TROISIÈME PARTIE
CANTON DE TOURS-NOim
La Touraiiie se divise en trois arrondissements, de Tours, de Loches, de Chinon, et se subdivise en cantons. C'est la division que nous avons cru devoir nous-même adopter, afin de facililer l'intelligence de notre travail. En snivant cette marche, nous nous sommes attaché particulièrement à mettre en relief les localités les plus importantes, à leur consacrer l'espace, autant que possible, nécessaire au développement de l'histoire qui les concerne; nous bornant, quant aux autres, à les signaler d'après le rang que la statistique leur a régulièrement assigné, et renvoyant à notre résumé général pour ce qui est relatif aux mœurs, aux us et coutumes, au langage, à la topographie et aux productions du pays.
SAI>T-ETIE>>E-DE-CniG>V, FoNBETTES, SxiM-Cvjl,
Luv>Es. Une des communes de tout le département qui présente le plus d'intérêt pour les éludes archéologiques, connue sous le nom de Maillé jusque vers le milieu du XVr siècle. Un historien tourangeau , M. de La Sauvagère, prétend que ce fut. sur son territoire qu'exista la première capitale des Turones. Cette opinion , dénuée de tout fondement et détruite par des documents incontestables, ne peut pas plus aujourd'hui se soutenir que se discuter. Ce qu'il faut seulement reconnaître , c'est qu'un camp romain considérable y fut réservé. Les ruines d'un magnifique aqueduc ne laissent pas de doute à cet égard. Chalmel cherche, à la vérité, à établir que ce monument date du moyen-âge , qu'il fut construit pour les besoins d'une abbaye dont il ne reste aucune trace : sa version n'a pas prévalu. Suivant l'avis unanime de toutes les autorités, en jiareille matière, on doit le considérer comme line construction romaine. Il se compose encore de huit arcades entières et presque intactes. Des tuyaux en terre cuite conduisaient les eaux sur le plateau (jui domine Luynes, et où se voient encore les vestiges d'un large bassin destiné à les recevoir. Les Romains (tous les monuments qu'ils ont laissés sur les pays conquis par leurs armes le prouvent suflisamnient) ne bâtis.saient pas pour un jour: une ville romaine eût nécessairement laissé d'autres traces qu'un aqueduc. 11 semble donc à pou près incontestable , nous le répétons, qu'un camp seulement aura été établi dans ce lieu , lors peut-être de la grande invasion de Cé.sar,
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