‹ La toléranceChapitre 38 sur 102 · LA FORMULE DU DROIT DE PUNIR · texte numérisé non relu

LA FORMULE DU DROIT DE PUNIR

cevoir comme suit le pouvoir coercitif de l'Église. Ni d'elle-même, ni par concession de l'Etat, l'Eglise ne peut, comme telle, porter des sanctions temporelles irréparables. Elle a possédé le pouvoir de décréter toutes les autres peines temporelles. Et nous lui reconnaissons le droit de réclamer le concours de l'État pour l'application des peines temporelles, qu'en vue de sa fin spirituelle, elle juge, dans certaines circonstances, à propos d'édicter ou de prononcer. Mais si nous voulons nous en rapporter au pouvoir originaire de l'Église, à celui qu'elle possède partout et toujours, nous estimons que sa puissance native se limite à ces peines, spirituelles ou temporelles qui trouvent leur sanction dernière dans la peine suprême de l'excommunication.

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