‹ La Toscane au moyen âge; architecture civile et militaireChapitre 13 sur 21 · PONTE-VECCHIO · texte numérisé non relu

PONTE-VECCHIO

ils n’indiquent pas au restaurateur la manière dont les terrasses étaient couronnées.

Sur la façade latérale des boutiques, au milieu du pont, on remarque à l’angle un tore qui se retourne & qu’on peut prendre pour l’appui des créneaux; l’hypothèse de ces créneaux était d’autant plus probable que le pont précédent, dont les armes du quartier d’Oltrarno nous ont conservé l’effigie, était terminé de la sorte & que le nouveau, soit comme souvenir, soit par manière d’ornement, avait dû hériter de ce diadème martial. Telle était notre pensée, lorsqu’une miniature du Villani de la bibliothèque Chigi vint heureusement la confirmer en nous montrant ses parapets crénelés à la fin du xive siècle.

Ces faces extérieures avaient un aspect sévère; la fameuse statue de Mars qui ornait l’entrée de l’ancien pont avait été emportée par l’inondation de 1335, & les fenêtres mêmes y étaient prohibées par un règlement de voierie.

On trouvera sur les deux planches que nous consacrons au Ponte -Vecchio la restauration inspirée par ces documents, & les dessins des manuscrits & inscriptions dont nous invoquons le témoignage. Une perspective le représente débarrassé des surcharges & accompagné de tours voisines aujourd’hui dérasées.

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