‹ La ToscaneChapitre 13 sur 16 · FLOU · texte numérisé non relu

FLOU

ne iii*éteUl« donc point; de grâce,

parle bns. »

Entre ces deux figures s'élève la slatue de Julien.

Le monument de Laurent porte deux figures, emblèmes de l'aurore et du crépnseule, superbes aussi, et que domine celle du prince. Celle dernière statue est si pleine de vie , que chaque ■visiteur est étonné, cummc le lutCbar- Ics-Quint, de ce qu'elle ne se lève point pour parlw.

La Yiei^e tenant son fils dans ses ]waa,Yi»à*yis de l'autel , est encore une œuvre de ce prodigieux génie. Quel malheur que de tout cela les deux statues des princes soient les seules achevées! L'autel et les candebibres ont aussi été traTaillés par Michel- Ange.

ta ek^telle diteale âe St. «Laurent marque une troisième époque de l'histoire des Médicis, et contraste cotnplétement avec la rude simplicilé de l'église fondée par Jean, et avec l'adioirable sacristie commandée par Léon.

Le premier des grands-ducs de ce nom, le premier Médicis qui prit, et par le fait et par la fomie , un pouvoir souverain sur son pays , Côroe l". , résolut d'élever pour lui et ses descenflans une sépulture qui surpassât en magnificence toutes celles cônnues jusqu'alors. Yasari fournit le dessin qui fut exécuté sous le régne de Fei^ dinand

L'iLilie n'a rien de plus som'itucuT que cette chapelle , qui cependant est loin d'être de bon goût. Elle est de forme ocU^ooe ^ d'un ordre oomposUe. Des pilastres de jaspe s'élancent de leur base demariirc; leurs chapiteaux sont en bronze, et surmontés de corniches de ïieau granit d'£lbe et de jaune antique. Les écusson^ des armoiries sont en pierres pré-

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cieuses. Les tombeaux sont en granit é£ry[)tien, en jaspe vert de Corse et en jaspe varié de Sirile , et ils supportent les lourdes elE^ies d'une grandeur passée, dont les couronnes reposent surdescoussins ornés de rabis et de topazes, et sculptés dans la Calcédoine orientale. On voit des fragmens de porphyre et de granit étonnés de se trouver mêlés à la poussière aznrL'o du lapis lazuli et aux parcelles bnliautes delà nacre.

N'aTex-Tons pas cru lire la description d'un palais de fée? Le grand«duc Ferdinand conçut un instant , dit-on , le projet d'y pincer le saint-sépulcre, que 1 émir Faccanlin El)neman, venu à Florence en i6i3, et qui se disait descoidu de Godefiroy de BouiUon, lui promettait d'enlever de Jérusalem.

Le tombeau de Dieu au milieu des tombeaux de sa famille, ce n'était pas précisément un mouvement d'humilité chrétienne.

Dix il douze années sont , à ce qu'on «ssure , encore nécessaires pour tennis ner cette chapelle. Les dépenses res»

tant h faire sont évaluées k près de rix millions.

D;ins le clottre de l'église Snn-Lorerizo, élevé d'après le dessin de Brunellesco, on trouve la statue de l'historien Paul Jove, puis un escalier i^aA conduit il la bibliothéqueLaurentienne, un de ces foyers illustres dans les annales des lettres, et qui passa longtemps pour le plus riche de l'Europe.

Nous ne saurions prendre, pour nous y introduire, un meilleur guide que M.Talef7.

Védifioe, commencé par Michel- Ange, a été terminé par Yasari

L'intérieur de la salle est d'une ar> chitecture régulière et sajre. Les vitraux, coloriés et d'une extrême élégance, répandent un jour mystérieux

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