I. Cas du C. E. Mobile
Le problème est le même si le C. E. est fixe, en tontact avec un organe mobile.
— Le Fort a fait remarquer que les éclats d’obus de la plèvre sont toujours environnés d’une gangue scléreuse, dure et épaisse que la sonde cannelée ne peut dilacérer qu'avec peine. Le Fort oppose à cette constatation la minceur des capsules d’enkystement es progectiles intra pulmonaires ; dans ce cas évidemment, le projectile et le tissu pulmonaire voisin ont des déplacements solidaires.
dl semble qu'il s'agisse là d’un processus en rapport avec la saillie brutale que peut dessiner le C. E., et tendant à atténuer le traumatisme qu’exerce un frottement répété. Nous avons remarqué sur des chiens que nos appareils d'étude (plaques), fixés à Ja surface d’un os, s’entouraient d’une réaction d'autant plus épaisse que le relief de l’appareil était brusque et sa saillie irrégulière. Inversement, une des capsules, d’enkystement les plus minces que nous ayons ren-
contrées, entourait un bloc d’ébonite, volumineux, mais à contours arrondis, que nous avons laissé deux mois inclus entre les muscles de la loge postérieure de la cuisse où 1l était resté mobile.
Rappellons que les migrations de C. E. traumatiques, mis à part les cas de pénétration de ceux-ci dans le système vasculaire, relèvent soit de la pesanteur, soit des contractions musculaires. Dans ces conditions, le cheminement d’un C. E. est toujours parfaitement silencieux, ce qui explique les surprises opératoires, tant que le C. E. reste profond.
— Contremoulins, dans les thèses de Frantz et Moruzi, a insité sur la mobilité secondaire du matériel d’ostéo-synthèse comme cause de son intolérance. On peut faire remarquer que pour qu'il y ait mobilité secondaire, 1l faut qu'une première cause ait créé au contact de la pièce un processus d’ostéite raréfiante qui en permette le jeu ; celle-ci peut dépendre d’un traumatisme opératoire (mauvais taraudage, écrasement de lamelles osseuses) et aussi, nous l’avons vu, de la nature chimique du matériel employé (résorption osseuse au contact de l’acier). On peut dès lors se demander si l’ébranlement des pièces métalliques et les accidents qui l’accompagnent ne sont pas seulement le résultat et non la cause d’une intolérance d’ordre chimique, par exemple, dont l'effet se poursuit.
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