SILLONS ET CIRCONVOLUTIONS DES LOBES TEMPORO-SPHÉNOÏDAL ET OCCIPITAL
Sillous et eirconvolutious du lotie temporosphénoïdal.
Les anatomistes se sont peu occupés de rechercher les rapports des sillons et circonvolutions de ce lobe avec la boîte crânienne. Nous avons vu ceux de son bord inférieur à propos du bord inférieur du cerveau.
Pour Broca (1876) le sillon sous-sylvien ou scissure parallèle de Gratiolet, et les 2 premières circonvolutions temporales sont suffisamment déterminées quand on connaît la situation de la scissure de Sylvius qui leur est parallèle. Pour la 3e circonvolution temporale, on sait qu’elle correspond à la base de l’écaille temporale, puisqu’elle forme le bord externe de Thëmisphère.
De la Foülhouze (1876) trouve, comme Broca, qu’il est inutile de les déterminer davantage.
Pour Turner (1873), le lobe temporo-sphénoïdal correspond en grande partie par ses 2/3 antérieurs au temporal et à l’aile du sphénoïde ; il dépasse en outre la suture écailleuse en avant et en arrière.
Ecker (1876) trouve que la suture écailleuse suit dans une petite étendue le trajet du sillon temporal.
Pour Reid (1884) le sillon parallèle se trouve à 1 pouce (25mm,4) sous la scissure de Sylvius, et le 2e sillon temporal à 3/4 pouce (19 millim.) sous le sillon parallèle.
D’après Broca, pour découvrir la circonvolution temporale supérieure, il faut prendre sur une ligne horizontale 5 centim. à partir de l’apophyse orbitaire externe, '2 centim. par conséquent sous le pied de la 3e frontale.
Pour Dana (1889), une ligne horizontale passant par l’inion et le centre de l’orbite limite en bas les lobes temporal et occipital; une autre ligne oblique, passant par le centre de l’orbite et le lambda passe au milieu du grand axe du lobe temporal parallèlement à la 2e circonvolution temporale.
Dana admet les résultats de Reid pour la détermination des sillons temporaux : le premier est parallèle à la scissure de Sylvius et court à 2 cent. 5 au-dessous, le second est à environ 2 centim. sous le premier.
Dans le procédé de Muller , les trous 13 et 14. 23 et 24, 21 et 22, 29 et 30 tombent sur le lobe temporal (V. figure 4, page 32).
Poirier place le sillon parallèle à 12 ou 15 millim. au-dessous de la scissure de Sylvius, il lui donne donc une épaisseur moindre que Reid et Dana.
Il conseille pour ouvrir les abcès d’origine temporale de trépaner sur la verticale passant par le méat auditif, à 3 centim. au-dessus de ce méat , et non de suivre les procédés de Bergmann et de Macewen. Bergmann trépane un peu en avant et au-dessus de l’angle postérieur et inférieur du pariétal ; il détermine cet angle en traçant une ligne du méat auditif à la protubérance occipitale externe, et en élevant sur cette ligne une perpendiculaire de 4 à 5 centim. en arrière du méat. Ce procédé conduit sur la partie la plus reculée du lobe temporal, tandis que celui de Poirier fait tomber en plein dans la 2e circonvolution temporale. Macewen prend 6 centim. au-dessus du
conduit auditif externe, mais ce procédé fait découvrir la scissure de Sylvius.
M’Bride et Muller conseillent, suivant Hare, de trépaner à 1/2 pouce (12mm,7) au-dessus du méat pour évacuer les abcès d’origine lympanique. Le point découvert se trouve sur la ligne orbito-iniaque.
Lobe occipital.
Ce lobe siège en arrière de la scissure perpendiculaire externe, et au-dessus de la tente du cervelet.
Ses circonvolutions sont « trop étroites et trop peu importantes pour mériter de donner lieu à des recherches topographiques spéciales. » (Broga 1876).
Cependant, Broca donne des indications qui permettent de déterminer très approximativement le sillon occipital supérieur : il est sur le prolongement de la ligne qui indique le trajet du sillon pariétal, eton sait d’autre part, qu’il va aboutir à la pointe du lobe occipital, pointe qui correspond à l’inion.
Dans le procédé de Muller (1889), les trous 33 et 34, 31 et 32, 29 et 30, 37 et 38, 35 et 36 tombent dans le lobe occipital. (Y. fig. 4). — L’examen attentif de notre pl. II , fera voir que le lobe occipital , à peu près tout entier situé en arrière de la suture lambdoïde, qui est elle-même sensiblement parallèle à la scissure pariéto-occipitale , peut être partagé en 3 surfaces cunéiformes dont la base regarde les lobes pariétal et temporal (elle répond aux plis de passage occipito-pariéto-temporaux) et le sommet à la terminaison cunéiforme elle-même du lobe occipital. Eh bien, on peut dire d’une façon très générale, que la lrc circonvolution frontale occupe l’étage supérieure du lobe, la seconde l’étage moyen, et la 3e l’étage inférieur.