DE 1867 A
Fig. 67. — Font de Bordeaux.
[La plupart des renseignements gui vont suivre sotii extraits de h publication :
« Les Grandes Usines de Turgan »)
Les grands ouvrages exécutés par G. Eiffel en France et à l’étranger, dont la plupart ont été conçus par lui, ont depuis longtemjis attiré l’attention générale. En outi-e du mérite de leur exécution, ils témoignent des importants progrès que cet ingénieur, secondé par les plus distingués collaborateurs, a réalisés dans l’art des constructions métalliques.
Ces progrès se rajtportent principalement au mode de construction des piles métalliques de grande hautiMir, aux perfectionnements apportés dans les procédés de montage des ponts droits par voie de lançage, à
APPENDICE
l’emploi rendu courant de la méthode du porte-d- faux pour les montages, à l’établissement des grands ponts en arc, et enfin à la création de tyjies de ponts portatifs démontables.
M. C. h]i(Tel, sorti de l’Ecole Centrale des Arts et Manufactures en 18515, eut dès 1858, par la direction des travaux du jiont métalli(pie de Cordeaux (fig. 67), l’occasion d’aborder les problèmes de construction dont l’étude et la pratique devaient constituer sa carrière. Ce grand ouvrage, fondé sur des piles établies à l’air comprimé, à une pi'ofondeur de 25 ?n sous l’eau, pi'ésentait l’une des premières applications qui eussent été faites de ce |)rocédé, devenu maintenant d’un emploi si général, mais alors peu connu. Cet ouvrage était en même temps l’une des plus importantes constructions en fer établies à cette époque. M. EifTcl fut chargé, comme chef de service de la Société qui avait entrepris ces difficiles travaux, de leur exécution complète, et il s’y distingua en les menant à bonne fin.
Lors de l’Exposition universelle de 1867, il fut apjielé à collaborer à sa construction, par M. J. -B. Krantz, directeur des travaux. Sous la direction de ce remarquable ingénieur, pour lequel il avait exécuté d’impoi'tants travaux sur la ligne de Drives à Capdenac iBéscau central de la Compagnie d’Orléans), il établit le projet des fermes en arc de la Cialerie des Machines. 11 s’attacha surtout à l’étude théorique de ces arcs et à la vérification expérimentale de ses calculs. Ces belles expériences, faites en grand dans les ateliers Couin, avec le concours de M. Tresca, directeur du Conservatoire des Arts et Métiers, et de M. l’ouquet, directeur de la maison Gouin, fui-ent consignées dans un Mémoire où, pour la première fois, est déterminée expérimentalement la valeur du module d’élasticité applicable aux pièces composées entrant dans les constructions métalliques. Cette valeur a été trouvée par M. EilTel de 16x10’ et est admise depuis d’une manière à peu près générale.
C’est à cette époque de 1867 qu’il fonda son établissement de Eevallois-Perret, près Paris. Cet établissement fonctionna comme Société en commandite, de 1868 h 1879, sous le nom d’Eilîel et C‘®, puis au nom de i\E G. Eiffel seul jusqu’en 1890. Il fut à cette époijue transformé en Société anonyme, sous la dénomination de Compagnie des hitablissements IGffel et postérieurement sous celle actuelle : Société de Construction de E(*vallois-Perret.
Pendant cette période de 1867 à 1890, M. Eitfel contribua à répandre
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à l’étranger le bon renom du (lénie civil fran(;ais j)ar les travaux inctalli(|ues de toute nature, ponts èt charpentes, ipi’il exécuta dans scs ateliers 'de Levallois. Pour indi(picr leur imporlance, sans y coinprendi’c inènu' Tenli’eprise générale des écluses de Panama, il nous sullira de dire rpi’ils n'présentent un tonnage de plus de ho millions de UilogramuK's de fer, dont la moitié pour ponts de ediemins de 1er, et im cliilTre d’affaires, y compris travaux d’aii’ com|)rimé, de maeouneric, ('le., d(' plus de 70 millions de IVancs.
Nous ajouterons <jue la plupart de ces travaux ont été exécutés pai‘ sa Maison sur ses j)rojets, après des concours internationaux où liguraient les premiers ateliers de couslruclion de l’Purope.