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III. SUITE ET PROGRÈS DE LA THEORIE

but précis de la répression, ses limites infranchissables, et les conditions de son opportunité. L'aspect nouveau de la lutte religieuse qui se circonscrit peu à peu entre la religion et l'incrédulité complète ; le peu de succès que de nouvelles hérésies peuvent se promettre ; l'adoucissement universel des mœurs, le désir et le besoin des âmes d'être gagnées par la mansuétude, n'échappent ni aux ministres de l'Eglise, ni à ses écrivains. Et s'ils étaient appelés à formuler en toute liberté des règles pratiques à l'usage d'un peuple croyant, ils sauraient assurer à la vérité une forme de protection et de tutelle d'accord avec le sentiment public et avec tout ce que notre civilisation a réalisé de véritables progrès (1).

(1) La conduite des catholiques allemands est, à ce point de vue, extrêmement significative. Le 23 novembre 1900, le centre allemand présenta un projet de loi concernant la liberté de l'exercice de la religion dans tout l'empire. Ce projet fut bientôt connu sous le nom de Toleranzantrag, et donna lieu à de vives polémiques de presse. Les attitudes respectives des catholiques, des protestants et des libéraux étatistes démontrèrent une fois de plus qu'il ne fallait pas chercher hors de l'Eglise les amis les plus sincères d'une raisonnable liberté. Voir, pour la discussion théorique des principes en cause, Laurentius, S. J. Freiheit der Religionsûbung im deutschen Reiche. (Stimmen aus Maria-Laach, 1905, t. 68. pp. 21 ss.).

316 IIIe PART. SECT. I. QUESTIONS DOCTRINALES

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