‹ La Tournée du petit ducChapitre 31 sur 36 · ALLONS, QUSTE, AU P@STE, POUR VOUS EXPLIQUER · texte numérisé non relu

ALLONS, QUSTE, AU P@STE, POUR VOUS EXPLIQUER

ere esquisse une RS “de te on “a fait asseoir, tandis que la dame prise de boisson crie au secrétaire :

— Eh ben! t'en as, un œil!

— Agent, -expulsez cette créature

— Mais, monsieur (le...

us + vous oise; qu ‘elle quitte le

Dai ty demandé à venir?

— J'ai ty demandé à venir dans ce chenil?

| grogne la pocharde, tandis qu'on la pousse . dehors.

La voilà dans ke rue, avec l'agent, qui lui | prend un rendez-vous. « Entendu pour dans = une demi-heure tapant, près de la Légion d'honneur. »

En rentrant, le galant sergot trouve aux prises le secrétaire et le chacal :

— Mais c "est moi! hurle le rouquin exaspéré, c'est moi qu'on a voulu tuer! Comprenez-

— Taisez-vous, ou parlez plus bas.

n'avez pas voulu tuer, c’est entendu; je ne suis pas sourd, que diable !

— Non, c'est le petit de la bonne.

— Ah! des injures, maintenant? D'ailleurs,

mon garçon, vous êtes ivre. Un peu de solitude vous fera du bien. Agent, mettez-moi au * çachot ce triste personnage.

+ Exit le « triste personnage », qui commence à croire que, tout ça, c'est un mauvais rêve... tandis que M. Vert-Gnollle ajoute pour le petit duc, avec un geste d’excuse :

— La marée vient de bonne heure, aujour- d'hui. Quant à celle-ci (montrant Jenny, à qui - le Boche aux montres est en train de taper dans les mains), je crois, agent, que vous pou- vez nous en débarrasser aussi; la présence de ges filles déshonore la justice,

Vous :

“LA TOURNÉE pu PÊTIT DUC.

ses jambes nues, au saut du À

SR agent fait lever J enny, en obsetvant :

— Cest pas tant qu ’1l soit sourd; mais loufetingue il est, voilà ce qu’il est.

Apercevant une conjecture favorable, Lodi

intervient à son tour.

— Monsieur le commissaire, cette pauvre.

fille va se trouver seule dans la rue. Voulez-

vous me permettre de la reconduire chez elle? — Hein? Quoi donc?

Deuxième rentrée de l'agent;

loin au V’engeur de se rendre :

— C'est l'duc, explique-t-il, qui voudrait par-

tir avec la boniche.

— Certes, accède le secrétaire, tant qu’il vous plaira, monsieur le duc, je n’ai pas qualité pour vous retenir. :

— (Ah! l'araignée! fait l'agent en regardant le pére)

…€t je puis vous assurer qu'il sera donné à An plainte les suites les plus diligentes.

— Je voudrais aussi emmener mon secrétaire, continue Lodi, en indiquant le Teuton des toquantes et la porte.

— Monsieur aussi est libre, décide le magistrat; vous, agent, ayez l'œil sur tout ce gibier, pendant que je raccompagne ces messieurs.

Ainsi fut relaxé Lodi, avec une femme de chambre.et un filou, placeur en montres. Mais € jamais » il ne sera conté », comme disait Eriphyle à M. de Moréas, ce qui advint, aux mains «du sage Vert-Gnolie, ni du bombiste, ni du bonnetier, ni du vendeur-au-bazar-de-la- Sorbonne, ni du chacal au poil«roux; peutêtre qu'ils attendent encore dans le poste?

Les trois non-lieu cheminèrent ensemble un moment; l’aube faisait frisonner Jenny, qui à Hit, n'avait mis qu'une robe et des mules, mais elle souriait secrètement de sentir Mario tout contre elle; au coin de la rue des Saïints-Pères, il s'arrêta, pour marquer à leur compagnon que sa présence ne semblait pas plus avant désirable.

— Quant à vos petites mécaniques, ajouta-til, portez-en quelques-unes chez moi; vous m'y trouverez en général sur les six heures.

Et is s'éloignèrent, sans songer seulement.

au crève-cœur du mélancolique étranger qui machonna :

— Il est trop riche: un tuc! Sür que à poniche va marcher afec!

Pour se consoler, il täta dans son pantalon une montre ancienne, en or, qu'il avait recueillie chez Narcisse, au cours de la petite plaisanterie de tout à l'heure. Il était bien tard à présent pour Ja rendre. Outre que ça le ferait soupçonner.

Et lui aussi, il s'éloigna, en chantonnant des vers de Heine:

Cependant Lodi continuait à côtoyer ja pe-

uxi cette TOIS-CI, on dirait Jean Bon- Saint- André, aussi ferme que le roc où il se tient à l'abri, défendant de à

bte — oi lui fallait une excuse, on ie uyera dans l'arrêt brusque que Vaire avait ‘apporté, cette nuit, à à son inspiration. |

: C hut!

— Vous êtés au même numéro que Mile Jouarre? demanda- t-il, pour dire quelque chose. — Oui, m'sieu le duc, tout à fait au même numéro, répondit-elle e en sonnant,.car ils étaient arrivés. , +.

