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SILLONS ET CIRCONVOLUTIONS DU LOBE PARIÉTAL

Lobe pariétal.

Le lobe pariétal se trouve tout entier sous le pariétal. Il est limité en avant par le sillon de Rolando, en bas par la scissure de Sylvius, en arrière par la scissure perpendiculaire externe.

Il se compose de la circonvolution pariétale ascendante, du lobule pariétal supérieur et du lobule pariétal inférieur.

Circonvolution pariétale ascendante et sillon post-rolandique ou pariétal transverse .

Cette circonvolution et ce sillon paraissent suffisamment déterminés par le sillon de Rolando derrière lequel ils se trouvent (Broca, de la Foulhouze, Poirier).

Selon Turner , la ligne courbe temporale correspond à Lunion du 1/3 inférieur avec le 1/3 moyen de la circonvolution, de même que pour la frontale ascendante. Le plus souvent, le sillon post-rolandique n’est que le commencement de l’interpariétal.

Dans le procédé de Muller, les trous 15 et 16, 17 et 18, 13 et 14, 27 et 28 tombent plus ou moins sur la circonvolution pariétale ascendante (v. fig. 4).

Sillon interpariétal.

Ce sillon, très important, est des plus irréguliers. Il sépare le lobule pariétal supérieur du lobule pariétal inférieur dont la topographie est du plus haut intérêt.

Heftler (1873) le fait commencer au-dessus de la branche transversale de la scissure de Sylvius, à 15 ou 20 millim. en arrière de l’extrémité inférieure de la scissure de Rolando.

Broca (1876) trouve le sillon presque toujours au-dessus du centre de la bosse pariétale.

Hare (1884 et 1888) le fait commencer àl pouce (25 millim. 4) derrière le 1/3 moyen du sillon de Rolando, de là il monte sur la longueur d’un pouce et tourne brusquement en arrière vers la scissure perpeudiculaire externe.

Reid (1884) place l’origine du sillon à 1 pouce environ au-dessus et en arrière de l’angle formé par les scissures de Rolando et de Sylvius. Le sillon monte d’abord parallèlement au Rolando environ à 3/4 de pouce (19 millim.) en arrière de lui, dans son 1/3 antérieur, puis se courbe, et sa partie postérieure se trouve à 1/2 pouce en dehors de la scissure perpendiculaire externe. La partie antérieure du sillon sépare la circonvolution pariétale ascendante du lobule du pli courbe.

Selon Horsley, le sillon naît derrière la scissure de Rolando; se dirige en haut et en arrière , puis directement en arrière, à un niveau plus bas que celui du sillon frontal supérieur; delà, il va se terminer dans le lobe occipital. En avant, il siège à mi-distance de la ligne rolandique et de la bosse pariétale, entre cette même bosse et la ligne médiane Ces rapports , d’après Horsley lui-même, seraient inconstants.

Pour la détermination de la scissure interpariétale Dana a établi les principes suivants :

1° Déterminez la ligne de localisation du sillon de Rolando, 2° celle de la scissure de Sylvius, 3° celle de la scissure parieto-

occipitale ; 4° marquez la position de la bosse pariétale ; 5° déterminez un point au niveau de la courbure de la ligne Rolandique et à 2 centim. plus en arrière; 6° à partir de ce point tracez une ligne courbe à concavité inférieure, se dirigeant en arrière et en haut pour passer à égale distance de la ligne Rolandique et de la bosse pariétale, et plus loin à mi-chemin de la ligne sagittale et de la même bosse ; cette ligne doit être continuée en arrière jusqu’à un point exactement en dehors de l’extrémité externe de la scissure perpendiculaire externe. La courbe que décrit cette ligne correspond à la scissure interpariétale. Le lobule pariétal supérieur siège au-dessus de cette ligne ; le lobule pariétal inférieur au-dessous.

Nous avons fait sur le sillon interpariétal un certain nombre de recherches. Ce sillon est des plus variables de formes et de rapports. Néanmoins, nous avons été frappé du peu de variations de la distance qui sépare sa partie la plus élevée de l’astérion. Cette distance s’est trouvée 19 fois sur 20 entre 80 et 100 millim., tandis que la distance du même point du sillon à la ligne sagittale a varié de 10 à 66 millim.

Lobule pariétal supérieur .

