
— N... Jean, blessé en 1915 par des éclats d’obus, présente, en 1930, un énorme phlegmon profond de la fesse gauche. Malgré les dénégations du blessé qui affirme que tous les éclats ont été enlevés et que du reste, il n’a plus jamais présenté de douleurs ou d’accidents depuis 1915, on trouve à la radiographie un éclat profond dont le siège est en rapport avec l’abcès. Cet abcès contenait du streptocoque pur. Nous n’avons retrouvé chez ce blessé aucune maladie infectieuse, ni grippe, ni angine, ni furonculose, ni même acné depuis sa blessure ; par contre, dans les semaines qui avaient précédé l’apparition de l’abcès le malade avait été surmené et très fatigué à l’occasion du commerce qu’il
tenait.
Une infection intercurrente : 11 s’agit alors d’un réveil focal à l’occasion de la mobilisation des dé-
fenses de l’organisme.
— V.., blessé en 1917, conserve un éclat d’obus sous le cuir chevelu. Il n’en a jamais souffert. En 1924, à l’occasion d’une angine un abcès apparaît au niveau de son éclat. On évacue un pus contenant exclusivement du sta-
phylocoque.
— Mme H.., conserve depuis 17 ans un fragment d’aiguille entre le 32 et le 4° métacarpien. Après sa blessure, elle a fait des accidents phlegmoneux à ce niveau. En 1931, à l’occasion de poussées de furonculose, elle refait
par deux fois, à 6 mois de distance les mêmes accidents locaux qui, du reste, ont guéri sans intervention.
Il serait intéressant d'étudier expérimentalement ces réveils d’une infection latente. On pourrait, par exemple, après inclusion de C. E. septiques, rechercher si la persistance d’un microbisme latent est en rapport avee l’irritation chimique que provoque le C. E. On pourrait chercher à obtenir l'élimination de C. E. septiques expérimentalement inclus, par des injections de doses exagérées de vaccin. Les travaux de Louis Bazy ont montré, en effet, que dans ces conditions, le vaccin ayant exacerbé l'intolérance de l’organisme pour une espèce microbienne, on peut provoquer des suppurations au niveau de foyers inflammatoires latents. On pourrait encore utiliser à l’exemple de Frund, cette propriété des rayons X d’exalter un microbisme latent et, dans l’ordre pratique 1l pourrait être utile avant une rémtervention (ostéo-synthèse) sur un foyer ayant autrefois suppuré (fracture ouverte) de prévoir par une irradiation préalable si le C. E. sera toléré.
Nous croyons que la majorité des éliminations septiques de C. E. sont le fait du réveil d’un microbisme latent ; malheureusement, quand celui-ci survient à l’occasion d’une infection générale, 1l est toujours difficile en l’absence de contrôle bactériologique de faire la preuve formelle de ce mécanisme d’intolérance. Nous allons avoir de suite à discuter l’explication la plus communément admise quand l’élimination du C. E. accompagne une maladie infectieuse.
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20 Métastase au niveau d’un C. E. inclus, d’une infection éloignée
Nombre de chirurgiens admettent que tout opéré porteur d’un C. E. inclus (ostéo-synthèse, ete.) est à la merci d’une suppuration locale au cours d’une angine, d’une grippe, d’une furonculose, ete. La localisation de l’imfection se ferait à l’oecasion d’une bacillémie transitoire qui passe cliniquement inaperçue. L’existence de ces bacillémies au cours d’infections qui semblent exclusivement locales n’est plus à démontrer aujourd’hui. Elles expliquent en pathologie toutes les complications éloignées de furonculose, d’angine, etc. Il est prouvé également qu'un hématome profond peut, dans ces mêmes conditions suppurer ; dans un cas rapporté par Bazy, l’origine de l’infection devait être recherchée dans une poussée d’acné.
H nous semble qu’on ait exagéré la menace qui pèserait ainsi sur nombre d’opérés, menace qui sous certaines conditions à remplir par le C. E. pourrait être écartée.
a) Pour prouver qu'il y a eu métastase infectieuse au niveau d’un C. E., 1l faudrait démontrer que celui-ci était stérile, et nous avons msisté sur la fréquence d’un mucrobisme latent, dont l’origine doit être rapportée à l’acte opératoire lui-même.
I faudrait également déceler le même macrobe dans le pus environnant le C. E. et dans la lésion éloignée, origine de la baacillémie. Cette preuve
Meeit,
bactériologique manque presque toujours dans les observations que l’on rapporte. Nous avons relaté plus haut le cas d’un abcès survenu au niveau d’un éclat d’obus ancien à l’occasion d’une angine ; si nous n'avions recherché et trouvé dans le pus de cet abcès du staphylocoque, nous n’aurions pu faire la preuve d’un réveil de microbisme latent et cette observation aurait compté comme un exemple d'infection secondaire à une angine à streptocoque ou à pneumocoque.
b) Pour qu'une infection générale, même éphémère ait tendance à se localiser au niveau d’un C. E. il faut qu'il y ait une raison à cet appel, et cette raison l’anatomie pathologique doit la retrouver. C’est ici qu'apparaît la liaison avec les deux autres facteurs de tolérance : facteur mécanique et surtout facteur chimique.
Nous verrons que par les traumatismes qu'il exerce, un C. E. peut entretenir à son niveau un processus inflammatoire aseptique. Nous avons déjà fait la preuve de lexistence de cette réaction en rapport avec la nature chimique de certains C. E. : fer et cuivre en particulier. Il est tout à fait logique d'admettre alors qu’une bacillémie transitoire puisse infecter ce foyer congestif au même titre qu’un cartilage de croissance ou un hématome profond.
Par contre, l’étude histologique de la réaction des tissus autour de C. E. inertes tels que l’ébonite, ne montre rien qui puisse justifier à leur niveau une pareille localisation élective.
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Nous regrettons de n’avoir pu faire chez l’animal quelques expériences à ce sujet ; nous aurions voulu après inclusion dans ses tissus, de C. E. divers et aseptiques, rechercher à leur niveau un microbe dont nous aurions secondairement infecté l’animal. Nous ne connaissons à ce sujet que l’expérience involontaire de Brissy qui, après avoir injecté du mercure en suspension à un cobaye atteint de coccidiose, vit se développer au niveau de l'injection un abcès à coccidies.