Sur cette réponse équivoque, Mario reprit :

— Et c'est très haut? Est- -ce qu 1} y. a de la vue?

Jenny avait déjà passé le seuil. Il ft comme elle, referma la porte, et lui prit le bras.

a Chut ! murmura-t-elle en. le guidant, sans

en avoir l'air, à travers l'ombre. Et comme elle jetait son nom au concierge, ec passant devant la. loge : ;

— Jenny, répéta le petit duc qui déjà, dans l'escalier de service, palpait une jupe légère. Pa voilà bien, la vie artiste à la Dumas père! Maugis ne manquerait pas de dire : Désordre et J ennyl

Où L'ON S'EXPLIQUE

C'était aux Gobelins, faubourg de Lutèce, dans les jardins de la Hobe-Thihauière,

2 savait DOI RE Le. oh us des

luptueuse et molle, se laissant bal

. homimes que le hasard lui jetait si l’on

“ami M. Maugis) celles de. Mie oire

. mique. Oh! y a pas à dire, il écrit .. M.

comprends pas, Constance! Nous sc

+ boire du laït et prendre Pair; où il x a

- Je continue :

“one de de. Vas même place, répandu

de la vie. Elle avait toujours été une chance constamment heureuse,

plaisir à son intérêt ; trompant son. ama t ave C son mari, et l’un et Vautre avec tous les beau

dire, dans les jambes ; gâtant enfin ses.

avec la même tyrannie qu’elle les vendait,

s'être mise en peine de les instruire aux a res devoirs ni aux délicatesses de la. pros tion. Heureusement qu’à Constance, per de sens rassis, il restait encore. du temps po les conseiller toutes les trois, mère et fille toutes les trois filles, pour mieux dire, « belle douairière Re: pe desarné

Fe encore. . mais ceçi ps ‘hors de. ne La vistteuse achevait de relire tout h lettre de M. Écae Thibault sur 4

Naples Saint- ; anvier Palace, et qui con ainsi : “ K AE moi, ma ÈS LE

ro ie es vous aviez blanes, hélas! comme on n° en voit plus, et bottines de prunelle ?

« Celles (comme elle-même le. G

m'inspirent.….

— Celles As interrompit lus — Ses prunelles, donc, c'est du

marle!

— C'est comme cet et aussi, qi

septembre et il date de janvier.

La lectrice réfléchit un sait & — C'est le nom de Tlhôtel, ditcomme ici nous avons la rue du 4- Ils auront fait RASE sottise, eux jour-là ! ; — À moins que ça ne soit un. s € droits, vous savez, où on se soigne par the

vieux tout ous, au on. Un. sénatoriun

«€ ...m d'inspirant des sentiments sun toi

kits et moins assurés. Oh! ce n'est point à sa conduite que j'en ai; et fà-dessus, je vous réponds d'elle comme de moi. »

— Jolie garantie pour les banqgües, remarqua Mme Constance, en se servant une prise, Et elle poursuivit :

€ Mais il y a quelque chose dans ses yeux, comme dans tout ce qu’elle dit, qui, je ne sais

pourquoi, me met en défiance, J’en suis par-

fois à me demander si elle me se moque pas de moi. Que ne puis- -je retrouver en elle ce

bmpide regard où se peignaït, où se peint votre

ème sans détours, votre loyauté, votre fidélité... »

À chaque vertu nouvelle Mme Jouarre se rengorgeait si visiblement que [a lectrice éclata de rire; et, tandis que la douairière la regardait d'un air fâché :

— « Fidélité, loyauté », répéta-t-elle. Ah!

Léontine, laissez-moi me rappeler aussi!

e — Vous rappeler quoi?

— Oht pas tout, soyez tranquille — mais par-ci par-là..…. Temez, nos deux contremaitres, avec qui on alla aux Grandes Eaux. C’est qu'ils étaient costeaux, au mroims, avec leurs pantalons de velours à côtes. Et M. Théoplile. le joli Théo Phil. ce chanteur de Bobio qui jetait si bien la romance.

Ce détail désarma Mme Jouarre.

— Théophile. soupira-t-elle.

Ce mom se méêla aux souffles de lair, à ee à l’odeur traînante de la Bièvre : Théophile !...

— Et le petit volontaire d’un an qu'il avait fallu mettre au grenier, à l’arrivée de M. Arthur — et puis M. Arthur dans la chambre au Fmge, à l'arrivée de votre mari, qui avait justement, ce soir-là, le verre un peu tendre.

Tous les trois ils en voulaient. ah, les poires, les poires!

Elles se roulaient, les deux damres.

— Et le peintre... (à, l'écrivain qui avait été de la Commune...

— ÂAkr oui, l’artiste!

— Celui qui envoyait sa sœur, quand ïl ne pouvait pas venir.

Mme Jouarre pensa rougir ur peu. Pourtant, elle avoua :

=— C'était les plus chouettes.

— Ça se passait un an, au moins, avant la naïssance d'Aminte, n'est-ce pasà

— Voyons, Constance, fit la douairière d'un ton de reproche, vous savez bien qu'Aminte est. de Théophile! C’est assez évident, je pense... Elle est musicienne dans l’âme, cette petite!

— Et Narcisse?

— Ah! elle, rien à dire, elle est de mon pauvre feu Jouarre. D’ ailleurs, une aînée, c’est toujours du père.

