Avant-projet de la Tour actuelle
C’est l’ensemble de ces recherches qui me conduisit tout de suite à considérer comme réalisable, à l’aide d’études approfondies, l’avant-projet que deux de mes plus distingués collaborateurs, MM, Emile Nouguier et Maurice Kœchlin, ingénieurs de ma maison, me présentèrent pour l’édification, en vue de l’Exposition de 1889, d’un grand pylône de 300 m; cet avant-projet réalisait, d’après des études qui nous étaient communes, le problème de la Tour de i.ooo pieds. Ils s’adjoignirent pour la partie architecturale M. Sauvestre, architecte.
Je n’hésitai pas à assumer la responsabilité de cette entreprise et à consacrer à sa réalisation des efforts que je ne croyais certes pas, à ce moment, devoir être aussi grands.
Ouoique j’aie moi-même dirigé les études définitives et l’exécution de l’œuvre avec l’aide des ingénieurs de ma maison, j’altiibue avec d’autant plus de plaisir à MM. Nouguier et Kœchlin, mes collaborab'urs habituels, la part (jui leur revient, qu(‘, soit pour les études détinitives, soit pour les travaux de montage, ils n’ont cessé de m’apporter un concours qui m’a été des plus précieux. M. Maurice Kœchlin principalement a suivi toutes les éludes avec une science et un zèle auxquels je me plais à rendre hommage.
§ 4. — Présentation et approbation des projets.
On me permettra de faire, pour l'iiistorique de cette période, de larges emprunts au magisli’al Rapporl Gênêrnl de M. Alfred Picard, inspecteur Général des Ponts et Chaussées, l’résident de section au Conseil