RAPPORTS DES PARTIES PROFONDES ET DU CERVELET
Rapports de l lnsula de Reil.
On s’est généralement peu occupé des rapports de l’insula de Reil, car ils ne présentent pas d’intérêt pratique immédiat.
Voici ce qu’en a dit Heftler, le seul anatomiste qui, à notre connaissance, s’en soit occupé d’une façon un peu complète.
Heftler dit qu’une aiguille enfoncée horizontalement au sommet de la suture temporale pénètre vers le milieu de l’insula. Dans la « norma parietalis », la suture coronale correspond en moyenne à la partie antérieure de l’insula ; l’aiguille plongée verticalement par la suture fronto-pariétale à 4 centim. en dehors de la suture sagittale, pénètre dans le 1/3 antérieur de l’insula. D’après la « norma frontalis », l'aiguille pénètre dans l’insula quand elle traverse le crâne horizontalement à 5 millim. au-dessus du bord orbitaire, et de 35 à 40 millim. en dehors de la ligne médiane du front. D’après la « norma occipitalis », l’aiguille pénètre dans l’insula quand on la plonge dans une direction horizontale à 4 centim. d’un point situé à 1 centim. au-dessous de l’union de la suture sagittale avec la suturelambdoïde.
Turner s’est contenté d’indiquer quel’insula était en rapport médiat avec la grande aile du sphénoïde et le ptérion, et Férê nous a appris que le plan qui limite en arrière la couche optique limite également la partie postérieure de l’insula (Fig. 9).
Ces rapports n’ont qu’un intérêt secondaire ; nous en dirons autant de ceux des ganglions centraux.
Rapport» (les ganglions centraux avec la voûte (lu crâne.
Les ganglions centraux sont situés partout fort loin de la voûte du crâne. Leurs rapports ont néanmoins été étudiés par Féré.
Fig. 9, — Cette figure est destinée à montrer les rapports des parties profondes du cerveau avec les parties superficielles et avec le crâne, d'après Féré.
C, ptérion. — B, bregma. — F1, F2, F3, lre, 2°, 3e circonvol. frontales. - T*. T2, T3, lre, 2e, 3e circonvol. temporales. — O1, O2. O3, lre, 2°, 3e circonvol. occipitales. — PS, lobule pariétal supérieur — Pi, lobule pariétal inférieur. — R R', sillon de Rolando. — S, scissure de Sylvius. — K E, R' H, plans qui limitent en avant et en arrière les noyaux gris centraux. — N M, plan qui limite en haut les ganglions centraux.
Féré (1875) a indiqué trois coupes qui limitent les ganglions centraux (Y. fig. 9). La première verticale et transversale, passant à 4 centim. de l’extrémité antérieure du cerveau, entame légèrement la parlie antérieure du noyau intra-ventriculaire du corps strié ; la seconde, verticale et transversale, passant par le sommet de la scissure de Rolando et l’astérion, à 1 centim. en arrière de l’apopuyse mastoïde, limite en arrière les couches optiques ; la troisième, horizontale, passant à 3cent-,5 de la convexité des hémisphères, ou à 4 1/2 de la convexité de la tête, limite en haut les noyaux gris. (Le 1er plan passe par les 2 ptérions).
Dana a reproduit les indications de Féré dans ses règles de topographie cranio-cérébrale.
Cervelet.
Les rapports du cervelet sont faciles à établir, le cervelet se trouvant en-dessous du sinus latéral, et par conséquent de la ligne courbe occipitale supérieure.
Poirier insiste sur les rapports du cervelet et sur les moyens de le découvrir par la trépanation ; il dit : « au- dessous de la ligne du sinus, mais à un bon centimètre au-dessous de cette ligne pour éviter sûrement le sinus latéral, c’est le cervelet. Plus pratiquement encore, on peut joindre par une ligne droite le sommet de l’apophyse mastoïde à la protubérance occipitale externe et trépaner au milieu de cette ligne. »
Poirier appelle en outre l’attention sur ce fait que le 1/3 postérieur de l’apophyse mastoïde correspond au cervelet, et raconte qu’il l’a vu découvrir par des chirurgiens qui trépanaient l’apophyse mastoïde.