— Des fois,:mais c'est pas tout ça, revenons à la lettre de votre éminent botaniste. Voyons, j'en étais à. à « fidélité », Ah! m'y voilà!

LA TOURNÉE. DU PETIT DUC ‘it4

Fe Mme Constance reprit sa lecture...

.OÙ se peint votre âme sans détours, votre bras votre fidélité. Et n’est-on pas un fou quelquefois d'aller chercher si loin ce qu'on possède à la maison ?

« C’est à la vôtre que je pense, et où je pense vous ramener Aminte dans peu de jours:

formée où déformée par les voyages, vous me le direz. Nous quittons Naples demain, et nous arriverons sans doute à Paris dans le courant de la semame; je pense que votre charmante nièce nous y précédera. »

— Elle n'a qu’à venir! Elle sera bien reçue, interrompit Mme Jouarre, bourrue,

— Attendez donc, laissez-moï lire :

« Nous l’avions laissée au château de Nonévéro où, comme je vous l’écrivais la semaine dernière, le comte Alexandrador nous a offert une hospitalité royale. Pourquoi faut-il qu'il ait aussi accueilli un jeune Russe de passage qui veut faire un tour à Paris? Votre nièce, qui commençaït à souffrir de son exil, n’a pas su résister à ume si belle occasion de rentrer en France... »

— Ah, la petite grue, s’écria la douairière... il ne manquait plus que ça!

C’est qu'ils étaient costeaux.

— Ne coupez pas, chère amie, reprit Mme Constance: j

Et elle contmua :

« Vous lui saurez gré; je l'espère, chère amie, d’un sentiment si naturel où je me suis plu à reconnaître cet esprit de famille.

. passez, : Conan, le veste a 4 : l'intérêt. | ul

ous avez Aeve vos êlles, ne à moi, a Te chère Léontine, je ne puis vous dire assez R. : Joua “joie que j'aurai de vous revoir. Je n'ai cessé sn ne des fem de vous regretter et j’incline à penser que les beaucoup de trains, ce reg voyages ne servent qu'à nous faire miéux ai= Jamais. su dire @ non ». Il s ‘y laiss mer ceux dont nous somimes éloignés. En at- génument toute la surprise qi n

tendant, etc. etc. en doute sa se pis ae ce a

ra Si igné : : Arthur LemarLE-THIBAULE, » »:

tenir ur

— Fermé! ci : La douairière. Stan toute scan Fermer ses draps! Alors quoi ? La fi

monde |!

— Voyons, ma chère Léontine, ÉCOUT -n an peu, et tâchez de regarder vos cartes: W Lemarle-Thibault, botaniste et million vous a distinguées toutes les trois, che son tour?

— Il a d’abord fait comme to dont le goût est de rechercher des j mais sans doute qu'Aminte aura ét dure pour ses dents; il ee qu

mode, à vous, ma be amie. Due n fatigué d'un long voyage, — re sien à di

ble que son vieux lit.

; Res — Merci, fit la douairière. Mile Jouarre aînée, toujours majestueuse. — Ne faites donc pas l enfant,

Il y eut un petit silence, et Constance de- velle humeur, Je Miele parti possi manda tout à coup : dire (elle accentue ses paroles) à — Savez-vous ce que cela Se é-pou-ser, Use

Mme Jouarre renifla, et répondit avec sim- Mme Jouarre He à : phicité — Comme vous y allez!

— C'est Je tan sans doute. Moi, je suis ha= Elle tomba dans une rêverie tentée de ; bituée, tendre, puis répéta à mi-voix sus? à — Je vous parle de la lettre; elle a com- tons :. a (ES me un goût de « Revenez-y ». Voyez-vous, je - — Mme Lemarle-Thibault, Mine suis sûre que M. Lemarle en a jusque-là de marle-Thibault.. à Poe cette jeunesse qui se paie sa tête; et qu'il vou- “Et certes, Parabère ou La Ro | ;: drone ee en regard, ce n'eût été pour elle qu : — Qu'il voudrait? Pourtant, un remords la pers à & %— Se remettre avec vous? | — Et Ludovic ? .

— Vous croyez? fit la douairière, avec uf — Ludovic! s’écria Mme Constaricé

: sourire orgueilleux ; car, pour si décati .qu "il ° dignation. Il n'aurait Dehors oi füt, le botaniste n’en restait pas moins à ses de se plaindre! yeux, le « Monsieur Ârthur » d'autrefois, — Mais c’est moi, gémit, la At aicrs qu'elle rangeait le linge en belles piles sur le moment, voyait son cœur plus grand dans les armoires de l’hôtel de La Thibaudière, nature. Je ne pourrai plus Fi in ou repassait le « fin » de madame, et qu'il ve- comme avant.

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ne ae pee 2e Era à | 2e « sAkeRS En -

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toujours lui promettre de l'épouser, lui aussi, ner | quand le vieux sera mort, — Moi, je veux bien, concéda Mme Jouarre, je ferais tout pour satisfaire les gens; mais nous sommes là à nous monter le job... Et s’il n'y a rien?

= —" C'est à vous de le faire naître : bien sûr que le botano n'arrive pas avec l'intention expresse de vous offrir son cœur et sa main, comme un bouquet dans de la salade. Il faut savoir l’amorcer, il faut savoir lui tenir la dra- gée haute; ne pas être là quand il viendra, 2 pleurer un peu parce qu'il vous a toutes com: promises, et que ça finit par faire du scandale dans le quartier, et patine et pataine, bref, le faire poireauter.