Le lobule pariétal supérieur est situé en arrière de la circonvolution pariétale ascendante, et au-dessus du sillon interpariétal, en avant de la scissure perpendiculaire externe. Nous avons peu de choses à en dire ; ses rapports sont établis par ceux de ses limites.

Selon Turner, ce lobule se trouve dans les aires pariétales supérieures, c’est-à-dire au-dessus de la ligne courbe temporale.

Muller a trouvé dans son procédé, le lobule pariétal supérieur sous les trous 27 et 28, 25 et 26, 33 et 34. (Y. fig. 4.)

Lobule pariétal inférieur.

Ce lobule se compose de deux gyrus, à cheval, l’un sur la scissure de Sylvius, l’autre sur la scissure parallèle. Le 1er s'appelle lobule du pli courbe ou gyrus supramarginalis , le second pli courbe, ou gyrus angularis.

On a recherché les rapports de la bosse pariétale avec ces circonvolutions.

Turner (1873) a trouvé que la bosse correspond si constamment au lobule du pli courbe, qu’il appelle ce lobule circonvolution de la bosse pariétale.

Byrom-Bramwell adopte cette manière de voir.

Pozzi (1877) après avoir examiné les pièces du laboratoire d’anthropologie, conclut que le milieu de la bosse pariétale correspond à la partie supérieure du lobule du pli courbe, et que le pli courbe se trouve en moyenne à 3 centimètres en arrière.

Pour Dana (1889), la bosse pariétale correspond à peu près au milieu du lobule pariétal inférieur. Poirier n’admet pas que les rapports de cette bosse soient aussi invariables que le prétend Turner.

Sa détermination sur le vivant est fréquemment chose impossible, sur les vieillards principalement. Quoiqu'il en soit, Pozzi conseille de la chercher avec le doigt ou avec le compas d’épaisseur (elle correspond aux extrémités du diamètre transverse maximum).

Anderson et Marins (1889 disent qu'elle est située généralement à mi-distance d’une ligne partant d'un point situé immédiatement au-devant du conduit auditif externe et allant à la suture sagittale ; mais ses variations peuvent atteindre 1/2 pouce en hauteur et un pouce en largeur (13 et 25 milllim.)

On s’est encore servi d'autres points de repère pour déterminer les circonvolutions du lobule pariétal intérieur.

Turner (1873) place le lobule du pli courbe dans ses 4 aires pariétales, c’est-à-dire au-dessus et au-dessous de la ligne courbe temporale et en avant et en arrière d’un pian vertical passant par les bosses pariétales. 11 place le pli courbe en arrière du lobule du pli courbe dans les zones postéro-pariétales inférieure et supérieure, c’est-à-dire en arrière du plan vertical passant par les bosses pariétales.

Muller (1889; a déterminé le pli courbe ou gyrus angulaire à l’aide de son ingénieux procédé. Il joint les 65/100 de ses 2 arcs horizontal et sagittal, et prend 57/100 sur la ligne de jonction. Il a trouvé des variations a.ssez étendues dans la situation de ce gyrus. — En outre, ses trous 31 et 32 tombent dans le pli courbe. (V. fig. 4.)

Poirier a obtenu constamment sur 20 hémisphères cérébraux, des résultats précis en prenant sur la ligne courbe « naso-lambdoïdienne » 10 centim. à partir du lambda pour le lobule du pli courbe et 7 centim. pour le pli courbe. Il tombe ainsi sur la partie inférieure du lobule du pli courbe et dans le 1/3 moyen du pli courbe.

Nous avons longtemps cherché avant de trouver un procédé pratique de détermination du lobule du pli courbe et du pli courbe. Le procédé que nous croyons le plus précis et le plus simple est le suivant : pour découvrir le lobule du pli courbe, trépanez sur une ligne (facile à construire) qui va du sommet du sillon de Rolando à l’astérion, à 15 millim. au-dessus du point où cette ligne est croisée par la ligne orbito-lambdoïdienne. Ce procédé nous a donné d’excellents résultats : les couronnes de trépan découvrent le milieu du lobule , un peu au-dessus de la terminaison de la scissure de Svlvius. — Pour trouver le pli courbe, trépanez à 2 centim. en arrière du même point de jonction des deux lignes « rolando-astérique » et « orbito-lambdoïdienne » (V. fig. 16).

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