‹ La tour d'ivoireChapitre 26 sur 42 · VC-J, VC- V«^â. V«^^^'Vc^.. Voa/V^a-'\«^îy · texte numérisé non relu

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VOUS riez. Je promène un front mélancolique Tant votre insouciance a troublé ma raison. Vous dansez, emportée au bruit de la musique, Et d'un vide sonore emplissez la maison.

On dit que vous n'avez, comme dans la chanson, Au côté, qu'une roue à ressort mécanique, Barbare ! relâchez mon cœur de sa prison Ou qu'à le traiter mieux votre enfance s'applique

J'ai beau vous étaler ma peine à tous moments, Vous ne prenez plaisir qu'aux vair.s ajustements Et qu'aux miroirs, où votre image est reflétée.

Mais songez que la Vie a de cruels retours, Vous qui m'avez rendu semblable à Prométhée Oui nourrit de son foie un éternel vautour !

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OUOI que l'on ait écrit sur la princesse Hélène, Qui naquit de Léda et d'un Cygne emprunté, Vous ne lui cédez pas, je le jure, en Beauté. Comme Elle, d'un rosier vous tenez votre haleine.

Comme Elle, votre gorge, à l'étroit dans sa gaine, Rayonne et d'un beau marbre a la solidité. Lorsque vous me parlez, il semble qu'une chaîne M'enveloppe, invisible, et me lie au coté.

SO LA TOl'R D'IVOIRE

Mais vous avez aussi la longue perfidie

D'Hélène, qui riait au sein de l'incendie,

Quand de Troie, avec force, éclataient les remparts.

Depuis que je vous aime, une sourde épouvante

Me tient l'âme crispée et la chair haletante,

Et je marche, entouré d'éclairs et de poignards,

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VOLS me fuyez sans cesse et ne voulez m'entendre Ah ! que ne suis-je un dieu, me riant des verroux. Comme de l'or en pluie, on me verrait descendre A travers les rideaux que vous tirez sur vous.

Sans redouter votre œil, allumé de courroux, De votre tourterelle, afin de vous surprendre, J'emprunterais le bec et le plumage tendre, Ou la forme du chien qui dort sur vos genoux.

Je meurs de ne pouvoir changer ma forme humaine. Comme autrefois Narcisse aux bords de la fontaine, Si de mon sang ne peut s'enfanter une fleur,

Qu'au moins ce vers sensible, où ma détresse est peinte, Soit à vos yeux témoin de ma vive douleur, Et, pour l'âge à venir, éternise ma plainte.

afc

Le Tombeau de la Gloire

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