Ce mot sonnait mal aux oreilles de la douai-

l’habitude,

— Il marchera, j je vous dis, reprit Tbre et à roulettes, un vrai skating, vous pouvez vous en rapporter à moi,

£& — Eh bien! vous n'avez peut-être pas tort, Constance, mais il faudrait avertir Aminte, . qu'elle ne mette pas de bâtons.

— L'avertir, pour qu elle se roule? jamais de la vie! Il ny a qu'à l’aiguiller sur ce petit Lodi, pour qui elle a un béguin; elle aussi marchera.

— Oui. Et Narcisse, AIOrS AT:

. — Narcisse) Quand on parle du loup. Tenez, la voilà qui s’amène, chut!

C'était en effet Mile Jouarre aînée, toujours majestueuse, mais malgré cela tout en émoi

et qui paraissait essoufflée, haletante, comme si elle avait couru.

- Après quelques hâtives embrassades :

— M. Maugis n’est pas arrivé, demanda-telle à sa mère, ni M. des Rostures ?

— M. Maugis? M. des Rostures. … Devienstu folle?

— Ma foi, répondit la belle Narcisse en s'affalant sur un fauteuil de paille, on le devien-

‘drait à moins! M. Maugis doit venir tantôt parce qu’il a reçu une lettre de Pâquefñleurette, et parce qu’il est le témoin de Lodi, qui se bat demain avec Vafre.… même qu'ils sont venus tantôt nous réveiller rue des Saints-Pères et que M. Maugis m'a dit qu’il ferait son possible pour arranger les choses, mais qu’il ne croyait pas pouvoir, rapport à Lodi qui est furieux.

Alors. comme je devais venir te voir aujourd'hui et que M. Maugis devait venir aussi, à cause de la lettre de Pâquefleurette, je leur ai donné rendez-vous ici pour savoir comment les choses auraient tourné...

ES = Mlle Narcisse Jouarre avait débité tout cela d'un trait et sans reprendre haleine comme une fillette qui récite son histoire sainte.

Sa mère et Mme Constance écoutaient ce brouillamini et se regardaïent tour à tour avec <ffarement,

LA TOURNÉR 1 pu PRTIT DUC. pre

: ne — Eh ten il ete un numéro. On peut

trière, qui prit un air de doute; elle n'avait pas

ŒTS — Ja voilà marteaut C’est bien ce que je disais, fit la douairière, empruntant, incons-: ciente, des termes sans distinction au langage. de Ludovic. Elle est devenue « dingo ».

— Mais non, maman, écoute-moi donc! je

vais tout l'expliquer.

— Je ne suis pas de trop? intérrogea Cons-

tance, courtoise.

— Par exemple! pas plus que ma mère, N'est-ce pas vous qui m'avez toujours conseillee?

La matrone roua sous la louange :

En montant chez ma femme de chambre.

— Ma chère enfant, répliqua-t-elle avec émotion, ne me remercie pas, je n'ai fait que mon devoir.

— Et alors? demanda la douairière, un peu agacée de ces vains discours.

Mlle Jouarre ne différa pas plus avant le récit de ses émotions nocturnes. | É

— Le plus fort, conclut-elle, c’est ce matin, péndant, le sommeïl de M. Vafre, qu'il a toujours très dur, à ce moment-là. (Pourquoi riezvous?) J'étais déjà assez furieuse des indélicatesses de Lodi, et en montänt chez ma femme de chambre, pour la souffler un peu, en cas que Vaîre l'interroge,, est-ce que je n'y trouve pas Mario!

— Le duc? Avec elle?

— Et comment! Couché dans les bras de cette fille! Non, ce qu'ils ont pris.

— Pas d’injures, au moins? demanda Mme Jouarre.

— Des injures? Pour qui me prends-tu? je leur ai dit ma façon de penser, voilà tout :

qu’elle était une p…, une gourgandine, une fiole à mercure, etc, et lui, un marlou. Croyezvous qu'il se gondolait pendant ce temps-là!

Mais vous savez, je ne veux plus rien savoir de ce duc. Que j'aie eu un sentiment pour, c'est possible; mais la plaisanterie a assez duré.

— Les meilleures, ponctua la douairière, sont les plus courtes.

—..Comme disait le renard-:à la queue coti:

pée, acheva Constance, +

: Pat pe] PVR

°4, z D EC

- Jouarre la regarda d'un air soupçon-

Rens

— Je parie que c'est encore uné incofive-

2 nance,

Fe Qui, oui, mais il ne s’agit pas de Le a à PO

résumé, ma petite Narcisse, Vafre te pardonne, et tu plaques le joli jeune homme; c'est assez raisonnable, d'autant plus qu'il me paraît de cette espèce de gens qui $e ruinent avec Îles femmes, mâis pas pour elles, tu comprends ?

— Oui, acquiesça Narcisse, c’est pas des gens avec qui on miet de côté, Tout de même, il ma payé un collier de trente mille francs.

— Tu seras grasse avec ton collier, fit Mme Jouarre, s’il te lé met au clou et vend la reconnaissance ! C'est pas éncofe près de lui que tu feras bien de laisser traînet tes écrins, sur: tout, s'il tue Vañffe.

