LE PORTRAIT
SOIT au faîte, en façon de couronne, assemblés. Soit flottant derrière Elle en tresses vagabondes, Ses cheveux où ruisselle un or égal aux blés, Font que je l'ai choisie entre toutes les blondes.
Sa levre est une fleur, ses yeux jamais troublés Reflètent un cœur pur dans leurs tranquilles ondes, L n printemps, sous ses pas, naît en gerbes fécondes Des sept châteaux du Rêve, elle porte les clés.
C'est Hélène, parée, à l'éclat des bougies.
C'est Diane, quand Elle est nue et que son front
Seul, armé de pudeur, repousse au loin l'affront.
Elle honore les dieux, sa voix s'enfle à leur Gloire, Et les amours, en foule, assiègent son logis Ouand ses doigts bien appris font soupirer l'ivoire.