‹ La Tournée du petit ducChapitre 28 sur 36 · A TALE OF À TUB · texte numérisé non relu

A TALE OF À TUB

Une bonne camafadérie, en dehors des rapports d’affaires, unissait l'avoué Vafre à Lodïi.

Maître Vafre bel homme rasé à l’américaine, cultivé malgré cela et qui n'avait point atteint encore les ans cinquante était de l’avis général un des avoués les plus agréables de Paris (on sait que depuis Balzac, les avoués de Paris sont agréables). Quoiqu'il ne négligeât point les affaires, — et qui donc les néglige aujourd'hui? — le robin, chez lui, $e transformait chaque soir en homme du monde, il était d’un cercle fort ancien, de grand second ordre, le Mnémosyme, espèce d'Union bourgeoise où presdue tout le monde est comte; mais les meubles y ont bien cent ans, I] aimait les gens de plaisir, les aïtistes, les petites darnés, la jeunèssé, quoi! Il aimait aussi la bonne compagnie; Lodi vehait là-dessus comté de cire, Chaque fois que l’avoué écrivait, en haut d’un billet : « Mon, chef . Duc », il en resséntait au cœur cette espèce de petit déclanchement qu'une aimablé américaine, en l’an de grâce 18... (Non, mieux vaut ne pas dire l'année) prétendait ressentir à chaque fois qu'on lui faisait l'amour. Et Dieu sait.

Aussi bien, Emile Vaîfre était-il le fils d’une institutrice mariée par ses maîtres à un valet

de chaïbre dont elle passait pour avoir été :

séduite, Quoi qu'il en fût, ces gens poussè tent le Fait qui devenu trôfsième où qua-

TYOÏ

trième clerc chez un avoué et ñon des moindres, de Paris, se poussa si bien lui-même, pat des moyens et des escaliérs qui sont deméurés obscurs, qu’il se mit dans le cas de ne pouvoir être refusé comme géndre par Son patron. Or celui-ci ne possédait qu'üné fille, &u softe que l'étude se trouva dans le trousseau, ôt, si l'on veéeut, dans la layette. -

Tout celà, comme bien on pensé, n'importait guère à Lodi. Narcisse l’intéressait davattage et 1l le lui montrait bien. Cette belle per-

Avec une ardeur grave.

sotiniè té lui marchandait en retour le fardeau délicieux n1 de ses belles jambes, ni de sa téndresse qu'elle lui laissait au contraire éprouvér toutes nüëés, dès que Vafre avait lé dos toufné. R

Il faisait beau la voir alors se dévêtir avéc uñe afdéur gravé, én proférant d'avañce sur uh tibre riche ét profond, mais de cet äir qui Cominiufiquait à tous sés actés uñé hôOblèsse inimitable, lés plus Affreusés obscénités. À inesure que le plaisir s’approchäit, Mile Jouarre ptécipitait, sans Qu'il En dévint confus, ün discours pfopre à fairé rougir Îés chausses de nos zouaves. Les cordes de Sa voix vibraient plus fortement, Palpitaieñt, et s'énflant jusqu'aux tentures, semblaient rerplir la chämbré de leur cyñismé harmonieux.

Enfin criant à là pudeut quelque Suprême injufe, Mllé Joue tombäit äu fond de cèt äbiine silencieux qui énvironne l'amour, êt, Majéstüeuse encofe dans le néañt, haletait tout bas en serrañt Mario de ses bras de marbre, fe dire dé plus, et de quéls mots peindre cette éesse à qui né l’a Vue ainsi : Minerve tout entière à sa proie attachée,

sont pas toujours des mufles), Lodi ne la mar-

chandait point. Il était à cet Âge heureux où

lon ferait tout pour une femme et. même.

quelque chose de plus. En pareil cas, Al eût

Vite, vite, dans le cabinet de toilette!

7 d accepté d'entendre le caricaturiste Sem raconter ses bonnes fortunes, ou de présider

les Limonadiers du Nord-Est (qui ne sont pas peu); à Vañfre, il ne reprochait guère que. de le mener trop souvent au Mnémosyme, où il était épouvanté par le nombre des comtes (ça n'était pas naturel), et aussi, quant à Mlle

Jouarre, de n'être ni assez vieux pour qu'on

le trompât justement, ni assez jeuñe pour qu 71]

‘y eût plaisir à partager avec lui; quand même

il y aurait plaisir, jamais, à partager certaines … choses, et avec qui que ce soit!

Que si l'on demande. pourquoi, étant riche. |

il nentretenait pas Narcisse à lui tout seul.

c'est ne rien connaître au cœur des jeunes.

gens d'ignorer qu'ils préfèrent payer deux … fois plus cher le plaisir d’avoir pour rien cette même chose qu'ils pourraient acheter à moitié prix. Et puis,songeait Lodi, ne faut-il pas être amant de cœur pour connaître des plai-

sirs aussi vifs et aussi sincères que ceux qu'il venait de goûter ce soir-là même, que ceux gl espérait goûter encorer, |

“tt de, dans ces cas- es je n que tu ue mais ce que tu. penses

-cas-là » ses pensées valaient pis encor e -ce qu elle laissait échapper.

- pondit Mario, : obliquement. :

: Les ul € Fr da. e. voir sou: . a :

vent Narcisse entrainaient assez naturellement . pour Mario l'obligation de voir Vafre aussi . On a tout dit sur cette rançon que payent ee . amants de cœur. Pour si amère qu'elle soit (et après tout les maris et les protécteurs ne

Une ombre d'inquiétude passa dat bleus de Narcisse. Peut-être que de

:Cier; plusieurs ue de a role sévère comme un meuble prem Narcisse rompit les chiens.

— Embrasse-moi, dit-elle Quand. cela fut fait, Lodi deal mission d'allumer une Se

. me

re enfin, pourques

« Gaston »? c'est ridicule” Gin La jeune femme réfléchit un ins ant:

elle n’en savait un rien |elle-même :

j'aime . noms qui ont dei servi pour les .

— En ben! , vois.

Le faux casse se mit 2 à Fe LSUIVIÉ SR PS Les

€s. amoureux. | : — Ben,'s'il ny a que. di qui. €

Mais là-dessus, Mlle Jouarre der me ai jours un peu sous lœil :

qui fouille tou l

— Partout, nn ee — Non, laisse-moi. Tu: me : é tes soupçons His Re

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ereroe ©

e Si tu Chaines aura Etla jeune femme, accablé ie torts de. son amant, se

ne — PAUVRE VAFRE | EST-CE BIEN PROUVÉ QU'IL EST A MELUN ?

-e tu id nn C'tisé ANSE

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