— Me tuer Vafre? Vous ne voudriez pas!

J° ai profité de la scène de ce matin pour faire jurer à Lodi dé ñe pas lui faire de mal.

La visiteuse îéta sur Narcisse ut €oup d'œil perçant :

— Alors, précisa-t-elle, tu lui as pardonné, comme ça, dans 14 chambre de la bonne?

Narcisse devint si rouge qu’il rienl servi de fier :

— Eh bien! quoi, fit-elle, Vafre aussi nous était tombé dessus, dans ja nuit, bien mal à propos. Et il me semblait, ce matin. que j'avais encore quelque chose pour ce Mario, ce n’est

. qu'à la réflexion, de penser comme il est peu sérieux, qui ma décidée à le jeter à l'eau.

—— Bon, il nagera!

— Ne fais donc pas d'esprit, mamañ, c'est comme quand tu suppôses qu'il serait capable de reprendre un collier donné, Il est ce qu'il ést, mais Ça, jamais.

— Bon Dieu, tu lairnes encore?

— Je ne crois pas, sincèrement, En tout cas, jé ne le reverrai jamais. Mäis pour vous finir l'histoire de Jénny = la bofine -= faut vous dire que, la trouvant en train de devenir duchesse, je l’envoie cherchet un paquet de tabac: elle revient tomme l’éclaif, et trouve la porte fermée, comme de juste. Alors quand je lui ai rouvert, figuürez-vous, cette tendre gourde, elle pleurait, elle pleurait… C'était tordant!

— Narcisse, fit la douairière, avec un aäccent de reproche ému, pourquoi. cette pauvre fille... Tu as du cœur pourtant |

— C'est vrai, expliqua Mme Constance, c’est vrai qu’elle a du cœur, seulement, il est Mmauvais, voilà,

Ces propos furent interrompus par l'arrivée:

de Maugis et de Plompou qui s’avançaient à

travers les allées du jardin, 5 . Narcisse courut à leur rencontre.

æ-. Eh bien? ss — Eh bienf ma chère enfant, répondit

Maugis, ça fa tot marché comme je lespé« rais.

LA TOURNÉE DU PETIT DUC o

NE : oi: Se = Abl mon Dieut. vu

de M. Vafre. deu nn à Pie + Ccomt Vouvray LXIX (en chiffres romains, s’:

plait!) et le comte Adhormir de Bou, qu clathaient là qualité d’offensé (en quoi avaient parfaitement raison), mais geaient des excuses, ce qui m'a paru dé les bornes de lPodtrecuidance.

…— Mais je ne comprends rien à tout gémit Narcisse, — Ça veut dire, expliqua M. “us Ost très flatté de figurer dans uïte affaire, M. Vafre et le duc de Lodi se battront demain à l'épée dans une propriété des enviror mise à notre disposition par le cé À mir de Bou.

Cependant Mme Jouarré et Mbrei tance s'étaient rapprochées et mêlaient le exclamations à celles de Narcisses. :

—… Si c'est permis | Pour si peu de chose!

Mais qu'est-ce qu’ils ont donc dans la peau?

— On le verra bien, fit Maugis, mais comme je dirigerai le combät, j'espère dué tout ee monde séra satisfait, l'honneur compris, — C'est égal, dit Narcisse, je vais passer une jolie nuit! :

— (Ça fera deux, glissa es mais si v croyez qué M. Vatre. à

belle fille. <

— Avec tout ça, messieurs, s’écria : D 4 rière, on ne Vous invite seulement pas à vous asseoit ! Et dites-moi donc, monsieur des Rosttes comment va ma petite re

dit Plompou sans la moindre ironie : : ee

vail, ses répétitions! Demandez pcs à

M. Maugis. — Lyda se prépare un triomphe, 2

'ÉbEria. Nous serons tous là, po

— Elle aura vite fait son chemin, mur la douairière, rêéveusement, ï

Maugis vit {à une transition hétirense: | |

— Moins vite, insinua-t- il, que votre charmanté nièce qui doit atriver ici même tout à l’héuré.

— Ét je me demande, monsieur Mfaugis, comment vous êtes le premier à savoir?

= C'est que viens ici, chère madame Jouarre, en parlementaire. Non, certes, qu'un tel déguisement. me conviennel.…. Mais enfin Mlle Pâqueñleurette, qui craint de vous. av it déplu, m'a écrit une petite lettre tout à fai gentille, pour me demander d'intercéder près de vous. Elle ne se ee pas son d part un peu pue

ER, pas, non plus, cette nés 5 Qui 7 Quelqu'un venait d'apparaître, dont la prés sence inattendue Jui UE la Pat Fo

Leg

Te EE »

Re “A et plus encore M. des Rostures, s'étonnèrent à l'aspect du nouvel arrivant.

C'était M. Staper-Wilson lui-niêème,; dont la

__ senielle américaine et spatuleuse faisait crier

le gravier, Staper-Wilson et sa badine.

Mais ses malheurs avaient abattu s4 fierté.

Son air était moins hardi; moins coupant, et

3 ce ne fut point sans embafras qu'il salua

M. des Rostures qui lui dit d’un petit ton en- . gageant :

— Nous causerons tout à l'heuré à loisir, cher monsieur !

