‹ La Touraine, ancienne et moderneChapitre 41 sur 75 · I.KS IIOCIIKS TRANCllK-MON · texte numérisé non relu

I.KS IIOCIIKS TRANCllK-MON

ARUONDISSKMENT DE CIIINON.

CAÎSTOIN D AZAY-LE-HIDEAL.

SAI^•T-BE^oÎT, Bréhémout, la Chapelle- aux- Naux, Cheillé, Ligmères, Rivaren>es, Sache, Thilouse, Vallèeks, Villai>es.

AzAY-LE-RiDEAu. — Ccttc petite ville, située à mi-chemin de Tours à Chinon , sur les bords de l'Indre, dans un vallon délicieux, doit son nom à Hugo Ridellus ou Rideau, chevalier banneret sous Philippe-Auguste, en 12-13. C'est à dater seulement de cette époque que son existence est constatée par des documents historiques. En 1418, elle fut fortifiée. Quelque temps après, Charles VII, alors dauphin, en fit le siège et la prit d'assaut. Aujourd'hui, de ses fortifications, il ne reste plus qu'une grosse tour reliée au château actuel, lequel fut bâti sur pilotis, dans une île de l'Indre, en 1310, par le maire de Tours, Gilles Berthelot, fils de Jean Berihelot, conseiller du roi, sous Louis XI. Ce m.lnoir, comme beaucoup d'autres du même temps, est resté inachevé, son fondateur n'ayant pu subvenir aux dépenses nécessaires pour mener à bonne fin une pareille entreprise. Tel qu'il est cependant, on peut le considérer comme un des plus beaux châteaux de la Touraine. De la famille Berthelot, il passa, par alliance et successivement, à celles de Luzignem, de Vassé, de Cosse, de Courdemanche. Actuellement M. le marquis de Biancourt en est possesseur.

RiGNY. — Plus baisée que cultivée, celte commune lire son nom d'un beau et fort village où Ion remarque une fontaine intermittente, qui tarit et reparaît plusieurs fois dans le jour. On trouve, sur son territoire, le château d'Ussé, que les archéologues et les artistes placent au premier rang parmi les constructions du même genre, après Chenonceaux et Azay. Elevé au milieu d'un ravissant paysage, entouré de hautes futaies, baigné par l'Indre et, pour ainsi dire, la Loire, qui se joignent à peu de distance, Ussé présente aux yeux ime masse imposante et sévère, couronnée d'une véritable forêt de tours, de tourelles, de dômes, de llèches aiguës, dont la description,' si exacte qu'elle fût, serait trop froide et ne rendrait jamais le magique effet.

Suivant les historiens tourangeaux, l'établissement de celte seigneurie remonterait à Gilduin, le démon de Saumur, qui en aurait laissé la propriété à Gilduin II, son fils. Puis, l'a trace de ses divers possesseurs nous échappe, et nous ne la retrouvons plus que vers la fin du XV® siècle. En 1480, elle appartenait à Jacques d'Epinay, qui y fit construire une sainte chapelle, dans laquelle Jacques d'Épinay, deuxième du nom, fonda, en 1538, une collégiale de huit chanoines à la nomination du seigneur, et éleva, sur les ruines de l'ancien fief, le château actuel, lequel fut terminé par Vauban. Le grand ingénieur habita longtemps cette splendide demeure, se jtlut à l'embellir et à lui donner l'aspect moitié palais, moitié forteresse, qu'elle a conservé jusqu'ici. Des mains de sa famille elle passa ensuite dans celles du marquis de Courvoisin, fut séquestrée en 1793, et rachetée depuis par le duc de Duras. Le lieutenant-général comte de la Rochejacquelein l'habite actuellement, si nous ne nous tnmipons, par droit de succession.

CAISTON DE BOURGUEIL.

Benais, la Chapelle-sur-Loire, CnouzÉ-suR-LoiRE, Saint-Nicolas, Restigsé.

BoiiRGUEiL. — Assez bien bâtie, mais sans importance, cette petite ville est située sur la rivière du Doit, aux confins de l'Anjou, dont elle fit longtemps partie. îSous n'avons que peu de documents relatifs à son histoire. En 990, Hugues Capel y tailla en pièces l'armée de Guillaume Fierà-Bras, comte de Poitiers, dont la femme, Emma, y avait, la même année, fondé une abbaye de Bénédictins, ce qu'atteste encore aujourd''hui un vaste corps de logis dépourvu, du reste, d'architecture. Les protestants de Bourgueil furent fort maltraités pendant les guerres civiles. Le roi Charles IX y vint avec sa mère, en 1591, et eut avec eux des conférences qui n'amenèrent aucun

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résultat. La belle situation de la ville séduisit Marie de Médicis.qui conçut un instant le projet de s'y bâtir un château ; mais de graves préoccupations politiques ne lui permirent pas de réaliser ce; projet. Les environs, couverts de vignobles, produisent d'excellents vins rouges, connus sous l uom de vins de Saint-Nicolas. On y cultive le mûrier, et il s'y fait des élèves en vers à soie.

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