‹ La Tour Eiffel en 1900Chapitre 85 sur 134 · H KC K PT K) NS ET VISITES FAITES A EA T 01' U · texte numérisé non relu

H KC K PT K) NS ET VISITES FAITES A EA T 01' U

Machines cl la Tour EilTel, cette Tour (jiii, malgré ce (|u’on a dil, reste encore, onze ans après, le don qui en 1889 rendit célèbre le nom dn savant ingénieur M. Eiffel. »

Allocution de M. Ziino,

du Collège des Ingénieurs et des Arcliifectes de Païenne.

« Les chefs-d’œuvre qui l’emplissent votre Exposition universelle, au milieu desquels se dresse dans toute sa splendeur l’imposante et magnilique Tour EilTel, sont le témoigtiage de la science profonde, de l’art florissant et du mouvement indusiriel de votre grand pays.

Je bois donc au génie des ingénieurs français sous toutes ses formes, et à la santé de M. EAffel, dont le nom est connu du monde entier. »

.Allocution de M. llioinii, du Polgtechnicum Forening [?\orcège).

« Au nom de mes collègues de Norvège, j(‘ tiens à présenter mes remerciements h M. Eiffel, pour l'aimable invitation qu’il nous a adressée. 11 nous a été extrêmement intéressant de visiter en détail celte suj)erbe construction, et de contempler du sommet l’ensemble de l’Exposition, cette ^ ille admiral)le, et ses environs charmants. Nous avons vu tous les monuments, élégants et immenses, mais aucun d’eux n’arrive à la moitié du Géant. Sa pointe s’élève bien au-dessus d’eux vers le ciel, montrant à toutes les nations ce qu’un hotnme de génie peut pi’oduire avec l'industrie et l’art français. Ce monument conservera la mémoire de M. Eiffel aussi longtemps que Paris existera.

Allocution de M. J. Davidsk.n, de lu Société des Ingénieurs cicils danois,

« Grâce à l’invitation de notre bote, si aimable et si éminent, nous avons pu ce matin visiter en détail l’iin des plus grands chel's-d'œuvre français, et jouir du magni(i(pic j)anoi’ama qui se déroule du sommet de la l’oiir Eiffel,

« Panorama vraiment grandiose!

LA TOl'R KIFFEL FN 1901)

« On aperçoit, se groupant autour de sa base, l’Exposition universelle, qui a riMini, condensé, j»our ainsi dire, dans uti esi)ace relativement res- Ireinl, les résultats de toute l’activité humaine dans toutes ses branches, et de tous les points du globe.

« On voit se déroulant autour de l’Exposition, et comme son cadre naturel et s[)lendide, la Ville de Paris! la Ville lumière! Messieurs!

« Le grand succès de l’Exposition universelle de 1900, cette œuvre d’art, si dignement, si heureusement enchâssée dans Paris, le bien-être de la population parisienne, sont dus pour la grande part à vos études si savantes et si profondes, à vos travaux si beaux et si j>ratirpies, et je me permets, au nom de la Société des Ingénieurs civils danois, de vider mon verre à la prospérité toujours grandissante des Ingénieurs civils de b' rance!

AUocitûon de M. .1. Mageuy,

membre de l'Association des Ingénieurs sortis de l'Ecole de Liège.

(( En 1885, la fabrication dn fer fondu par le procédé Thomas était encore dans l’enfance et les rpialilés de ce métal fort peu connues. (Juelques essais malheureux, faits à cette époque en Hollande, dans des constructions avec de l’acier Ressemer dur, paraissaient devoir faire exclure des constructions métalliques, telles que ponts ou charpentes, le métal portant le nom d’acier. C’est alors que M. Eiffel, ])ressentant ce que pouvait valoir, du moment qn’on pouvait le produii'e d’une qualité l'égulière et constante, cet acier nouveau-né, l’acier 'l’homas, plus exactement appelé maintenant « le fer fondu », lit dans nos usines des essais très nombreux et des plus variés sur une Ibule d’échantillons pris au hasard. Il nous ap[)rit alors beaucoup de choses, et entre autres les conditions auxquelles ce nouveau métal devait répondre, pour lui permettre d’être employé, d’une manière régulière et sans crainte de déboires, dans toute espèce de constructions métalhhpies. 11 s’agissait alors de ponts de différentes poidées, légers et solides à la fois, facilement transportables et montables. Ces essais furent j)our nous une excellente leçon dont nous avons largement profité, en même temps que nous constations avec joie que le grand constructeur des Ponts du Douro et d’autres remarquables travaux, admettait l’emploi du fer fondu pour ses

nouvelles constructions. D’autres, rassurés par son exemple, le suivirent dans la môme voie, et de mmibreux débouchés s’ouvrii'ent à ce nouveau produit métallurgique. C’est donc, en partie, à M. Ciffel (pie nous le devons; aussi suis-je heureux de proliter de l’occasion pour l’en remercier au nom des fabricants de fer fondu, devenus si nombreux en France comme ailleurs. »

Les mêmes sentiments à l’égard de la Tour étaient exprimés dans d’autres nombreux toasts des membres de l’Association des Ingénieurs allemands, de la Société des Ingénieurs et Architectes de \’iennc, de l’Institution of .Mecbanical Kngineers de Londres, (|ui a décerné à M. Eiffel le titre de Membre bonoi’airc, et entin de l’American Society of Mecbanical Engineers de New-York (dont il est également Membre honoraire).

Parmi les autres réunions, nous citerons :

Celle de la Société amicale des Ingénieurs des Ponts et Chaussées et des Mines, présidée par M. Huet, ins[)ecteur général en retraite. Cette réunion a eu lieu le i6 juin, sous la présidence de M. le Ministre des Travaux publics.

Entin, celle du Congrès international de Météorologie, dont les membres, api'ès la visite de la Tour, se sont réunis le 13 septembre dans un banquet [irésidé par M. le Ministre de l’Instruction jiubliquc.

M. Mascart. président du Congrès, a jirécisé en quelques mots les progrès accomplis en météorologie dans ces (b'rnières années. Il a notamment rappelé que les météorologistes ne se contentent plus d’observer les phénomènes à la surface du sol ; sur les plus hautes montagnes comme au sommet de la Tour Eiffel, ils ont établi des stations (jui, dégagées des intluences locales, fournissent les plus précieuses indications.

Les personnages de marque qui ont visité la Tour pendant l’Ex|)osition de 1900 ont été peu nombreux ; nous citerons seulement :

S. A. K. l’arcbiduc Charles-Ferdinand d’Autriche.

Tiao Maba Ouparat, second roi de Luang-Prabang, avec sa suite.

Le Fama Aguibou, roi du Macina, accompagné du prince Mocktar, son plus jeune tils.

S. E. Simon Tran-Dai-lIoc, chef de la mission envoyée par le

LA TOLIl KIFFKI. EN 1000

Gouvernement général d’Indo-Chine, et S. E. J, Nguyen-Hun-Nliieu, meml)re de celte mission.

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