— Mon pauvre monsieur Staper, commença

Mme Jouarre..

Mais elle né trouva point lés mots qu'elle chérchait pour dire au morne visiteur toute la commisération qu'il [ui inspirait et elle lu

.. demanda simplement :

— Vous savez que Pâquefleurette revient?

— Mile votre nièce, répondit Staper-Wilson, sarcastique; à bier votlu m'envoyer uré carte postale:

— Jilustrée? demanda Maugis entre éuir et

| chair;

— … Où elle me dit de venir l’attendre ici aujourd'hui sur les cinq heures; si je tiens à la revoir uné dérnièré fois.

. — Et il parait que vous y tenez, remarqua Maugis.

—- Monsieur, repartit Staper-Wilson avec

. une dignité froide; je ne the mêle pas de vos

- affaires.

+ — Maïs vous vous mélez de celles des at-

tres, riposta Maugis. Et sans aller plus loin, ce pauvre M: des Rostures que voilà::

— Je veux une explication! s’écria Staper- Wilson: <

Et il fouétta lair de sa badine, comme si

c’eüt été la teridre chair de son ex-maïitressé:

— Une explication avec Pâqüefleurette, je pense? demanda Maugis d’un ton goguenard si hérissé dé fosseries dures que M: Staper- Wilson répondit machinalement :

— Qui, avec Pâaqueñleurette!

.— À la bonne heure! aequiesça le rorañcier en ricanant, Mais je crains fort qu’elle ne touftie pas à votre gré.

Lei ce que nous allohs voit.

: Mäis c'était aussi ce que la douairière ne voulait point voir. La violence lui répugnait chez les autres et.sa dignité s’effarait à l’idée de la réception que Staper réservait à PAquefleurette. Elle ne se fût point consolée que cela se passat chez elle et en présence de per- sonnes qui lui en imposaient. Oubliant donc - ses : propres griefs, elle prit le parti de sa | fièce.… cé qui fit periser à Mäugis qué la voya-

geuse avait été bien inspirée en convoquañt

son afCieft amant à cétte petite réunion familiäle: ;

— Voyons, mon cher morisieur Staper, fitellé dé sa voix la plus conciliante, vous allez jui pardorinér tout de Suite À cétte enfant!

C'est de colère, ce qu’elle a fait,

ris

= Mais oùi done insista Mmé Constance, corrigez- la un peu, Si vous voulez; puisque aussi bién vous aiméz çà, à ce dü i] parait.

et puis embrassez-la 4près.

— Ou bien embrassez-la tout de sue, suggéra Maugis..

— Non! non! protésta Stapee Wilto, ri l'un ni l’autre. à

Il s’essuya le front, mal à l’aisé. Décidéméênt fa présence de l’hômmé de léttrés, êt plus encore celle de Plompou, sa victime, lui enlevait toute son assurance...

— Faites donc pas le méchant, allez! re: prit Mme Jôuarte d’un air profond. Si les hommes né nous pardonnaiént plus, qu'est-ce qu'ils feraient de leur cœur? .

— Je n'ai pas de cœur! 4ffif4 le courtier, qui soudain devint un peu pâle en entendant des pas menus courir dans l'allée.

C'était Pâquefleurette un pet grañidie et tout à fait en jupes longuës, si lotiguës que l’'écume blanche de sa robe charridit avec ellé cent brindilles sèches, des pétales défleuris ét des bouts d’allumettes hoircies…. Dés tiels orientaux avaient chauffé le blei sensible de ses yeux, hâlé ses joues et elle ressetiblait, toute brune dans soft blaric fourreäü, environnée d'une écharpe blarithe, à l'un dé cés adorables petits bombyx märrons, ailés dé blahc, formés d'un duvet de néige, qui s’abatteñt le Soir sous les lampes...

— Tout le monde est 142 fit-élle sans embarras.. pas de lapin? Ça t'est Vfairnent gentill... ‘Bonsoir bétite tante chérie.

Elle embrassa Mme Jouarre qui se laissa faire, un pétt attendrie; tout de même, pis Narcisse et Mme Constance, secoua la main de Maugis… (vous êtes un amour d'être venu, m'siéu MaugisD celle aussi de M. des Rostures (Tiens! ce vieux Plompou! Si je m'attendais...) et elle adressa un petit Sn ironi« que et distant à Staper- Wilson, qui tourmen: fait sa badine d’une main hésitante.

— Et notre Alexandrador? demanda Maugis qui aimait les situations nettes.

— Alexandrador ? répéta Pâquefleuretté comme si Maugis eût fait 4ppel à un sotivenir lointain. Plaqué, mes enfants, plaqué à Nonévéro, avec ses cochons noirs, ses deux oticles sauvages, le tzigane,; les punaïisés, et tout! J'en avais assez des beautés natirellés de la puzta — où l’on n'allait jamais. Ah! quel pays! S'il n'y poussait pas de bijoux...

— Peuh! du faux murmura Staper-Wilson, méprisant et sardonique.

— Du faux? répéta Pâquefleurette.. Toul ça vérifié chez le bijoutier français de Trieste, Mais vous jugez les autres d’après vous, mon cher.

— Ah! dités donc; ma petite, griniça lé courtier, vous ne m'avez pas fait venir ici, jé pênse, pour vous diré des injures?

