‹ La Toscane au moyen âge; architecture civile et militaireChapitre 14 sur 21 · COLONNES CRUCIFÈRES · texte numérisé non relu

COLONNES CRUCIFÈRES

propos d’une victoire, d’une entrevue royale, d’un miracle, on érigeait souvent des colonnes surmontées de croix. A Florence deux colonnes rappellent cette coutume, l’une dite del Trebbio, souvenir, dit -on, d’un triomphe militaire & d’un ancien monument du même genre, l’autre de San-Zenobio, qu’on éleva à la place d’un arbre desséché auquel le contact des reliques du saint rendit tout à coup ses feuilles & ses fleurs.

La première passe pour l’œuvre de Jean de Pise ou d’un de ses disciples; sculptée en 1308, elle porte à sa cymaise cette inscription : Sanctus Ambrosius cum sanclo Zenobio propter grande misterium hanc crucem hic locaverunt & in MCCCVIII noviter.

La seconde, beaucoup plus moderne, d’après les caractères encore lisibles sur le chapiteau, doit être attribuée à l’année 1430. Au-dessus d’une autre inscription gravée à lest, on voit un arbre en fer forgé qui rappelle le miracle & l’origine du monument. Un luminaire en fer, délicatement travaillé, se garnissait de cierges les jours de fête patronale , & semblait couronner la colonne de l’auréole même du saint martyr.

Postea millems tercentum quinque novencis

Pulchrior ornatu factus fuit & rénovants.

Hic puer ostendit breviter quœ facta fuerunt.

Voici celle au couchanc écrice en italien : Nel trentatre dopo il mille trecento il ponte cadde per diluvio d’acque — poi dodici anni corne al comune piacque. fatto fa con questo adomamento.

Peintura- de- Taddeo ûuddi

Lornire-

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