Partie supérieure, distance de la suture 0,015 (3 à
Une seule fois sur 25 elle passait en avant de la suture.
b) Le 2e rameau important, rameau postérieur de la branche antérieure, naît 18 fois sur 25 sur la face interne de l’écaille du temporal, passe sur le bord supérieur de cette écaille à 38 millim. en arrière du ptérion (17 à 55) ; à la partie moyenne du pariétal, il se trouve à 54 millim. en arrière de la suture coronale (45 à 75). Plus haut, le vaisseau se dirige obliquement vers le bord supérieur du pariétal, mais avec des inflexions très variables.
c) La 3e branche, méningée postérieure, émerge de l’écaille du temporal à 58 millim. en moyenne en arrière du ptérion (53 à 67), puis se rapproche de la suture lambdoïde, à laquelle elle est quelquefois parallèle.
C’est donc la lre surtout qui est à peu près fixe.
La branche antérieure est par conséquent bien en avant du sillon de Rolando ; elle est à quelques millimètres en avant de la branche verticale de la scissure de Sylvius ; l’extrémité externe du sillon est de 20 à 25 millim. en arrière de la branche antérieure, et plus en arrière encore en haut. Les rapports des 2 autres branches sont beaucoup moins constants; pourtant , la 2e est en arrière du sillon , et même le plus souvent de la pariétale ascendante.
La détermination sur le vivant n’est possible que pour la branche antérieure de la méningée ; elle se fait au moyen du ptérion et du bregma. Or Féré a trouvé le ptérion à 18 millim, en arrière de l’apophyse orbitaire externe chez la femme, et à 25 millim. chez l’homme. Donc , l'extrémité inférieure de l’artère sera de 23 à 30 millim. en arrière de l’apophyse orbitaire externe.
Pour Marchant, il faut compter en arrière du bregma, 16 ou 17 millim. environ. La distance de l’artère au sillon est en bas de 20 à 25 millim., en haut de 38 chez la femme, 31 chez l’homme. La branche moyenne est distante de l’apophyse orbitaire externe de :
La branche postérieure est à 83 millim. en arrière de l’apophyse orbitaire externe chez l’homme, à 76 chez la femme. L’axe vertical de l’apophyse mastoïde croiserait sa direction (Marchant.)
Au niveau de son origine
Hommes.. 63.
Femmes.. 72.
A la partie moyenne du pariétal
Pour Dana, la seule branche dont le chirurgien ait à s’occuper est cette branche méningée moyenne antérieure ; c’est également la seule dont parle Hare dans son travail sur la topographie cranio-cérébrale.
Selon Poirier, pour arriver sur l’artère méningée moyenne, Jacobson conseille de trépaner à 5 centim. en arrière et à 12 millim. au-dessus de l’apophyse orbitaire externe; Yogt à l’intersection d’une horizontale située à 2 travers de doigt au-dessus de l’arcade zygomatique, et d’une autre verticale passant à un travers de pouce en arrière de la branche montante du malaire. Ces 2 procédés seraient exacts ; néanmoins Poirier conseille d’élever une perpendiculaire sur l'apophyse zygomatique à égale distance du bord postérieur de l’apophyse montante du malaire et du conduit auditif , et de prendre 5 centim. au-dessus de l’apophyse zygomatique sur la perpendiculaire. Ce procédé lui a toujours réussi sur 30 cadavres.
Nous avons également fait quelques recherches sur la direction de l’artère méningée moyenne. Nous en retiendrons ce seul fait, en contradiction avec les opinions précédentes, que la branche antérieure de l’artère méningée, située d’abord de 5 à 10 millim. en arrière du ptérion, monte le long de la suture coronale en conservant la même distance, et même quelquefois s’en rapproche de façon à se diriger vers le bregma. Quant aux branches postérieures, nous les avons trouvées assez variables.
Nous avons fait figurer les rapports des artères du cuir chevelu et de la dure-mère dans la figure 11.
Fig. 11, destinée à montrer: 1° les rapports des artères du cuir chevelu et de la dure-mère avec le crâne et avec les circonvolutions; et 2° les rapports des sillons et circonvolutions du cerveau et avec les sutures du crâne. — Les artères sont représentées en rouge, — les sinus latéral en bleu. — Les lignes pointillées correspondent aux artères de l’intérieur du crâne, les lignes pleines à celles de l’extérieur.