— Pas pour autre chose, mon petit, précisa

Host toujours au dernier qui parlait :

d'hui c’est moi qui tiens le bâton.

1 — Et c’est tout ce que vous FAppoURe chère à amie?

Lo — Des habitudes nouvelles,

Déja Maugis S ’interposait, levant une canne,

peutêtre conciliatrice, ee la RTS US d'un

ca aussi, fini, cria-t-elle.

geste - souple, avait saisi au So la badine sif-

flante de son ex-propriétaire, | ‘

— Ça aussi, fini! cria-t-elle d’une voix

joyeusement acerbe. Et comme le courtier restait tout penaud

entre le jonc de Maugis et sa propre badine

que Pâquefñfleurette brandissait légèrement :

— Vous oubliez donc, cher Evenor (c'est toujours votre prénom n'est-ce pas?) que Je

reviens du pays de Sachér Masoch?

. — Sacher Masoch? répéta Staper-Wilson, ahuri. ‘

— Et même, ajouta Maugis en matière dés

plication, que Pâquefleurette paraît vous avoir gardé un masochien de sa chienne!

Laissant Staper-Wälson sombrer dans son in-

e compréhension rageusement muette, Mlle La Frimpe en profita pour continuer de sa voix = : bhoute et clair :”

— Le temps n’est plus, monsieur, où 1 j'obéis-

comme . VOUS

2 ‘que vous rs sagement de pe. nn ; 15 présenter chez son ami Je Proc, Dia te “Madiguine. Te + - C'en<-étail trop. Étapes RS à Fes de rage, s’avança vers Pâqueñleurette | en faisant siffler son rotin. … È

; aujour-

Fe Des actions de ere

ts

crois même tes vous ds <on [A e A ‘ce sont des CE de ;

« Comètes >!

— Tout et à Des « os », francs au Mo rien que ve

TE

Ft Mme Le sentit qu nelle ps don

pis 10:

. Vous les auriez les à n ai -ce pas? dit MAUR — Monsieur!

« faire refaire »; pas de me. e prenant bien ses précautions, je peut avoir confiance en vous. |

cédés, mais que voulez-vous qu'e deux cent mille francs qui vous # — Trois cents rectiña Plomp mère. qui est même. bien er femme L .

rêt. :

— Une. mère, reprit : Mme Jos

économies. À . Mais Evenor Saper Von

Fo ” Re =—

— ETES vous retrouve ‘si ne que 1e ne tiens nullement à FT prEnNES la vie commune.

ee Oh! moi, vous savez, je ‘n’interviens ja : ‘mais dans ces histoires- là, s'empressa de répondre la-douairière. Et m'est avis que Pâque- - fleurette est maintenant d'âge à se gouverner toute seule.

— Je lui jaisse donc sa liberté, conclut Sta: per-Wilson.

Sur quoi, Pâqueñfleurette s’abandonna à una franche hilarité, que Maugis, M. des Rostures

d’imiter.

La retraite de Staper-Wilson en fut précis pitée : aussi bien se sentait-il à bout de, force, comprenant tout ce qu'il avait perdu par sa faute.

- Il adressa donc à l'assemblée un salut circulaire et sans demander son reste s’éloigna à pas pressés. 7

. — Sans rancune, Evéol lui cria Päque:

feurette.

= Mais il ne daigna rien entendre.

disparu, ça c'est mieux passé que je n'aurais cru! Il n'a pas osé crâner, à cause de vous - tous. Vous voyez, j'avais joliment bien fait de vous convoquer. RTS — Mais, ma chère enfant, assura Maugis, votre seule énergie a tout fait; vous excellez dans l’art des dénouements!

— Et encore, fit Paquefleurette, je ne lui

cinq par mois et qu'il m'installe à Passy.

— Trois mille cinq! s’écrièrent la douairière - … et Mme Constance d’un même ton de vénéra- - tion stupéfaite.

— Et un mobilier! Vous verrez ça quand nous pendrons la crémaillère. vous savez, je compte sur vous tous. Et sur M. le duc da Lodi.. Au fait que devient-il donc?

- Il y eut un petit silence.

2 — Nous le conduisons demain sur Île pré, expliqua Maugis.

— Quel pré? |

Mais quand Maugis lui eut expliqué le sens de cette métaphore bocagère, Pâquefleuretta devint toute pâle.

En * ca

Ë Le PLAISIR DE ROMPRE ET LA JOIÉ DÉ SUNIR

Le cofnfe de Vouvray LXIX se Gene vers are comte Adhormir de Bou :

“ re Al: Fetipts la vache! Ahl ces robins.…,

et Narcisse elle-même ne laissèrent pas que

— Allons, fit Mile La Frimpe dès qu il eut

ai pas dit que mon Russe me donne trois mille.

LA TOURNÉE pu PRTIT puc LR 119

Maître Vafre rompait en effet, devant Lodi,

et c'est vrai aussi qu'il n'était pas comte; cet avoué n'attendait même pour faire part 1à-

dessus à Sa Sainteté de son respectueux éton-

nement, que d’avoir vendu son étude; en attendant il Es il rompait : «comme un

chêne.