RR, sillon de Rolando. — SS, scissure de Sylvius. — PO, scissure pariétooccipitale. — III. sillon interpariétal. — F1, F2, F3, lre, 2e, 3e circonvolutions frontales. — Fa, circonvolution frontale ascendante. — Pa, circonvolution pariétale ascendante. — Pi, lobule pariétal inférieur. — PS, lobule pariétal supérieur. — Pc, pli courbe. — T1, T2, lrc, 2e circonvolutions temporales. — TT, ligne courbe temporale inférieure. — T', ligne courbe temporale supérieure* — a?, sléphanion supérieur. — LL, sinus latéral. — TS, artère temporale’ superficielle. — 00, artère occipitale. — a, artère auriculaire postérieure. — Mai, artère maxillaire interne. — M, artère méningée moyenne. — ME, artère méningée moyenne antérieure. — MEP, artère méningée moyenne postérieure.
Rapports «les veines et «les sinus.
Parmi les veines et sinus du crâne, nous n’avons guère à nous occuper que du sinus longitudinal supérieur et du sinus latéral.
Le sinus longitudinal supérieur se trouve à droite de la ligne médiane, de façon que son bord gauche coïncide avec la ligne médiane et que son bord droit coïncide avec la ligne qui réunit les extrémités des dentelures de la suture sagittale (Horsley). Dana n'est pas de l’avis de Horsley; pour lui. le sinus longitudinal supérieur est généralement un peu à gauche de la ligne médiane.
Poirier assigne au sinus une largeur moyenne de 1 centim., largeur triplée par les lacs sanguins et confluents veineux situés sur les côtés. Pour cette raison, on le trouve jusqu’à 1 centim. 1/2 de la ligne médiane.
Pour le déterminer, Poirier conseille non pas de chercher la ligne médiane à vue d’œil, mais de mesurer la distance bi-auriculaire et d’en prendre la moitié.
En arrière, le sinus se jette dans le pressoir d’Hérophile. Le pressoir d’Hérophile est approximativement sous Timon. (Il est toujours situé sous la protubérance occipitale interne.)
Mais, pour Rieger, la protubérance occipitale externe ne répond à l’interne qu’une fois sur deux ; la différence de niveau ne dépasserait toutefois jamais 15 millim.
Le sinus latéral est situé sous une ligne qui va de Tinion à l’astérion, il passe sous l’angle postérieur et inférieur du pariétal (Dana).
Pour Poirier, sa portion horizontale répond à la ligne courbe occipitale, à Tastérion,à la suture pariéto-mastoïdienne, et sa portion oblique au 1/3 moyen de l’apophyse mastoïde. Sa portion horizontale correspond à la ligne « naso-inienne », et pour la déterminer chez le vivant, il suffit de prolonger en
arrière jusqu’à l’inion le bord supérieur de l’apophyse zygomatique. Sa largeur est de 1 1/2 centim.
Nous avons fait quelques recherches sur la situation du sinus latéral, elles nous ont donné les mêmes résultats qu’à Poirier ; pourtant l’axe de la portion oblique du sinus latéral nous a paru de 2 ou 3 millim. environ en arrière du milieu de l’apophyse mastoïde.
Le sinus sphêno-pariêtal de Breschet a été bien étudié par Poirier au point de vue de ses rapports. Tantôt ce sinus n’est que la veine méningée moyenne, tantôt il est une anastomose entre le sinus longitudinal supérieur et le sinus caverneux. Trolard et Knott n’admettent que la première de ces deux propositions. Ce sinus est parallèle à l’artère méningée moyenne dans presque tout son trajet, mais s’en écarte en haut et en bas. Il est situé un peu en avant de la région que l’on trépane pour découvrir la zone rolandique.
Enfin, disons que selon Poirier , la veine mastoïdienne parfois très grosse, traverse obliquement le 1/3 moyen de l’apophyse mastoïde.
Mais il faut savoir que ces sinus sont sujets à nombre d’anomalies. C’est ainsi que l’on a observé l’absence du sinus longitudinal supérieur, sa bifurcation au-dessus de la protubérance occipitale interne, ses branches de division longeant la suture lambdoïde pour aller se jeter dans le coude du sinus latéral, etc. ; — de même les sinus latéraux, sont dans des circonstances exceptionnelles, tantôt absents, tantôtrudimentaires, et d’autres fois, un peu diminués de calibre, sortent tous en tiers par le trou mastoïdien et se continuent avec la veine jugulaire externe. (Voy. Ch. Debierre , Traite d'anal. I, p. 680).