En vain, le doux après-midi de septembre .

paraît d'ambre et d’or, le jardin rococo, fermé

de murs, qui servait de champ à cette ren:

‘oi. at , Fe

Ra SENS AA

Sans rancune, Evenorl

contre; en vain, derrière Lodi, se laissait apercevoir un cadran solaire, soutenu d’un Cupidon de stuc. Perfide jusque dans sa décrépitude, le dieu cruel s’essayait à sourire encore : mais on ne lui voyait plus d'ailes, ni au cadran, de gnomon. Et c'est ainsi que Île Temps fixe l'Amour, en se un oublier luimême.

Il s’agissait bien de paysage, pour M. Vafre, et d’allégorie, le long, tout le long de cette allée bordée de buis qu'il arpentait à reculons et d’un tel cœur que Maugis avait moins de mal à diriger le combat qu'à le suivre; ce qu'il voyait, c'était son ombre danser sur Île sable jaune, se contracter comme si elle eût voulu derrière lui prendre un refuge: il rom pait, il rompait toujours. Rompre n’est pas fuir, n'est-ce pas ? Hél as, non, songeait Vafre,

et qu’il eût mieux aimé fuir, s'il en avait eu le

courage |!

« C’est que, songeait-il encore, faire de l’esbrouffe sur la planche, devant un fleuret mou cheté, avec un bon plastron et un casque gril

a da mms se 4

laëé ‘ou bien He ‘uñe poitrine généreuse

mais vulnérable à cette chose agile, pointue,

plus détestablé que les outils des dentistes,

cé n’est pas tout pareil. Très joli de faire le

malin, et de parler d'honneur dans un fauteuil de cercle, mais je voudrais les voir ici, qtu’est-

ce qu'ils’ feraient? Ils rompraient, évidemment,

eux-aUsSi pas autre chose, à moins d’être pareils à ce petit soudard, qui y va. comme un

âne au moulin! Je sais bien qu’il a promis à.

Narcisse de me pas me faire mal, mais s’il

se trompe. heureusement qu'il a le ‘soleil dans

l'œil. »

Lâchel etil lui asséna un coup de poing brutal.

L'attitude de Mario l’énervait aussi, il creyait le voif sourire; et Maugis donc! Est-ce qu'H ne s’arrêtait pas mairitenant, pour soufflér un pet} appuyé suf sâ caahet Comihe si Vafre avait le temips de s'arrêter; luit

Et tandis que Mario mettait à le suivre toute sa cruelle indolence, voilà que ce sourire brillait de plus en plus sur son Visage.

n'était-ce pas tout à fait sans raisoth

bDérrière Vafre, à trois pas, l’allée s’achevait brusquement par un perron; auquel, vit la distance, personne n'avait jusque-là pris garde, Encofe un instant, ét l’avoué s’abimait dans lPincontiu:

— Ii va se flanquer les jambes en l'air, se dit le jeune homme, et s’en casser une; arr tons les frais,

Et il leva son épée, Vafre s'arrêta aussi,

respira, devant ce torse désarmé; le sang-froid

lui était revenu: de tout son ‘courage, il se jeta en avant; T odi tourna à demi, renversa la tête comme pour chercher de air et tomba en vomissant son satig.

— $acré cochon de jâchel eracha Maugis

en. accourant Et à an assassin en pleine figure, un swing brutal.

à brouillés.

dis qu’on le transportait à son automo ile. k

LA TOURNÉR pu D PTIT RUE

Vañfre ne broncha. pas. Les trois aü moins arrivaient, qui n'avaient tieñ Vu; vray LXIX seftait la main de $ son client, une sympathie correcte, Comme dans les D aux parents du défunt. :

près tout, songea. Maugis, pe Fe mort, le petit!

Bt bäitlonnant sort indignation 1e auprès du docteur. |

Celui-ci avait pris un air istortilie :(aŸ les cinémas où ne sait jamais). ce

— Ce n'est rien, prononça- t-il, 1 seulement ; s'il ne passe d'ici Partie:

fera, à moins d'hémôfrrhagie interne. c flammation ; il faut téléphoner à la fa $

— Ïl ny a pas de téléphone, ici, exptiou Maugis, et quant à la famille, ils sont

A ce momeht Lodi rouvrit tés yeux.

= Maugis, murmura-t-il racontez à ÿ sonte la, muflerie.. Vafre…. ai horfeur & chichis-là. Promis? Merci,

Puis 11 perdit de nouveau connaissance

“pes témoins de Vafre LE en

un he j es sc. at “cercle, sans co Res jouffaux:

— Vous n'êtes pas blessé, au molns?

= Non, non, fépétait Vatre én 8e à = C'est due; dans cés corps-4-corps, 6 ë

sait jamais au pretñièr moment, fit Vouviaÿ Ft il hocha la tête, d'un ait ébhnaisseu Cotfine si les cÔtps- =à-Corps eusserit été S4 pat tié ; po Éprouva de l’mquiétude.

— Ahl vous croyez? démanda- t-il, ne cofps-à-Corps.….? .

— Sans doute, il y a le lésions. intérnés — ;: Internes?

a Pardon, S'écrid Je comte Adhormir .

outre mesure, mais il eüt He on à Du r< de lui rendre ne da il lui deu l

ses témoins à diner:

— Je sais bien, ajouta- -t-1l, que c'est un à peu

province, mais après +08 nous sommes en

veine-et-Marne, ,

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